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3. Point végétatif caulinaire
Anomalies induites de la morphogénèse. Galles ou cécidies
Une galle (syn. = cécidie) résulte de la réaction d’une plante (hôte) provoquée, en général, par un insecte, mais
aussi par des acariens, des nématodes, parfois des champignons ou des bactéries. On dénombre plus de
3 000 parasites cécidogènes. La plupart des hôtes sont des Dicotylédones.
L’insecte introduit ses œufs dans les tissus de la plante à l’aide d’une tarière abdominale. Toutes les parties de l’hôte
peuvent être concernées. Un parasite donné envahit toujours le même organe, dont la réaction initie une
déformation à morphologie caractéristique. Ces galles sont des protubérances, souvent pauvres en chlorophylle,
mais riches en tanins et en anthocyanes qui leur donnent, alors, de vives couleurs. Pour le parasite, la galle fournit
aux larves « le gîte et le couvert » : la réaction de l’hôte constitue un nid fait de tissus vivants, nutritifs et protecteurs,
permettant l’hibernation et la métamorphose printanière des larves. Le cécidogène dépose, avec ses œufs,
différentes molécules (dont des substances auxiniques) qui provoquent la multiplication cellulaire et l’hypertrophie.
Le chêne est particulièrement attaqué : une galle facile à identifier est la « noix de galle » provoquée par un cynips
(hyménoptère); on en extrayait les tanins pour faire du cuir. Ce sont des boules rondes, de couleur beige ou marron,
sur le dessous des feuilles ; coupées en automne, on trouve une nymphe ou un imago, tous femelles. Elles sortiront
au printemps pour pondre sans être fécondées (parthénogénèse) sur de jeunes feuilles. Les œufs écloront en été.
Une autre galle du chêne est la galle « en artichaut », hypertrophie des écailles d’un bourgeon produite par la ponte
d’un cynips. Une galle spectaculaire est le bédégar de l’églantier ; il se forme à partir d’un bourgeon ou d’un
bouton de fleur et est constitué par un chevelu rougeâtre, dû également à la ponte d’un cynips. Parmi les autres
cécidies communes, on peut observer, sur la face supérieure des feuilles de tilleul ou de hêtre, de petites outres,
ovoïdes, à sommet pointu, ou galles en « pépins d’orange » produites par un diptère. La galle en ananas de l’épicéa
est une extrémité de rameau, à entre-noeuds courts et aiguilles atrophiées, sauf à la base où sont les loges larvaires.
Également fréquente, est la galle des feuilles d’aune qui forme de petites verrues provoquées par un acarien.
3-7. Exemples de galles. De gauche à droite : jeune noix de galle sur feuille de chêne et coupe montrant la larve de cynips ;
galle en pépin d’orange sur feuille de hêtre et coupe, en août, montrant la loge et la larve (flèche) ; galles sur feuille d’aune,
produites par un acarien.
3-8 à 3-10. Fonctionnement du point végétatif dans une plante à feuilles opposées. Érable sycomore.
3-9. Constitution des sous-bassements foliaires de rang 6 pendant que se différencie la 5
e paire d’ébauches dans le plan
perpendiculaire à celui de la coupe. L’anneau initial, ai, et le méristème médullaire, mm, se distinguent nettement par leur
forte densité cytoplasmique. L’apex est entouré par la 4
e paire de feuilles, f 4 (× 250). fe, faisceau conducteur ; me, moelle ;
za, zone axiale.
3-10. Bourgeon fixé un peu plus tard. Les primordiums de la 6
e paire de feuilles, pf 6 , se sont soulevés. Le procambium, pr, est
reconnaissable à la base des primordiums.
À l’aisselle des feuilles de rang 4, f 4 , se voit une zone « en coquille », ax, où se formeront, au cours des plastochrones suivants,
les bourgeons axillaires (× 250). (Clichés A. M. Catesson).
3. Point végétatif caulinaire
Anomalies induites de la morphogénèse. Galles ou cécidies
Une galle (syn. = cécidie) résulte de la réaction d’une plante (hôte) provoquée, en général, par un insecte, mais
aussi par des acariens, des nématodes, parfois des champignons ou des bactéries. On dénombre plus de
3 000 parasites cécidogènes. La plupart des hôtes sont des Dicotylédones.
L’insecte introduit ses œufs dans les tissus de la plante à l’aide d’une tarière abdominale. Toutes les parties de l’hôte
peuvent être concernées. Un parasite donné envahit toujours le même organe, dont la réaction initie une
déformation à morphologie caractéristique. Ces galles sont des protubérances, souvent pauvres en chlorophylle,
mais riches en tanins et en anthocyanes qui leur donnent, alors, de vives couleurs. Pour le parasite, la galle fournit
aux larves « le gîte et le couvert » : la réaction de l’hôte constitue un nid fait de tissus vivants, nutritifs et protecteurs,
permettant l’hibernation et la métamorphose printanière des larves. Le cécidogène dépose, avec ses œufs,
différentes molécules (dont des substances auxiniques) qui provoquent la multiplication cellulaire et l’hypertrophie.
Le chêne est particulièrement attaqué : une galle facile à identifier est la « noix de galle » provoquée par un cynips
(hyménoptère); on en extrayait les tanins pour faire du cuir. Ce sont des boules rondes, de couleur beige ou marron,
sur le dessous des feuilles ; coupées en automne, on trouve une nymphe ou un imago, tous femelles. Elles sortiront
au printemps pour pondre sans être fécondées (parthénogénèse) sur de jeunes feuilles. Les œufs écloront en été.
Une autre galle du chêne est la galle « en artichaut », hypertrophie des écailles d’un bourgeon produite par la ponte
d’un cynips. Une galle spectaculaire est le bédégar de l’églantier ; il se forme à partir d’un bourgeon ou d’un
bouton de fleur et est constitué par un chevelu rougeâtre, dû également à la ponte d’un cynips. Parmi les autres
cécidies communes, on peut observer, sur la face supérieure des feuilles de tilleul ou de hêtre, de petites outres,
ovoïdes, à sommet pointu, ou galles en « pépins d’orange » produites par un diptère. La galle en ananas de l’épicéa
est une extrémité de rameau, à entre-noeuds courts et aiguilles atrophiées, sauf à la base où sont les loges larvaires.
Également fréquente, est la galle des feuilles d’aune qui forme de petites verrues provoquées par un acarien.
3-7. Exemples de galles. De gauche à droite : jeune noix de galle sur feuille de chêne et coupe montrant la larve de cynips ;
galle en pépin d’orange sur feuille de hêtre et coupe, en août, montrant la loge et la larve (flèche) ; galles sur feuille d’aune,
produites par un acarien.
3-8 à 3-10. Fonctionnement du point végétatif dans une plante à feuilles opposées. Érable sycomore.
3-9. Constitution des sous-bassements foliaires de rang 6 pendant que se différencie la 5
e paire d’ébauches dans le plan
perpendiculaire à celui de la coupe. L’anneau initial, ai, et le méristème médullaire, mm, se distinguent nettement par leur
forte densité cytoplasmique. L’apex est entouré par la 4
e paire de feuilles, f 4 (× 250). fe, faisceau conducteur ; me, moelle ;
za, zone axiale.
3-10. Bourgeon fixé un peu plus tard. Les primordiums de la 6
e paire de feuilles, pf 6 , se sont soulevés. Le procambium, pr, est
reconnaissable à la base des primordiums.
À l’aisselle des feuilles de rang 4, f 4 , se voit une zone « en coquille », ax, où se formeront, au cours des plastochrones suivants,
les bourgeons axillaires (× 250). (Clichés A. M. Catesson).
