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2. Différenciation dans la racine
b) Le rhizoderme ou assise pilifère. Dans l’assise superficielle, homogène au début, se distinguent progressivement
deux catégories de cellules : les unes s’hydratent et se vacuolisent (cellules de revêtement), les autres sont le siège de
synthèses intenses d’acides nucléiques, ce sont des trichoblastes. Ils évolueront chacun en poil absorbant qui s’insinue
entre les particules du sol qu’il moule étroitement.
Le nombre de poils absorbants – abondants surtout chez les plantes herbacées – peut dépasser le milliard (10 à
15 milliards pour un seigle par exemple). Ils développent une surface d’échange considérable entre l’organe et le sol.
L’augmentation des zones de contact et du nombre des sites assurant l’absorption accroît d’autant les capacités
d’absorption (diffusion, absorption-désorption à travers le périplasme et les espaces libres de la paroi puis échanges
métaboliques à travers le plasmalemme, enfin transfert dans le cytoplasme). La zone pilifère forme un manchon de
quelques centimètres de hauteur qui se détruit en direction basifuge. Elle est remplacée par les cellules sous-jacentes qui
se sont subérifiées (zone subéreuse).
c) Un parenchyme amylifère à rôle de réserves et riche en méats. Il forme la majeure partie du cortex. Lorsqu’il est
très développé, la racine constitue un tubercule spécialisé dans la mise en réserve de composés (amidon, saccharose,
inuline) à partir des assimilats fournis par la partie aérienne en période de pleine végétation. Stockés pendant l’hiver, ces
composés sont mobilisés au moment de la reprise de la croissance. La sève brute ou minérale puisée dans le sol traverse
le cortex (migration horizontale) grâce à un gradient de succion qui existe entre les parties périphériques et internes de
ce parenchyme.
d) Un endoderme constituant la limite interne de l’écorce. Les cellules endodermiques constituent une assise très
jointive grâce à un cadre subérifié différencié dans leur paroi. À leur niveau le gradient de succion est interrompu et
c’est par une sécrétion active que la sève est transmise au cylindre central. Cette sécrétion se fait sous une certaine
pression à laquelle on attribue l’essentiel de l’origine de la poussée radiculaire qui contribuera à l’ascension de la sève
dans le xylème.
2-10 et 2-11. Mucilage et statolithes dans la coiffe. Racine de pois. Test des polysaccharides à l’acide périodique-Schiff.
2-10. Par rapport aux autres tissus de l’apex, la coiffe, cf, se distingue par son mucilage pariétal et par ses amyloplastes.
cq, centre quiescent ; ms, méristème subapical (× 50). – 2-11. Détail de la région amylifère. Dans cette racine placée
horizontalement, les amyloplastes se sont déplacés et accumulés vers le côté basal des cellules (statolithes) (× 240).
2.10
2.11
2. Différenciation dans la racine
b) Le rhizoderme ou assise pilifère. Dans l’assise superficielle, homogène au début, se distinguent progressivement
deux catégories de cellules : les unes s’hydratent et se vacuolisent (cellules de revêtement), les autres sont le siège de
synthèses intenses d’acides nucléiques, ce sont des trichoblastes. Ils évolueront chacun en poil absorbant qui s’insinue
entre les particules du sol qu’il moule étroitement.
Le nombre de poils absorbants – abondants surtout chez les plantes herbacées – peut dépasser le milliard (10 à
15 milliards pour un seigle par exemple). Ils développent une surface d’échange considérable entre l’organe et le sol.
L’augmentation des zones de contact et du nombre des sites assurant l’absorption accroît d’autant les capacités
d’absorption (diffusion, absorption-désorption à travers le périplasme et les espaces libres de la paroi puis échanges
métaboliques à travers le plasmalemme, enfin transfert dans le cytoplasme). La zone pilifère forme un manchon de
quelques centimètres de hauteur qui se détruit en direction basifuge. Elle est remplacée par les cellules sous-jacentes qui
se sont subérifiées (zone subéreuse).
c) Un parenchyme amylifère à rôle de réserves et riche en méats. Il forme la majeure partie du cortex. Lorsqu’il est
très développé, la racine constitue un tubercule spécialisé dans la mise en réserve de composés (amidon, saccharose,
inuline) à partir des assimilats fournis par la partie aérienne en période de pleine végétation. Stockés pendant l’hiver, ces
composés sont mobilisés au moment de la reprise de la croissance. La sève brute ou minérale puisée dans le sol traverse
le cortex (migration horizontale) grâce à un gradient de succion qui existe entre les parties périphériques et internes de
ce parenchyme.
d) Un endoderme constituant la limite interne de l’écorce. Les cellules endodermiques constituent une assise très
jointive grâce à un cadre subérifié différencié dans leur paroi. À leur niveau le gradient de succion est interrompu et
c’est par une sécrétion active que la sève est transmise au cylindre central. Cette sécrétion se fait sous une certaine
pression à laquelle on attribue l’essentiel de l’origine de la poussée radiculaire qui contribuera à l’ascension de la sève
dans le xylème.
2-10 et 2-11. Mucilage et statolithes dans la coiffe. Racine de pois. Test des polysaccharides à l’acide périodique-Schiff.
2-10. Par rapport aux autres tissus de l’apex, la coiffe, cf, se distingue par son mucilage pariétal et par ses amyloplastes.
cq, centre quiescent ; ms, méristème subapical (× 50). – 2-11. Détail de la région amylifère. Dans cette racine placée
horizontalement, les amyloplastes se sont déplacés et accumulés vers le côté basal des cellules (statolithes) (× 240).
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