15. Conclusion : cycle de développement
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Les types biologiques des végétaux
Les arbres sont des phanérophytes (de phaneros = visible) déjà abondants dès l’ère primaire (imposante forêt du
carbonifère). Le type arborescent prospère surtout en climat chaud et humide relativement uniforme (forêts
équatoriales) ; il est absent en altitude, car la saison favorable à la croissance est trop courte. La limite supérieure
des arbres se trouve à Ȃ 2000 mètres dans les Alpes (voir fig. 13-2). En climat tempéré, certaines espèces
arborescentes ont acquis la capacité de résister à l’hiver : 1) soit en perdant leurs feuilles (abscission), 2) soit en
différenciant des feuilles xérophytiques (surface réduite, cuticule épaisse, stomates protégés : chêne vert, houx,
conifères…). D’autres types biologiques sont adaptés au froid de façons différentes : plantes basses qui hivernent
près ou dans le sol. Les chaméphytes (de chamaï = près de la terre) sont de petits arbustes ; les hémicryptophytes
(de hémi = à moitié et cryptos = caché) survivent sous forme de rosettes de feuilles avec bourgeons au ras du sol ;
les géophytes (de gê = terre) ont des organes souterrains variés pérennants (bulbes, rhizomes…). Enfin, les plantes
annuelles ou thérophytes (de théros = été) sont herbacées et survivent uniquement par leurs graines.
Les arbres sont des organismes de grandes tailles qui défient le temps. Parmi les records de longévité, on note :
– le pin à cônes épineux des montagnes rocheuses (bristlecone), de Ȃ 5000 ans ;
– les séquoias géants qui dépassent 4 000 ans ;
– les ifs et les cyprès qui atteignent 3 000 ans ;
– les oliviers, les tilleuls, les châtaigniers qui peuvent dépasser un millénaire.
Les arbres qui dominent par leur taille la forêt mondiale, sont les séquoias et les eucalyptus.
Les séquoias existaient en Europe avant les glaciations qui les ont repoussées vers le Sud, puis
éliminées. Ils n’ont survécu qu’en Amérique du Nord où l’exploitation les a décimée lors de la
conquête de l’Ouest. Les reliques sont aujourd’hui protégées dans des parcs nationaux. Parmi
les géants du monde, se trouvent essentiellement des Conifères (épicéas, sapins…). Une
exception, l’eucalyptus (800 espèces), Angiosperme originaire d’Australie ; sa croissance est la
plus rapide, puisque certains atteignent 10 mètres en une seule année.
120 m
Notre-Dame
de Paris
séquoia
Californie
eucalyptus
Australie
épicéa
Carpates
sapin
France
chêne
hêtre
70 m
50 m
40 m
100 m
phanérophytes
chaméphytes
hémicryptophytes
géophytes
thérophytes
HIVER
neige
rosette
bulbe
rhizome graine
seule
bourgeons
pâquerette
lis muguet coquelicot
Les plantes concentrent lÕnergie (photosynthse, morphognse expansive), les animaux la dispersent (modifi de F. Hall) .
À gauche : types biologiques en climat tempéré et classification selon le passage de l’hiver ; à droite, les géants.
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Les types biologiques des végétaux
Les arbres sont des phanérophytes (de phaneros = visible) déjà abondants dès l’ère primaire (imposante forêt du
carbonifère). Le type arborescent prospère surtout en climat chaud et humide relativement uniforme (forêts
équatoriales) ; il est absent en altitude, car la saison favorable à la croissance est trop courte. La limite supérieure
des arbres se trouve à Ȃ 2000 mètres dans les Alpes (voir fig. 13-2). En climat tempéré, certaines espèces
arborescentes ont acquis la capacité de résister à l’hiver : 1) soit en perdant leurs feuilles (abscission), 2) soit en
différenciant des feuilles xérophytiques (surface réduite, cuticule épaisse, stomates protégés : chêne vert, houx,
conifères…). D’autres types biologiques sont adaptés au froid de façons différentes : plantes basses qui hivernent
près ou dans le sol. Les chaméphytes (de chamaï = près de la terre) sont de petits arbustes ; les hémicryptophytes
(de hémi = à moitié et cryptos = caché) survivent sous forme de rosettes de feuilles avec bourgeons au ras du sol ;
les géophytes (de gê = terre) ont des organes souterrains variés pérennants (bulbes, rhizomes…). Enfin, les plantes
annuelles ou thérophytes (de théros = été) sont herbacées et survivent uniquement par leurs graines.
Les arbres sont des organismes de grandes tailles qui défient le temps. Parmi les records de longévité, on note :
– le pin à cônes épineux des montagnes rocheuses (bristlecone), de Ȃ 5000 ans ;
– les séquoias géants qui dépassent 4 000 ans ;
– les ifs et les cyprès qui atteignent 3 000 ans ;
– les oliviers, les tilleuls, les châtaigniers qui peuvent dépasser un millénaire.
Les arbres qui dominent par leur taille la forêt mondiale, sont les séquoias et les eucalyptus.
Les séquoias existaient en Europe avant les glaciations qui les ont repoussées vers le Sud, puis
éliminées. Ils n’ont survécu qu’en Amérique du Nord où l’exploitation les a décimée lors de la
conquête de l’Ouest. Les reliques sont aujourd’hui protégées dans des parcs nationaux. Parmi
les géants du monde, se trouvent essentiellement des Conifères (épicéas, sapins…). Une
exception, l’eucalyptus (800 espèces), Angiosperme originaire d’Australie ; sa croissance est la
plus rapide, puisque certains atteignent 10 mètres en une seule année.
120 m
Notre-Dame
de Paris
séquoia
Californie
eucalyptus
Australie
épicéa
Carpates
sapin
France
chêne
hêtre
70 m
50 m
40 m
100 m
phanérophytes
chaméphytes
hémicryptophytes
géophytes
thérophytes
HIVER
neige
rosette
bulbe
rhizome graine
seule
bourgeons
pâquerette
lis muguet coquelicot
Les plantes concentrent lÕnergie (photosynthse, morphognse expansive), les animaux la dispersent (modifi de F. Hall) .
À gauche : types biologiques en climat tempéré et classification selon le passage de l’hiver ; à droite, les géants.
