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13. Diversité et sous-ensembles
Les Conifères sont classés en plusieurs familles d’importance inégale. En Europe, se rencontrent des plantes de la
famille des Cupressacées (cyprès, genévriers) et surtout des Pinacées (pins, épicéas, mélèzes). Ces derniers
forment de grands peuplements forestiers, surtout en régions froides (forêts nordiques) ou montagneuses (massif
alpin), où elles interviennent de façon prépondérante dans l’aspect de la végétation et se répartissent en étages
caractérisés par la dominance de certaines espèces.
Beaucoup d’essences de familles américaines ou asiatiques sont importées et utilisées comme arbres d’ornement :
Taxodiacées (Sequoia, Taxodium), Araucariacées (Araucaria) ou pour réaliser des haies « toujours vertes » :
Cupressacées (Thuya, Biota, Chamaecyparis).
D’une façon générale, les Conifères sont peu exigeants. Ils se contentent de sols pauvres et de climats rudes, de
sorte qu’ils sont abondamment utilisés comme essences de reboisement (Landes). C’est parmi les Conifères que se
trouvent les végétaux de plus grande dimension (séquoia : 120 mètres de haut) et de plus grande longévité (if :
1 000 ans ; séquoia : 3 000 ans ; le record étant détenu par une espèce de l’Arizona, le pin aristé : plus de 4 000 ans).
13.8
13-9 à 13-11. Conifères fossiles.
13-9. Forêt pétrifiée de l’ère secondaire. Parc national de l’Arizona. Troncs silicifiés d’Araucarioxylon. Les cernes annuels
du bois sont apparents.
13-10. Coupe longitudinale radiale d’un bois silicifié d’Araucarioxylon (× 800). Dans les fibres trachéides, les ponctuations
aréolées, typiques des Conifères, sont bien visibles (cliché J. Broutin).
13-11. Empreinte d’une branche de Voltzia dans un grès des Vosges (réduite de moitié, cliché L. Stamm Granvogel). Ce
grès a été utilisé pour la construction de la cathédrale de Strasbourg.
Les Gymnospermes ont laissé de très nombreuses traces fossiles dont la plupart correspondent à des lignées
éteintes. Elles témoignent de l’ancienne prédominance du groupe dans la flore terrestre. Déjà bien représentés dans
la forêt Carbonifère (Cordaïtes) et au Permien (Voltzia), il connut une grande extension et un maximum de
diversification pendant l’ère secondaire (mésozoïque) qui est souvent qualifiée « d’ère des Gymnospermes »
(simultanément, pour les vertébrés, ce fut l’ère des reptiles).
Ces organismes anciens ont parfois laissé d’impressionnants vestiges tels certaines forêts pétrifiées dont la plus
célèbre est sans doute celle de l’Arizona dont le parc de 400 km
2 montre des milliers de troncs de Conifères du
Trias, en partie dégagés par l’érosion. Conservés par silicification, même leur structure microscopique est
parfaitement étudiable.
13-8. Cônes de pin pignon. À gauche, cônes mûrs, fermé puis ouvert ; remarquez la disposition hélicoïdale des écailles
(carpelles) ; vue apicale montrant la libération des graines, les pignes, à coque ligneuse et aile caduque.
13. Diversité et sous-ensembles
Les Conifères sont classés en plusieurs familles d’importance inégale. En Europe, se rencontrent des plantes de la
famille des Cupressacées (cyprès, genévriers) et surtout des Pinacées (pins, épicéas, mélèzes). Ces derniers
forment de grands peuplements forestiers, surtout en régions froides (forêts nordiques) ou montagneuses (massif
alpin), où elles interviennent de façon prépondérante dans l’aspect de la végétation et se répartissent en étages
caractérisés par la dominance de certaines espèces.
Beaucoup d’essences de familles américaines ou asiatiques sont importées et utilisées comme arbres d’ornement :
Taxodiacées (Sequoia, Taxodium), Araucariacées (Araucaria) ou pour réaliser des haies « toujours vertes » :
Cupressacées (Thuya, Biota, Chamaecyparis).
D’une façon générale, les Conifères sont peu exigeants. Ils se contentent de sols pauvres et de climats rudes, de
sorte qu’ils sont abondamment utilisés comme essences de reboisement (Landes). C’est parmi les Conifères que se
trouvent les végétaux de plus grande dimension (séquoia : 120 mètres de haut) et de plus grande longévité (if :
1 000 ans ; séquoia : 3 000 ans ; le record étant détenu par une espèce de l’Arizona, le pin aristé : plus de 4 000 ans).
13.8
13-9 à 13-11. Conifères fossiles.
13-9. Forêt pétrifiée de l’ère secondaire. Parc national de l’Arizona. Troncs silicifiés d’Araucarioxylon. Les cernes annuels
du bois sont apparents.
13-10. Coupe longitudinale radiale d’un bois silicifié d’Araucarioxylon (× 800). Dans les fibres trachéides, les ponctuations
aréolées, typiques des Conifères, sont bien visibles (cliché J. Broutin).
13-11. Empreinte d’une branche de Voltzia dans un grès des Vosges (réduite de moitié, cliché L. Stamm Granvogel). Ce
grès a été utilisé pour la construction de la cathédrale de Strasbourg.
Les Gymnospermes ont laissé de très nombreuses traces fossiles dont la plupart correspondent à des lignées
éteintes. Elles témoignent de l’ancienne prédominance du groupe dans la flore terrestre. Déjà bien représentés dans
la forêt Carbonifère (Cordaïtes) et au Permien (Voltzia), il connut une grande extension et un maximum de
diversification pendant l’ère secondaire (mésozoïque) qui est souvent qualifiée « d’ère des Gymnospermes »
(simultanément, pour les vertébrés, ce fut l’ère des reptiles).
Ces organismes anciens ont parfois laissé d’impressionnants vestiges tels certaines forêts pétrifiées dont la plus
célèbre est sans doute celle de l’Arizona dont le parc de 400 km
2 montre des milliers de troncs de Conifères du
Trias, en partie dégagés par l’érosion. Conservés par silicification, même leur structure microscopique est
parfaitement étudiable.
13-8. Cônes de pin pignon. À gauche, cônes mûrs, fermé puis ouvert ; remarquez la disposition hélicoïdale des écailles
(carpelles) ; vue apicale montrant la libération des graines, les pignes, à coque ligneuse et aile caduque.
