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Embryogénèse et formation de la graine
Après la déhiscence de l’anthère, deux phénomènes se produisent :
a) la pollinisation, c’est-à-dire le transport du pollen sur le stigmate. Celui-ci est principalement assuré soit par le
vent (anémophilie) ou par les insectes (entomophilie). Bien que la majorité des fleurs soit hermaphrodite, la
fécondation croisée, ou hétérogamie, est souvent la règle ;
b) la germination du grain de pollen sur le stigmate. Des phénomènes de reconnaissance au niveau moléculaire
assurent une sélection des pollens (filtrage génétique). Lorsqu’il y a acceptation (compatibilité), l’intine fait
saillie au niveau d’une aperture et s’allonge en un tube pollinique. Il traverse le style, puis le placenta, atteint
l’ovule dans la cavité ovarienne, puis enfin, arrive jusqu’à l’oosphère du sac embryonnaire. Cette croissance qui
peut atteindre 10 ou 20 cm est assurée grâce à une activité considérable de l’appareil de Golgi.
Le noyau végétatif et la cellule générative se localisent dans l’extrémité en croissance du tube pollinique. La cellule
générative produit 2 noyaux (gamètes mâles) tandis que le noyau végétatif dégénère. Alors se produit la
fécondation. Chez les Angiospermes, elle est double : un des noyaux ( s’unit à l’oosphère et donne un zygote
principal diploïde ; l’autre formera avec les 2 noyaux polaires, un zygote accessoire, en général triploïde.
Après cette double fécondation, le pistil reprend sa croissance et évolue en fruit tandis que l’ovule se transforme en
graine.
11-1 à 11-3. Tube pollinique et double fécondation.
11-1. Trajet du tube pollinique (flèche) dans le lis. sg, stigmate ; st, style ; ov, ovaire. – 11-2. Émission du tube pollinique (×
420). – 11-3. Comportements nucléaires.
sg
st
ov
tp
11.2
11.1
11.3
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