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1. Apex racinaire et rhizogénèse
variantes ont été proposées ; le plus souvent, il était admis que trois séries d’initiales superposées se divisaient
régulièrement pour produire la coiffe à l’extérieur, le cortex au milieu et le cylindre central vers l’intérieur. Les
travaux modernes associant la cytochimie structurale et ultrastructurale, l’étude statistique de la fréquence des
divisions, l’autoradiographie après incorporation de précurseurs d’ADN, d’ARN et de protéines, ont permis
l’analyse de l’activité des cellules en place dans les différentes régions de la racine. Ils ont révélé une zonation très
caractéristique de l’apex toute différente de celle qu’on imaginait. L’emplacement présumé des initiales est occupé,
en fait, par des cellules relativement vacuolisées dont la teneur en ARN et l’activité de synthèse sont faibles. Elles
se divisent peu ou pas de sorte qu’on leur a donné le nom de centre quiescent.
Les cellules les plus actives, celles qui se divisent abondamment constituent une zone de prolifération subapicale qui
s’étend en arrière du centre quiescent sur 500 à 800 μ environ. Elles augmentent leur masse par des synthèses rapides
et, lorsqu’un seuil est atteint, elles entrent en mitose qui produit deux éléments semblables à la cellule initiale
(reproduction conforme). Ces cellules présentent des caractères cytologiques de cellules embryonnaires et sont
aisément identifiables. Elles sont de petites dimensions (20 à 30 μ en moyenne) et leur noyau occupe tout le centre
du volume cellulaire de sorte que le rapport nucléoplasmique est remarquablement élevé, égal ou supérieur à 1. La
structure fine témoigne d’une activité élaboratrice intense, notamment les nucléoles sont énormes pendant
l’interphase et le cytoplasme contient de nombreux ribosomes et polysomes (c’est la plus forte densité qui se
rencontre dans la plante). Les mitochondries sont peu structurées et les plastes de petites dimensions contiennent
peu de lamelles internes (proplastes). Le réticulum endoplasmique et les dictyosomes sont présents mais peu
abondants. L’appareil vacuolaire est représenté par quelques petits tubules ou vésicules souvent difficiles à discerner.
Ces cellules sont très pauvres en produits de réserve. Les parois, minces, sont traversées par des plasmodesmes
répartis tout autour de la cellule. Le contour cellulaire est polygonal en section et les méats aérifères sont rares ou
absents. L’ensemble de ces cellules constitue un méristème primaire. Leur cycle est rapide et lorsque la croissance
est active, il se déroule entièrement en quelques heures (jusqu’à 2 cycles par jour).
1-10 et 1-11. Centre quiescent. Maïs.
1-10. Coloration au vert de méthyle pyronine. Cellules faiblement pyroninophiles (pauvres en ARN, peu actives) cf, coiffe;
cq, centre quiescent; ec, zone d’entretien de la coiffe; ms, méristème subapical (× 240).
1-11. Coupe semi-fine (× 1 300). Vacuolisation marquée.
1-12 et 1-13. Cellules de la zone de prolifération subapicale. Pois.
d, dictyosome ; m, mitochondrie ; n, noyau ; nu, nucléole ; p, plasmodesme ; pp, proplaste ; v, vacuole (× 8 000 ; × 14 000).
1.10
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