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9. Étamine et pollen
Les pollens ont des caractères morphologiques spécifiques ; on peut donc identifier une plante simplement par
l’observation de son pollen. Si on ajoute le fait que la sporopollénine est pratiquement inaltérable et qu’on la
retrouve, avec ses ornementations, fossilisée dans les sédiments – alors que le reste de la plante a disparu –, on
comprend que le pollen soit un matériel de choix pour le systématicien, le géologue ou l’archéologue. L’analyse
pollinique permet de dater les sédiments, de reconstituer les flores anciennes et d’établir les variations climatiques
qui se sont produites.
Les principaux caractères qui permettent de distinguer les pollens sont la taille qui varie de 2 à 300 μ, la forme, la
symétrie, l’ornementation et la stratification de l’exine. Les apertures ou zones germinatives sont des territoires
amincis de la paroi ; ce sont des zones de moindre résistance par où sortira le tube pollinique. Elles ont la forme de
sillon ou de pore dont la disposition et la structure sont très variables et caractéristiques pour une espèce donnée.
La présence de pollens dans l’atmosphère est la cause de maladies allergiques chez l’homme (« rhume des foins »,
coryzas, asthme). Leur apparition est essentiellement saisonnière et dépend de la période de floraison des plantes
allergènes (par exemple, au printemps : platanes, noisetiers ; en été : Poacées ; en automne : Astéracées).
L’établissement de calendriers polliniques permet de diagnostiquer les pollens responsables, de prévoir les crises et
de préconiser un traitement de désensibilisation spécifique. Les allergènes polliniques sont des glucoprotéines,
solubles dans l’eau, situées dans l’exine profonde et l’intine. Ils diffusent sur les muqueuses nasales et, chez les
sujets sensibles, induisent la synthèse d’anticorps spécifiques (IgE = Immunoglobuline E) provoquant une
dégranulation des mastocytes (d’où libération, en autre, d’Istamine).
Bien que protégé par une paroi très résistante, la vitalité du contenu pollinique est brève. Le pouvoir germinatif est
perdu quelques heures après l’émission et, généralement, les pollens ont une autonomie très courte. Ils doivent
trouver rapidement les stigmates femelles complémentaires pour produire le tube pollinique. Sur la grande quantité
produite, beaucoup seront perdus.
9-14 et 9-15. Stratification du sporoderme.
9-14. Exine du pollen de clématite (× 23 000). Sillon germinatif, sl. – 9-15. Schéma général.
9-16 à 9-19. Exemples montrant la spécificité pollinique.
9-16. Compagnon blanc (Melandrium album) Caryophyllacées (× 3 000). – 9-17. Gentiane (Gentiana pneumonanthe)
Gentianacées (× 3 800). – 9-18. Clématite (Clematis vitalba) Renonculacées (× 5 000). – 9-19. Statice (Limonium vulgare)
Plumbaginacées (× 2 800). pr, pore germinatif ; sl, sillon germinatif.
sl
9.14
9.15
9. Étamine et pollen
Les pollens ont des caractères morphologiques spécifiques ; on peut donc identifier une plante simplement par
l’observation de son pollen. Si on ajoute le fait que la sporopollénine est pratiquement inaltérable et qu’on la
retrouve, avec ses ornementations, fossilisée dans les sédiments – alors que le reste de la plante a disparu –, on
comprend que le pollen soit un matériel de choix pour le systématicien, le géologue ou l’archéologue. L’analyse
pollinique permet de dater les sédiments, de reconstituer les flores anciennes et d’établir les variations climatiques
qui se sont produites.
Les principaux caractères qui permettent de distinguer les pollens sont la taille qui varie de 2 à 300 μ, la forme, la
symétrie, l’ornementation et la stratification de l’exine. Les apertures ou zones germinatives sont des territoires
amincis de la paroi ; ce sont des zones de moindre résistance par où sortira le tube pollinique. Elles ont la forme de
sillon ou de pore dont la disposition et la structure sont très variables et caractéristiques pour une espèce donnée.
La présence de pollens dans l’atmosphère est la cause de maladies allergiques chez l’homme (« rhume des foins »,
coryzas, asthme). Leur apparition est essentiellement saisonnière et dépend de la période de floraison des plantes
allergènes (par exemple, au printemps : platanes, noisetiers ; en été : Poacées ; en automne : Astéracées).
L’établissement de calendriers polliniques permet de diagnostiquer les pollens responsables, de prévoir les crises et
de préconiser un traitement de désensibilisation spécifique. Les allergènes polliniques sont des glucoprotéines,
solubles dans l’eau, situées dans l’exine profonde et l’intine. Ils diffusent sur les muqueuses nasales et, chez les
sujets sensibles, induisent la synthèse d’anticorps spécifiques (IgE = Immunoglobuline E) provoquant une
dégranulation des mastocytes (d’où libération, en autre, d’Istamine).
Bien que protégé par une paroi très résistante, la vitalité du contenu pollinique est brève. Le pouvoir germinatif est
perdu quelques heures après l’émission et, généralement, les pollens ont une autonomie très courte. Ils doivent
trouver rapidement les stigmates femelles complémentaires pour produire le tube pollinique. Sur la grande quantité
produite, beaucoup seront perdus.
9-14 et 9-15. Stratification du sporoderme.
9-14. Exine du pollen de clématite (× 23 000). Sillon germinatif, sl. – 9-15. Schéma général.
9-16 à 9-19. Exemples montrant la spécificité pollinique.
9-16. Compagnon blanc (Melandrium album) Caryophyllacées (× 3 000). – 9-17. Gentiane (Gentiana pneumonanthe)
Gentianacées (× 3 800). – 9-18. Clématite (Clematis vitalba) Renonculacées (× 5 000). – 9-19. Statice (Limonium vulgare)
Plumbaginacées (× 2 800). pr, pore germinatif ; sl, sillon germinatif.
sl
9.14
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