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4. Ptéridophytes
Xylème et lignines • Trachéides scalariformes
Le xylème comporte des cellules de parenchyme et des
cellules lignifiées assurant le transport de la sève brute. Les
Ptéridophytes différencient des éléments conducteurs caractéristiques, les trachéides, dont les parois secondaires
ménagent des ponctuations larges et régulièrement disposées
comme les barreaux d’une échelle : on les qualifie de trachéides à ponctuations scalariformes
(du lat. scalaris :
échelle, escalier).
Ces parois sont incrustées de lignines, résultant de la
polymérisation en réseaux d’unités de type phénylpropane
(C 6 -C 3 ). Elle imprègne la paroi et enrobe les polysaccharides, les fibrilles de cellulose en particulier. L’ensemble
constitue une structure compacte et dure résistant aux
tractions comme aux compressions.
Lorsque les parois sont élaborées, le protoplasme dégénère
entièrement (autophagie nucléaire et cytoplasmique) et le
stade fonctionnel n’est atteint qu’après la mort de la cellule.
Elles permettent le port érigé des Plantes Vasculaires et de
lutter contre la gravité en milieu aérien. C’est ce soutien qui
a permis l’existence des Ptéridophytes arborescentes des
forêts carbonifères (voir page 124). Il n’y a pas encore de
vaisseaux vrais, perforés qui apparaîtront seulement avec les
Angiospermes. Il n’y a pas, non plus, de zone génératrice de
tissus secondaires (cambium) et donc pas de bois. Les
trachéides assurent, à la fois, le soutien et la conduction.
4-22. Trachéide à ponctuations
scalariformes.
a. Vue d’ensemble.
b. Détail des ponctuations de la
paroi.
4.22
a
b
4-23. Lignine imprégnant la paroi.
a. Monomère.
b. Polymérisation en réseau (vue partielle).
̈
4.23
4-24 à 4-26. Trachéides à ponctuations scalariformes du rhizome de fougère aigle.
Microscopie électronique à balayage montrant les ornementations de parois secondaires et
les ponctuations, ps, p2, paroi secondaire vue de face, ou en coupe, pf. (× 1 000, × 2 300 et × 7 000).
̈
a
b
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