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3. Bryophytes
Sporogone
Bien que les Bryophytes soient des organismes en général terrestres, la fécondation est aquatique. Elle est donc
dépendante de la présence d’un film d’eau à la surface des gamétophytes qui permet le mouvement des spermatozoïdes. Ceux-ci sont attirés vers l’oosphère par chimiotactisme à travers le canal du col de l’archégone.
Le sporophyte, ou sporogone, qui se développe après la fécondation n’est jamais libre. Il demeure fixé sur le gamétophyte femelle. Sa base s’enfonce en déchirant la cavité ventrale de l’archégone. Il se constitue ainsi un pied ou
suçoir. La partie médiane du sporogone ou soie s’allonge fortement. Au sommet se trouve une capsule dans laquelle
se font réduction chromatique et sporogénèse. La capsule est dans les stades jeunes recouverte par la coiffe, reste
de l’archégone. L’ouverture de la capsule est bordée par une série de dents constituant le péristome (péri = autour,
stoma = bouche).
Ainsi, après la fécondation, le pied feuillé femelle se spécialise dans un rôle de support et de nutrition du sporophyte. Au contraire, les tiges feuillées mâles peuvent reprendre une croissance végétative après la phase
reproductrice. Il n’est pas rare de rencontrer dans la nature, par exemple chez le polytric, des tiges mâles avec
plusieurs pousses successives correspondant chacune à une production annuelle.
3-35 à 3-37. Dissection d’une corbeille femelle après la fécondation. Funaire.
Archégone, af, fécondé : le développement de l’embryon provoque un renflement du ventre. Les archégones non fécondés,
anf, commencent à se flétrir. f, feuille (× 50).
Jeune sporogone, sg. c, reste du col (× 25).
3.35
3.36
3.37
3-38 à 3-41. Transformation des pieds femelles et mâles après la fécondation. Polytric
3-38 et 3-39. Pied femelle : développement du sporogone et de sa capsule.
3-40 et 3-41. Pied mâle : reprise de la croissance végétative.
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Schéma du développement
d’un sporogone de mousse.
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