3. Bryophytes
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3
Bryophytes
Malgré leur structure simple et une affinité nette
avec certaines Algues Vertes, les Bryophytes (du
gr. bruon = mousse) constituent déjà le début d’un
monde nouveau, celui des Embryophytes ou
Archégoniates, progressivement adapté au milieu
terrestre. La plupart vivent en colonies et couvrent
le sol d’un tapis plus ou moins continu dans les
sous-bois riches en humus : elles y constituent
l’essentiel de la strate végétale basse ou strate muscinale. Certaines s’établissent sur les murs et les
rochers, c’est-à-dire sur des milieux arides. D’une
façon générale, l’écologie des Bryophytes est très
dépendante de l’eau, et des mécanismes biologiques ou des dispositifs particuliers permettent son
économie. Les représentants du groupe sont
souvent considérés comme de bons indicateurs de
conditions microclimatiques et de la nature du sol.
Les Bryophytes comprennent principalement les
Mousses et les Hépatiques. Quoiqu’il y ait une certaine variabilité dans l’aspect morphologique, les
hépatiques ne possédant notamment pas de stomates, il s’agit d’un groupe présentant un cycle de développement caractéristique. La génération haploïde issue de la spore, porte les organes reproducteurs sexués : c’est le gamétophyte. La
génération diploïde résulte de la fécondation et produit par méiose les spores : c’est le sporophyte, appelé ici sporogone. Ce dernier se développe en parasite sur le gamétophyte et n’est jamais autonome (cf planche 7, cahier couleur).
L’appareil végétatif feuillé des Mousses ne s’édifie pas d’emblée lors de la germination des spores mais après la
formation d’un élément transitoire d’apparence algale, le protonéma (protos = primitif ; nema = filament). La plante
feuillée s’édifie ensuite sur le protonéma. Elle comporte un axe et des feuilles simples ; elle est dépourvue de
racines. L’anatomie reste fruste comparée à celle des Plantes Vasculaires. En particulier il n’y a pas de vaisseaux
ni de tissus lignifiés.
Contrairement à ce qui se produisait dans les groupes précédents (Thallophytes), les gamètes ne se forment plus
dans une simple cellule, le gamétocyste, mais dans un ensemble pluricellulaire pourvu d’une enveloppe protectrice :
ce sont des gamétanges. Les gamétanges mâles sont appelés anthéridies et produisent des spermatozoïdes flagellés
mobiles. Les gamétanges femelles sont des archégones renfermant une unique oosphère (cf planche 7, cahier couleur). Malgré l’habitat terrestre la fécondation reste aquatique.
Dépourvues de fleurs, de racines et de tissus lignifiés, les Bryophytes sont définies comme des Cryptogames
cellulaires. Selon l’importance accordée à tel ou tel caractère végétatif ou reproducteur, elles apparaissent soit
comme des Cryptogames évolués , soit comme des Embryophytes ou Archégoniates primitifs . Il s’agit donc d’un
groupe particulièrement intéressant du point de vue évolutif, mais dans lequel il n’est pas toujours aisé de reconnaître ce qui est réellement archaïque de ce qui pourrait résulter d’une évolution régressive.
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Bryophytes
Malgré leur structure simple et une affinité nette
avec certaines Algues Vertes, les Bryophytes (du
gr. bruon = mousse) constituent déjà le début d’un
monde nouveau, celui des Embryophytes ou
Archégoniates, progressivement adapté au milieu
terrestre. La plupart vivent en colonies et couvrent
le sol d’un tapis plus ou moins continu dans les
sous-bois riches en humus : elles y constituent
l’essentiel de la strate végétale basse ou strate muscinale. Certaines s’établissent sur les murs et les
rochers, c’est-à-dire sur des milieux arides. D’une
façon générale, l’écologie des Bryophytes est très
dépendante de l’eau, et des mécanismes biologiques ou des dispositifs particuliers permettent son
économie. Les représentants du groupe sont
souvent considérés comme de bons indicateurs de
conditions microclimatiques et de la nature du sol.
Les Bryophytes comprennent principalement les
Mousses et les Hépatiques. Quoiqu’il y ait une certaine variabilité dans l’aspect morphologique, les
hépatiques ne possédant notamment pas de stomates, il s’agit d’un groupe présentant un cycle de développement caractéristique. La génération haploïde issue de la spore, porte les organes reproducteurs sexués : c’est le gamétophyte. La
génération diploïde résulte de la fécondation et produit par méiose les spores : c’est le sporophyte, appelé ici sporogone. Ce dernier se développe en parasite sur le gamétophyte et n’est jamais autonome (cf planche 7, cahier couleur).
L’appareil végétatif feuillé des Mousses ne s’édifie pas d’emblée lors de la germination des spores mais après la
formation d’un élément transitoire d’apparence algale, le protonéma (protos = primitif ; nema = filament). La plante
feuillée s’édifie ensuite sur le protonéma. Elle comporte un axe et des feuilles simples ; elle est dépourvue de
racines. L’anatomie reste fruste comparée à celle des Plantes Vasculaires. En particulier il n’y a pas de vaisseaux
ni de tissus lignifiés.
Contrairement à ce qui se produisait dans les groupes précédents (Thallophytes), les gamètes ne se forment plus
dans une simple cellule, le gamétocyste, mais dans un ensemble pluricellulaire pourvu d’une enveloppe protectrice :
ce sont des gamétanges. Les gamétanges mâles sont appelés anthéridies et produisent des spermatozoïdes flagellés
mobiles. Les gamétanges femelles sont des archégones renfermant une unique oosphère (cf planche 7, cahier couleur). Malgré l’habitat terrestre la fécondation reste aquatique.
Dépourvues de fleurs, de racines et de tissus lignifiés, les Bryophytes sont définies comme des Cryptogames
cellulaires. Selon l’importance accordée à tel ou tel caractère végétatif ou reproducteur, elles apparaissent soit
comme des Cryptogames évolués , soit comme des Embryophytes ou Archégoniates primitifs . Il s’agit donc d’un
groupe particulièrement intéressant du point de vue évolutif, mais dans lequel il n’est pas toujours aisé de reconnaître ce qui est réellement archaïque de ce qui pourrait résulter d’une évolution régressive.
