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« J’avoue que les difficultés que j’ai éprouvées dans l’étude des plantes m’ont
donné quelques idées sur les moyens de la faciliter et de la rendre utile
aux autres en suivant le fil du système végétal… Je vous propose de prendre
quelques notions préliminaires de la structure végétale ou de l’organisation
des plantes, afin, dussiez-vous ne faire que quelques pas dans le plus beau,
le plus riche des trois règnes de la nature, d’y marcher au moins
avec quelques lumières ».
Jean-Jacques Rousseau
Avant-propos
ET OUVRAGE complète deux Atlas publiés aux éditions Dunod : l’Atlas de Biologie cellulaire et l’Atlas de Biologie végétale consacré aux plantes à fleurs. Ces dernières également
appelées Phanérogames (de phaneros : apparent et gamos : union) sont les végétaux les
plus évolués et dominent en milieu terrestre.
Le présent volume est consacré aux plantes sans fleurs ou Cryptogames (de kruptos :
caché et gamos : union), aux algues et aux champignons.
Historiquement, les Cryptogames constituent un vaste ensemble comportant les Algues, les Champignons, les Bryophytes et les Ptéridophytes. S’il est maintenant bien établi que les champignons forment
un règne à part et que les algues ne constituent pas un groupe monophyllétique, l’étude des algues vertes, des Bryophytes et des Ptéridophytes, illustre néanmoins le passage d’organismes unicellulaires à
des individus pluricellulaires de plus en plus complexes dont les espèces les plus évoluées ont réalisé la
conquête du milieu terrestre.
La longue histoire des plantes sans fleurs est jalonnée d’essais, d’erreurs, de progrès qui traduisent
une plasticité remarquable et des potentialités multiples. Elle illustre les difficultés rencontrées par le
monde vivant pour s’adapter aux conditions de vie dans et hors de l’eau. C’est pourquoi sont présentées
les Préphanérogames, « groupe intermédiaire » qui, en prenant le relais des Ptéridophytes, ont réalisé
l’ovule (ou prégraine), étape essentielle dans l’évolution de la reproduction sexuée et du cycle de développement.
Dans cette septième édition, un cahier de huit pages en couleur a été introduit afin d’apporter plus de
précisions sur les diverses structures citées dans le texte. Les données évolutives ont été revues et précisées au vu des nouvelles données de classification notamment dans l’introduction.
Comme les précédents Atlas, ce volume a le souci de présenter, de façon simple, une documentation
associant les données classiques aux résultats obtenus au niveau ultra-structural. L’illustration photographique est complétée par un texte et des schémas synthétiques se situant au niveau des programmes
de licence. Cet ouvrage sera également précieux pour la préparation aux concours de recrutement de
l’enseignement du second degré (CAPES, Agrégation…).
Cette nouvelle édition est aussi l’occasion de rendre hommage à notre maître et ami Jean Claude
Roland aujourd’hui disparu. Ces Atlas de Biologie Végétale pour lesquels il avait réuni une impressionnante documentation ont, comme il l’avait souhaité, déjà aidé de nombreuses générations d’étudiants et
aussi de nombreux enseignants de biologie depuis bientôt trente ans.
Hayat El Maarouf-Bouteau et François Bouteau
C
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