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2. Champignons
Des « organismes doubles » • Les lichens
Un lichen est une association permanente et stable établie entre un champignon et une algue (cf planche 6, cahier
couleur). Celle-ci, appelée gonidie, est soit une cyanobactérie, soit une Algue Verte unicellulaire proche des chlorelles. Le mycélium du champignon est cloisonné : c’est un Septomycète dont les filaments donnent au thalle une
anatomie définie.
Un lichen joint les éléments de support et de protection (mycélium du champignon) à des cellules autotrophes (algue)
ce qui leur confère une autonomie nutritionnelle et leur permet de s’installer sur des milieux neufs ou arides. À ce
titre ce sont des pionniers de végétation . En revanche ils sont très sensibles à certains gaz, comme le SO 2 , produits
en milieu urbain ; leur disparition est le signe d’une atmosphère viciée : ce sont des indicateurs de pollution .
Cette association symbiotique constitue des organismes stables (que l’on caractérise de façon imagée par l’équation
1 + 1 = 1) considérés comme des espèces individualisées. Elles sont très nombreuses et certaines très anciennes,
sans doute parmi les premières à avoir colonisé le milieu terrestre.
2-26. Bénéfice réciproque algue-champignon.
Apports des partenaires.
Dépourvus de système circulatoire ou de régulateurs
d’échanges gazeux (absence d’épiderme à cuticule et
stomates), les lichens ont un fort pouvoir d’accumulation
des substances toxiques. Ce pouvoir de concentration
exceptionnel est lié à l’abondance des structures
spongieuses : les hyphes très disjoints baignent dans un
milieu mucilagineux et acide qui stocke les polluants
avant leur absorption par les cellules du champignon ou
de l’algue. L’accumulation de plomb, par exemple, a été
étudiée dans la forêt de Fontainebleau, le long de
l’autoroute A6, dans la parmélie, lichen foliacé très
commun et très sensible aux gaz émis par les automobiles. À 8 m de l’autoroute, le thalle contient jusqu’à
1 000 mg de Pb par g de matière sèche. La photosynthèse est alors diminuée de moitié. À 500 m, la valeur
tombe à 90 mg et à 70 mg, 200 m plus loin.
2-27. Les lichens indicateurs de pollution urbaine.
a. Chute de la flore lichénique autour de Paris (d’après S. Deruelle).
b. Relation négative entre teneur en dioxyde de soufre de l’atmosphère et nombre d’espèces de lichens. Chacune présente un seuil
d’élimination spécifique (vers 70 µg par m
3 pour la xanthorie des
murailles par exemple).
a
b
2. Champignons
Des « organismes doubles » • Les lichens
Un lichen est une association permanente et stable établie entre un champignon et une algue (cf planche 6, cahier
couleur). Celle-ci, appelée gonidie, est soit une cyanobactérie, soit une Algue Verte unicellulaire proche des chlorelles. Le mycélium du champignon est cloisonné : c’est un Septomycète dont les filaments donnent au thalle une
anatomie définie.
Un lichen joint les éléments de support et de protection (mycélium du champignon) à des cellules autotrophes (algue)
ce qui leur confère une autonomie nutritionnelle et leur permet de s’installer sur des milieux neufs ou arides. À ce
titre ce sont des pionniers de végétation . En revanche ils sont très sensibles à certains gaz, comme le SO 2 , produits
en milieu urbain ; leur disparition est le signe d’une atmosphère viciée : ce sont des indicateurs de pollution .
Cette association symbiotique constitue des organismes stables (que l’on caractérise de façon imagée par l’équation
1 + 1 = 1) considérés comme des espèces individualisées. Elles sont très nombreuses et certaines très anciennes,
sans doute parmi les premières à avoir colonisé le milieu terrestre.
2-26. Bénéfice réciproque algue-champignon.
Apports des partenaires.
Dépourvus de système circulatoire ou de régulateurs
d’échanges gazeux (absence d’épiderme à cuticule et
stomates), les lichens ont un fort pouvoir d’accumulation
des substances toxiques. Ce pouvoir de concentration
exceptionnel est lié à l’abondance des structures
spongieuses : les hyphes très disjoints baignent dans un
milieu mucilagineux et acide qui stocke les polluants
avant leur absorption par les cellules du champignon ou
de l’algue. L’accumulation de plomb, par exemple, a été
étudiée dans la forêt de Fontainebleau, le long de
l’autoroute A6, dans la parmélie, lichen foliacé très
commun et très sensible aux gaz émis par les automobiles. À 8 m de l’autoroute, le thalle contient jusqu’à
1 000 mg de Pb par g de matière sèche. La photosynthèse est alors diminuée de moitié. À 500 m, la valeur
tombe à 90 mg et à 70 mg, 200 m plus loin.
2-27. Les lichens indicateurs de pollution urbaine.
a. Chute de la flore lichénique autour de Paris (d’après S. Deruelle).
b. Relation négative entre teneur en dioxyde de soufre de l’atmosphère et nombre d’espèces de lichens. Chacune présente un seuil
d’élimination spécifique (vers 70 µg par m
3 pour la xanthorie des
murailles par exemple).
a
b
