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2. Champignons
Mycélium parasite • suçoir ou haustorium
Le thalle des champignons parasites s’introduit dans les
tissus de l’hôte ; il atteint les cellules dont il détourne à son
profit les produits du métabolisme. Dans le cas d’un parasitisme de plante vasculaire les filaments mycéliens profitent
d’une ouverture naturelle (stomate de l’épiderme), d’une
blessure, ou digèrent une portion de la paroi de l’hôte. Ils
cheminent ensuite dans l’organe à travers les méats et
s’immiscent entre les cellules en digérant les lamelles pectiques au moyen d’enzymes pectinolytiques. Beaucoup
d’espèces deviennent des parasites intracellulaires en produisant des suçoirs caractéristiques ou haustoriums. Par
places, en effet, les filaments digèrent complètement la paroi
des cellules-hôtes en sécrétant des cellulases et des hémicellulases. Par le trou réalisé, ils pénètrent dans la cellule
parasitée en repoussant plasmalemme et cytoplasme. Il se
produit ainsi de multiples invaginations en doigts de gant
dans lesquelles le parasite envoie noyaux, mitochondries,
réticulum endoplasmique...
Les vacuoles autophagiques y sont fréquentes.
Les suçoirs assurent une large surface d’absorption et un contact très intime avec le protoplasme de l’hôte sans
toutefois détruire, au moins pendant un certain temps, les cellules infestées mais affaiblissent, plus ou moins, l’hôte.
2-22. Formation d’un suçoir intracellulaire.
a. Approche du champignon et lyse locale de la paroi de la cellule-hôte.
b. Suçoir achevé. Les flèches indiquent le sens des prélèvements nutritifs vers le mycélium.
am, accumulation membranaire ; m, mitochondrie ; n, noyau ; pl, chloroplaste.
2-21. Pénétration d’un champignon
dans une feuille par l’ouverture d’un stomate.
Phytophtora infestans, parasite de la pomme de terre.
ch, filament de champignon. Microscopie électronique
à balayage (Cliché H.R. Hohl et E. Sutter).
2.21
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