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1. Algues
Gamètes et fécondation
Chez les algues, les gamètes présentent une grande diversité de structure, de comportement et d’origine. Dans les
espèces primitives, ils sont morphologiquement identiques (isogamie). C’est le cas du Chlamydomonas dont les
gamètes sont semblables entre eux et semblables aux cellules parentales. L’évolution tend à établir une ségrégation
entre gamètes mâles, petits et mobiles, et gamètes femelles chargés de réserves, et progressivement immobiles.
Dans l’anisogamie, les deux cellules sexuelles conservent la même organisation mais sont de tailles différentes
(ulve). La forme la plus achevée de cette évolution est l’oogamie dans laquelle des spermatozoïdes petits, nageurs,
nombreux, s’opposent aux oosphères, volumineuses, riches en réserves, immobiles et produites en nombre plus
restreint (Dictyota, fucus, laminaires).
Dans les types précédents, au moins un des gamètes est flagellé et actif : on parle de planogamètes et la fécondation
est une planogamie. Il est des cas où aucun des deux gamètes n’est mobile et leur rencontre se fait passivement :
la fécondation est une aplanogamie. Elle se rencontre par exemple chez les Algues Rouges où le gamète femelle
est une cellule située à l’extrémité de certains rameaux des thalles et le gamète mâle, ou spermatie, est une petite
masse protoplasmique sphérique entraînée passivement par le courant d’eau.
La cystogamie est un mode de fécondation particulier ne mettant pas en jeu de gamètes libres : ce sont les gamétocystes eux-mêmes qui fusionnent. Elle se produit par exemple chez la spirogyre où les cellules de deux filaments
voisins établissent des tubes de copulation dans lesquels passe le protoplasme d’une des cellules. La répétition des
tubes de copulation donne un aspect « en échelle » très caractéristique des filaments en reproduction.
Planogamie et aplanogamie sont des formes de fécondation bien adaptées au milieu aquatique. La cystogamie,
elle, n’impose pas l’existence d’une phase liquide et peut s’adapter à un mode de vie aérien. Rare chez les algues,
elle est très répandue chez les champignons où, plus ou moins modifiée, elle devient la règle chez les espèces
terrestres.
fécondation
t 0
t 10 h.
t 24 h.
noyau
noyau
point d’ancrage
centrosome
mucilage
t 15 h.
t 7 h.
lumière
obscurité
microtubule
paroi
rocher
rhizoïde
1-63. Embryogénèse du fucus.
a. Schémas montrant que l’œuf a une symétrie radiale et développe une croissance polarisée due à la fixation sur le substrat
par des rhizoïdes ;
b. Mise en évidence des premières divisions et des parois cellulaires par l’utilisation de calcofluor (d’après S.B. Bisgrove et
D.L. Kropf).
a
b
1. Algues
Gamètes et fécondation
Chez les algues, les gamètes présentent une grande diversité de structure, de comportement et d’origine. Dans les
espèces primitives, ils sont morphologiquement identiques (isogamie). C’est le cas du Chlamydomonas dont les
gamètes sont semblables entre eux et semblables aux cellules parentales. L’évolution tend à établir une ségrégation
entre gamètes mâles, petits et mobiles, et gamètes femelles chargés de réserves, et progressivement immobiles.
Dans l’anisogamie, les deux cellules sexuelles conservent la même organisation mais sont de tailles différentes
(ulve). La forme la plus achevée de cette évolution est l’oogamie dans laquelle des spermatozoïdes petits, nageurs,
nombreux, s’opposent aux oosphères, volumineuses, riches en réserves, immobiles et produites en nombre plus
restreint (Dictyota, fucus, laminaires).
Dans les types précédents, au moins un des gamètes est flagellé et actif : on parle de planogamètes et la fécondation
est une planogamie. Il est des cas où aucun des deux gamètes n’est mobile et leur rencontre se fait passivement :
la fécondation est une aplanogamie. Elle se rencontre par exemple chez les Algues Rouges où le gamète femelle
est une cellule située à l’extrémité de certains rameaux des thalles et le gamète mâle, ou spermatie, est une petite
masse protoplasmique sphérique entraînée passivement par le courant d’eau.
La cystogamie est un mode de fécondation particulier ne mettant pas en jeu de gamètes libres : ce sont les gamétocystes eux-mêmes qui fusionnent. Elle se produit par exemple chez la spirogyre où les cellules de deux filaments
voisins établissent des tubes de copulation dans lesquels passe le protoplasme d’une des cellules. La répétition des
tubes de copulation donne un aspect « en échelle » très caractéristique des filaments en reproduction.
Planogamie et aplanogamie sont des formes de fécondation bien adaptées au milieu aquatique. La cystogamie,
elle, n’impose pas l’existence d’une phase liquide et peut s’adapter à un mode de vie aérien. Rare chez les algues,
elle est très répandue chez les champignons où, plus ou moins modifiée, elle devient la règle chez les espèces
terrestres.
fécondation
t 0
t 10 h.
t 24 h.
noyau
noyau
point d’ancrage
centrosome
mucilage
t 15 h.
t 7 h.
lumière
obscurité
microtubule
paroi
rocher
rhizoïde
1-63. Embryogénèse du fucus.
a. Schémas montrant que l’œuf a une symétrie radiale et développe une croissance polarisée due à la fixation sur le substrat
par des rhizoïdes ;
b. Mise en évidence des premières divisions et des parois cellulaires par l’utilisation de calcofluor (d’après S.B. Bisgrove et
D.L. Kropf).
a
b
