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1. Algues
Thalles filamenteux et thalles membraneux
La structure filamenteuse est une construction pluricellulaire simple fréquente chez les algues. Elle résulte du
double fait que les cellules issues d’une division ne se séparent pas et que les plans de mitoses sont toujours orientés
dans la même direction. Ainsi, l’Ulothrix produit des spores flagellées qui nagent puis se fixent au substrat. Par
des cloisonnements successifs, régulièrement perpendiculaires à l’axe, il se forme une file de cellules cylindriques
pourvues chacune d’un chloroplaste unique et circulaire. Une cellule basale ou rhizoïde ancre le filament au sol.
La spirogyre forme des lacis dispersés dans l’eau des mares. Elle est reconnaissable à ses chloroplastes rubannés
hélicoïdaux. Chez l’Ulothrix comme chez la spirogyre, les cellules, le long du filament, restent équivalentes et en
principe, capables de se diviser. La croissance est du type diffus. Avec l’évolution, la capacité de division se
restreint à certaines cellules, les cellules initiales, souvent localisées à l’apex du thalle.
Certains thalles d’algues ont l’aspect d’une fine membrane qui dérive directement d’une structure filamenteuse.
C’est le cas de Prasiola dont la forme de jeunesse est un filament cellulaire. Par des mitoses alternativement transverses et longitudinales, le thalle s’élargit en éventail. Les divisions se produisant ici dans deux plans de l’espace,
la lame reste constituée par une unique assise cellulaire. Chez l’ulve ou laitue de mer, très commune sur le littoral
(cf. fig. 1.1), des recloisonnements se produisent en outre tangentiellement à la surface et le thalle adulte est une
large lame formée de deux assises cellulaires (cf planche 2, cahier couleur). Chez certaines algues comme l’entéromorphe, également très fréquente, ces deux assises cellulaires s’écartent en formant un tube creux. Dans d’autres
espèces, ces tubes se remplissent ou se recouvrent de mucilage, ce qui les rend particulièrement glissants sur les
rochers ou les marches des quais des ports.
Algues encroûtantes (voir planche 1, cahier couleur)
Il existe des algues qui s’étalent à la surface du substrat. Certaines sécrètent du calcaire qui se dépose sur
ou dans les parois cellulaires, allant jusqu’à donner au thalle un aspect minéral (Corallina). Le
lithothamne, connu sous le nom de maërl, sert, en Bretagne, pour amender des terrains trop pauvres en
chaux.
1-30. Filaments et nappes cellulaires.
a. Ulothrix ;
b. Spirogyre ;
c. filament dont toutes les cellules se divisent (croissance diffuse) ;
d. filament à croissance apicale ;
e. formation d’une lame par recloisonnement des cellules d’un filament (ex : Prasiola).
a
b
c
d
e
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