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1. Algues
Diatomées
Largement répandues en eau douce et en eau salée, les diatomées sont présentes dans toutes les mers du monde.
Elles peuvent être libres entre deux eaux ou fixées à d’autres algues, à des plantes submergées, aux rochers, etc.
Ce sont les organismes prédominants dans le phytoplancton des mers froides ou tempérées où l’on dénombre plusieurs millions d’individus par litre d’eau.
Les Diatomées constituent un groupe très diversifié et majoritaire dans le phytoplancton . À titre d’exemple, elles
sont responsables, à elles seules, de 20 à 25 % de la production primaire nette océanique mondiale. Elles sont représentées par 10 000 à 12 000 espèces.
La cellule est entourée par une paroi faite de couches de silice hydratée (opale) associée à des matériaux organiques.
Cette paroi siliceuse, ou frustule, est constituée de deux valves inégales qui s’emboîtent l’une dans l’autre comme
les deux parties d’une boîte de Pétri. Les ornementations du frustule sont très géométriques et spécifiques. Suivant
la forme du frustule, on distingue les Diatomées Centrales, à symétrie axiale et ornementation rayonnante autour
d’un centre, et les Diatomées Pennales à symétrie bilatérale et ornementations disposées de part et d’autre d’une
fente médiane, le raphé. Le cytoplasme situé autour d’une grande vacuole centrale contient des plastes lenticulaires
bruns pourvus d’un pyrénoïde. La forme de réserve habituelle est constituée de gouttelettes lipidiques s’accumulant
dans le cytoplasme.
La formation des nouvelles valves se produit dans de longues vésicules limitées par une différenciation du plasmalemme, le silicalemme. La pénétration du silicium du milieu fait intervenir des pompes membranaires qui
consomment de l’ATP.
Le frustule siliceux, inextensible, impose aux cellules un mode de division particulier. À la fin de la mitose, le
protoplasme se sépare en deux, chaque moitié entraînant une des valves de la paroi et régénérant la seconde. C’est
toujours la valve interne, la plus petite, qui est régénérée de sorte qu’au cours des divisions successives, des individus ont une taille de plus en plus réduite (le mécanisme compensateur qui permet un retour à des cellules de
grande taille passe par la reproduction sexuée, au cours de laquelle les gamètes se débarrassent du frustule ; la
cellule issue de la fécondation augmente de taille avant de régénérer une paroi).
Les cellules de diatomées vivent soit sous forme indépendante soit associées au moyen d’un mucilage en chaînettes
plus ou moins longues.
Après la mort des cellules, les frustules résistent à la putréfaction et leur accumulation forme les « boues siliceuses »
fréquentes au fond des océans.
Les roches siliceuses comme les diatomites de Californie, d’origine marine, constituent des dépôts imposants qui
atteignent 1 000 mètres d’épaisseur ; de texture très fine, elles sont utilisées comme abrasifs dans l’industrie mécanique de précision.
̇ 1-19. Organisation d’une cellule
de diatomée pennale.
a. Valve du frustule.
b. Profil montrant l’emboîtement des
valves.
c. Contenu protoplasmique.
d. Formation des nouvelles valves lors
d’une division.
1-20. Divisions successives. ̈
Les valves régénérées étant les valves
internes, les descendants ont des tailles
variables, et la population est hétérogène
(les chiffres indiquent des individus de
dimensions identiques).
1.19 a
b
c
d
1.20
1. Algues
Diatomées
Largement répandues en eau douce et en eau salée, les diatomées sont présentes dans toutes les mers du monde.
Elles peuvent être libres entre deux eaux ou fixées à d’autres algues, à des plantes submergées, aux rochers, etc.
Ce sont les organismes prédominants dans le phytoplancton des mers froides ou tempérées où l’on dénombre plusieurs millions d’individus par litre d’eau.
Les Diatomées constituent un groupe très diversifié et majoritaire dans le phytoplancton . À titre d’exemple, elles
sont responsables, à elles seules, de 20 à 25 % de la production primaire nette océanique mondiale. Elles sont représentées par 10 000 à 12 000 espèces.
La cellule est entourée par une paroi faite de couches de silice hydratée (opale) associée à des matériaux organiques.
Cette paroi siliceuse, ou frustule, est constituée de deux valves inégales qui s’emboîtent l’une dans l’autre comme
les deux parties d’une boîte de Pétri. Les ornementations du frustule sont très géométriques et spécifiques. Suivant
la forme du frustule, on distingue les Diatomées Centrales, à symétrie axiale et ornementation rayonnante autour
d’un centre, et les Diatomées Pennales à symétrie bilatérale et ornementations disposées de part et d’autre d’une
fente médiane, le raphé. Le cytoplasme situé autour d’une grande vacuole centrale contient des plastes lenticulaires
bruns pourvus d’un pyrénoïde. La forme de réserve habituelle est constituée de gouttelettes lipidiques s’accumulant
dans le cytoplasme.
La formation des nouvelles valves se produit dans de longues vésicules limitées par une différenciation du plasmalemme, le silicalemme. La pénétration du silicium du milieu fait intervenir des pompes membranaires qui
consomment de l’ATP.
Le frustule siliceux, inextensible, impose aux cellules un mode de division particulier. À la fin de la mitose, le
protoplasme se sépare en deux, chaque moitié entraînant une des valves de la paroi et régénérant la seconde. C’est
toujours la valve interne, la plus petite, qui est régénérée de sorte qu’au cours des divisions successives, des individus ont une taille de plus en plus réduite (le mécanisme compensateur qui permet un retour à des cellules de
grande taille passe par la reproduction sexuée, au cours de laquelle les gamètes se débarrassent du frustule ; la
cellule issue de la fécondation augmente de taille avant de régénérer une paroi).
Les cellules de diatomées vivent soit sous forme indépendante soit associées au moyen d’un mucilage en chaînettes
plus ou moins longues.
Après la mort des cellules, les frustules résistent à la putréfaction et leur accumulation forme les « boues siliceuses »
fréquentes au fond des océans.
Les roches siliceuses comme les diatomites de Californie, d’origine marine, constituent des dépôts imposants qui
atteignent 1 000 mètres d’épaisseur ; de texture très fine, elles sont utilisées comme abrasifs dans l’industrie mécanique de précision.
̇ 1-19. Organisation d’une cellule
de diatomée pennale.
a. Valve du frustule.
b. Profil montrant l’emboîtement des
valves.
c. Contenu protoplasmique.
d. Formation des nouvelles valves lors
d’une division.
1-20. Divisions successives. ̈
Les valves régénérées étant les valves
internes, les descendants ont des tailles
variables, et la population est hétérogène
(les chiffres indiquent des individus de
dimensions identiques).
1.19 a
b
c
d
1.20
