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5. Vers les plantes à fleurs et à graines Préphanérogames ou Préspermaphytes
Cryptogames – Phanérogames : où commence la fleur ?
Les données précédentes montrent que lorsque l’organisation végétative est prise comme critère de classification,
deux grands ensembles apparaissent : les Thallophytes et les Embryophytes. En revanche, quand on se réfère au
mode de reproduction sexuée, le règne végétal se trouve divisé en Cryptogames et Phanérogames dont la fécondation se produit au sein d’une fleur plus ou moins apparente (étym. : phanéro : visible ; gamie : union).
Si la « fleur typique » semble s’imposer comme une évidence, les cas limites très divers sont difficiles à cerner
avec précision : les conceptions des fleuristes risquent alors d’être fort différentes de celles des systématiciens...
L’intérêt des « groupes intermédiaires » actuels est de mettre en évidence de nombreux jalons possibles dans
la séparation des territoires végétatifs et fertiles. La sexualisation des spores ou des sporophylles et les groupements
des pièces reproductrices – où se localise la méiose – en rameaux spécialisés sont variables. Les données paléontologiques, pour leur part, révèlent le caractère précoce des multiples formes de ségrégation fertile – stérile. Mais
il reste beaucoup de chaînons manquants et l’origine (ou les origines ?) reste controversée.
Un de ces chaînons est l’Archeopteris, un des premiers arbres connus, fossilisé au dévonien, qui possédait de larges
feuilles, un mode de reproduction par spores, typique des fougères et un tronc avec un bois dense déjà très évolué,
proche des Conifères actuelles. Il a fallu du temps pour découvrir que son feuillage fossile, de type fougère et son
tronc, d’abord nommé Callixylon ne constituait qu’une seule espèce. À partir de cette structure qui constitue un
moyen pour capter la lumière, la solution arbre est apparue dans tous les groupes et s’est largement développée
dans la forêt carbonifère (voir pages 123-124).
Les Préphanérogames produisent des ovules zoïdogames et nus dans une structure préflorale . Les fleurs avec
périanthe typique (sépales et pétales) entourant des étamines et des carpelles refermés sur eux-mêmes en protégeant
les ovules dans un ovaire clos caractérisent les Angiospermes. Ce groupe est apparu tard dans l’histoire de la vie
végétale, c’est-à-dire quand Préphanérogames et Coniférales (Gymnospermes s.s.) sont à leur apogée, à la fin du
crétacé, il y a 100 à 120 millions d’années. Il montre une grande diversité d’organisation florale et devient
prédominant au cours du Tertiaire dans les écosystèmes terrestres.
5-27. Un aspect de ségrégation des sporanges dans un arbre du dévonien, Archaeopteris.
Port de la plante (20 m de haut) et reconstitution d’un rameau fossilisé. Certaines feuilles sont entièrement végétatives, d’autres
portent des sporanges ici localisés sur leur partie médiane (D’après C.B. Beck).
5. Vers les plantes à fleurs et à graines Préphanérogames ou Préspermaphytes
Cryptogames – Phanérogames : où commence la fleur ?
Les données précédentes montrent que lorsque l’organisation végétative est prise comme critère de classification,
deux grands ensembles apparaissent : les Thallophytes et les Embryophytes. En revanche, quand on se réfère au
mode de reproduction sexuée, le règne végétal se trouve divisé en Cryptogames et Phanérogames dont la fécondation se produit au sein d’une fleur plus ou moins apparente (étym. : phanéro : visible ; gamie : union).
Si la « fleur typique » semble s’imposer comme une évidence, les cas limites très divers sont difficiles à cerner
avec précision : les conceptions des fleuristes risquent alors d’être fort différentes de celles des systématiciens...
L’intérêt des « groupes intermédiaires » actuels est de mettre en évidence de nombreux jalons possibles dans
la séparation des territoires végétatifs et fertiles. La sexualisation des spores ou des sporophylles et les groupements
des pièces reproductrices – où se localise la méiose – en rameaux spécialisés sont variables. Les données paléontologiques, pour leur part, révèlent le caractère précoce des multiples formes de ségrégation fertile – stérile. Mais
il reste beaucoup de chaînons manquants et l’origine (ou les origines ?) reste controversée.
Un de ces chaînons est l’Archeopteris, un des premiers arbres connus, fossilisé au dévonien, qui possédait de larges
feuilles, un mode de reproduction par spores, typique des fougères et un tronc avec un bois dense déjà très évolué,
proche des Conifères actuelles. Il a fallu du temps pour découvrir que son feuillage fossile, de type fougère et son
tronc, d’abord nommé Callixylon ne constituait qu’une seule espèce. À partir de cette structure qui constitue un
moyen pour capter la lumière, la solution arbre est apparue dans tous les groupes et s’est largement développée
dans la forêt carbonifère (voir pages 123-124).
Les Préphanérogames produisent des ovules zoïdogames et nus dans une structure préflorale . Les fleurs avec
périanthe typique (sépales et pétales) entourant des étamines et des carpelles refermés sur eux-mêmes en protégeant
les ovules dans un ovaire clos caractérisent les Angiospermes. Ce groupe est apparu tard dans l’histoire de la vie
végétale, c’est-à-dire quand Préphanérogames et Coniférales (Gymnospermes s.s.) sont à leur apogée, à la fin du
crétacé, il y a 100 à 120 millions d’années. Il montre une grande diversité d’organisation florale et devient
prédominant au cours du Tertiaire dans les écosystèmes terrestres.
5-27. Un aspect de ségrégation des sporanges dans un arbre du dévonien, Archaeopteris.
Port de la plante (20 m de haut) et reconstitution d’un rameau fossilisé. Certaines feuilles sont entièrement végétatives, d’autres
portent des sporanges ici localisés sur leur partie médiane (D’après C.B. Beck).
