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5. Vers les plantes à fleurs et à graines Préphanérogames ou Préspermaphytes
C’est vers la période silurienne qu’ont pu se développer dans les zones humides des colonies de bactéries, de cyanobactéries, d’algues vertes, ainsi que de lichens, organismes symbiotiques supportant les conditions extrêmes et
qui sont encore actuellement les colonisateurs des sols arides (p. 48). La découverte de spores (formes de résistance
et de dissémination) datées de près de 500 millions d’années conduit à penser que la flore terrestre primitive comprenait des organismes dont la physiologie devait se rapprocher de certaines Bryophytes (capacité de déshydratation
et de reviviscence, p. 82). L’ensemble a participé à la formation des premiers sols organiques.
L’émergence des premières Plantes Vasculaires (Ptéridophytes) date approximativement de 400 millions d’années.
Elle se situe vraisemblablement au niveau des Algues Vertes (ou d’ancêtres communs) à cause d’analogies fonctionnelles et biochimiques dont les plus évidentes concernent les mécanismes de photosynthèse et de capture de
la lumière (mêmes pigments photorécepteurs : chlorophylles a et b, absence de phycobiline, synthèse d’amidon
intraplastidal...).
La réussite de l’appareil végétatif vascularisé a été rapide (à l’échelle géologique) puisque, dès le carbonifère,
se développaient des arbres de grandes dimensions et une forêt houillère luxuriante. La reproduction sexuée, en
revanche, fut lente à s’affranchir du milieu liquide. Au cours de l’évolution, le spermatozoïde reste longtemps flagellé. Il atteint l’oosphère en nageant d’abord dans le milieu extérieur (Ptéridophytes, prothalle indépendant) puis
dans la chambre pollinique de l’ovule (Préphanérogames, endoprothallie). Cette zoïdogamie sera remplacée par
la siphonogamie lorsque le tube pollinique portera les noyaux mâles jusqu’aux cellules femelles (plantes à fleurs)
qui se développent en outre avec l’angiospermie, des systèmes de protection de la fécondation et de l’embryon
(voir vol. 2).
La succession des flores est illustrée par des diagrammes dans lesquels l’épaisseur des rameaux indique, de façon
approchée, les changements de biodiversité (p. 135) des groupes au cours du temps et les hiatus stratigraphiques.
Ils mettent en évidence l’importance des Ptéridophytes au Paléozoïque.
5-23. Représentants
de la forêt houillère.
Le biotope est marécageux.
Parmi les plus caractéristiques
figurent des Ptéridophytes de
grande taille comme : (1) les
lépidodendrons et (2) les sigillaires (Lycophytes), (4) les
calamites (Sphénophytes), mais
aussi des plantes à ovules : Ptéridospermées et (3) cordaïtes.
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