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4. Ptéridophytes
Sphénophytes • Les Prêles
C’est, comme la précédente, une classe qui a eu une grande extension dans le
passé et dont il reste des vestiges fossiles nombreux. Actuellement il ne subsiste
qu’un seul genre Equisetum (equus = cheval, seta = crin) ou Prêle.
La prêle des champs (Equisetum arvense) très commune dans les endroits
ombragés et humides en fournit le type. Elle présente un rhizome souterrain
vivace qui chaque année produit des tiges dressées de deux types, les unes stériles, les autres fertiles. Les tiges stériles sont vertes et assimilatrices. Elles sont
constituées par une suite d’articles cannelés unis au niveau de nœuds où s’insère
une collerette de courtes feuilles. Des verticilles de rameaux secondaires prennent naissance à chaque nœud ; ils donnent à ces pousses végétatives un aspect
touffu qui justifie le nom de « queue de cheval » souvent utilisé pour désigner
les prêles. La comparaison avec le crin est renforcée par le contact rugueux des
tiges, dû à la présence de dépôts de silice (opale) à la surface des parois de l’épiderme (le nom prêle est une déformation de asprêle, venant de asper = âpre,
rude au toucher). La présence de granules durs de silice explique que pendant
longtemps les tiges réduites en poudre aient été utilisées pour le polissage des
bois et des métaux. Les tiges fertiles ne sont pas chlorophylliennes et n’ont pas de rameaux secondaires. Elles
portent à leur extrémité un épi sporifère constitué par la juxtaposition d’écussons hexagonaux sous lesquels se
trouvent les sporanges.
Les prêles produisent des spores toutes semblables morphologiquement mais potentiellement sexuées car elles
germent d’ordinaire en prothalles soit mâles, soit femelles.
4-73. Les petits mamelons à la
surface correspondent aux dépôts
de silice (× 320).
4.73
4-78 à 4-80. Prêle des champs. Gamétophyte.
4-78. Prothalle mâle. an, anthéridies (× 20).
4-79. Détail d’une anthéridie mûre. ea, enveloppe
cellulaire ; spz, spermatozoïdes (× 1 800).
4-80. Spermatozoïdes spiralés (× 2 500).
̈
4-74. Ouverture de l’épi sporifère.
Les écussons, e, d’abord jointifs (a)
s’écartent les uns des autres (b).
sg, sporanges.
̈
4.74 a
b
e
e
e
e
sg
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