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4. Ptéridophytes
Sporophylles, hétérosporie et évolution
Lycopodes et sélaginelles illustrent à plusieurs égards des étapes importantes qui ont marqué l’évolution du sexe
des Plantes Vasculaires. La ségrégation des feuilles fertiles, ou sporophylles, et la sexualisation des gamétophytes
et des spores qui leur donnent naissance représentent un pas vers l’individualisation d’un appareil reproducteur
de type floral . L’apparition de sporophylles mâles et de sporophylles femelles distinctes évoque sous une forme
primitive la différenciation des étamines et des carpelles.
Le cycle de développement des Lycopodinées est par ailleurs marqué par une extrême réduction de la phase gamétophytique haploïde . Les gamétophytes sexués des sélaginelles restent inclus dans la paroi des spores
(endoprothallie). Les microspores donnent deux cellules dont une est le vestige du prothalle mâle et l’autre produit
une anthéridie très simple dans laquelle se différencient des spermatozoïdes biciliés. Les macrospores initient un
ensemble de cellules qui écartent les parois sporales. Les archégones s’organisent dans la région en contact avec
l’extérieur. La région profonde est riche en réserves qui serviront aux premiers stades de développement du zygote.
4-69 et 4-70. Sporanges
et spores de sélaginelle.
4-69. Coupe d’un micro-sporange.
sp, microspore ; lg, ligule ; sph,
sporophylle (× 40).
4-70. Macrospore germée
(Cliché D. Robert).
Le prothalle femelle reste inclus
à l’intérieur de la paroi sporale,
p. sa, surface où s’organisent
les archégones ; rn, région riche
en réserves.
4-68. Cycles de développement comparés des Bryophytes et des Ptéridophytes.
L’ovule des plantes à fleurs correspond au télescopage ou à « l’emboîtement » de la partie du cycle limitée par le pointillé.
RC, réduction chromatique (dans le sporange) ; F, fécondation.
4.69
4.70
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