1. Algues
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Algues
Les Algues, ou Phycophytes (du gr.
phukos = algue ; phuton = plantes), sont
des Thallophytes chlorophylliens, c’està-dire des organismes capables de photosynthèse. Elles sont donc autotrophes.
Les Algues sont, typiquement, des organismes aquatiques . Du point de vue
écologique, elles constituent le premier
maillon des chaînes alimentaires : ce
sont les producteurs quasi exclusifs des
mers et des océans (7/10 de la surface du
globe). Elles sont fréquentes aussi en eau
douce (lacs, mares, ruisseaux). Elles sont
plus rares en milieu aérien.
Pour réaliser la photosynthèse, les
Algues sont tributaires de la lumière. Or
celle-ci est absorbée par l’eau et à quelques mètres de profondeur l’éclairement
devient insuffisant pour assurer une assimilation compensant les pertes dues à la
respiration. Les Algues sont limitées pour cette raison en milieu aquatique à une zone superficielle qui, en général,
ne dépasse pas 40 à 60 mètres de profondeur (ce qui, à l’échelle océanique représente une mince pellicule ; au-delà,
le milieu marin est dépourvu de producteurs). On distingue dans les populations algales deux grands ensembles. Le
premier est constitué d’espèces qui flottent ou nagent en pleine eau ; elles sont en général microscopiques et souvent
unicellulaires. Elles forment la partie végétale et productrice du plancton et phytoplancton (du gr. plankton = errant).
Le second ensemble – appelé phytobenthos (du gr. benthos = fond) – est constitué par des espèces fixées au fond.
Elles constituent en particulier une riche frange de végétation sur le littoral. Parmi ces Algues côtières se rencontrent
des espèces dont les thalles atteignent de grandes dimensions et un degré élevé d’organisation pluricellulaire.
Les Algues ont des couleurs variées dues à la présence de pigments masquant plus ou moins la chlorophylle. Ce
caractère conduit à subdiviser le groupe en trois grandes lignées qui s’opposent par un ensemble de caractères
biochimiques, structuraux et fonctionnels : les Algues Vertes, les Algues Brunes et les Algues Rouges. Chaque lignée
renferme des espèces unicellulaires, considérées souvent comme primitives, et des espèces pluricellulaires de
complexité croissante dans lesquelles la division du travail physiologique est progressivement plus marquée (cf
planche 2, cahier couleur).
L’examen de ces végétaux révèle une grande plasticité et montre de nombreux essais évolutifs concrétisés, dans la
nature actuelle, par une grande diversité de plans d’organisation et de modes de reproduction qui sont à l’origine
de cycles de développement variés . Un des intérêts de l’étude des Algues est qu’elles fournissent des fils conducteurs sur les étapes qui ont marqué la progression des formes.
Les données récentes de la biologie moléculaire indiquent qu’elles sont à l’origine de l’ensemble des groupes végétaux actuels, vraisemblablement par endosymbiose d’une cyanobactérie (Procaryote chlorophyllien) qui a évolué
en plaste dans une cellule eucaryote archaïque, et dont l’ancêtre est commun pour les Algues Rouges et Algues
Vertes ; de ces dernières ont émergé les Embryophytes.
Euglenoidea
Rhodophyta
Chrysophyta
Streptophyta
EUMYCOTA
Kinetoplastida
Dinophyta
Apicomplexa
Ciliophora
EUGLENOZOA
ALVEOLATA
HETEROKONTA
= STRAMENOPILES
CHLOROBIONTA
RHODOBIONTA
Chlorophyta
Ochrophyta
Oomycota
CERCOZOA
Chlorarachyniophyta
Monadofilosa
Groupes comprenant
des algues
Glaucophyta
Cryptophyta
Haptophyta
MYCETOZOA
ANIMALIA
= METAZOA
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Algues
Les Algues, ou Phycophytes (du gr.
phukos = algue ; phuton = plantes), sont
des Thallophytes chlorophylliens, c’està-dire des organismes capables de photosynthèse. Elles sont donc autotrophes.
Les Algues sont, typiquement, des organismes aquatiques . Du point de vue
écologique, elles constituent le premier
maillon des chaînes alimentaires : ce
sont les producteurs quasi exclusifs des
mers et des océans (7/10 de la surface du
globe). Elles sont fréquentes aussi en eau
douce (lacs, mares, ruisseaux). Elles sont
plus rares en milieu aérien.
Pour réaliser la photosynthèse, les
Algues sont tributaires de la lumière. Or
celle-ci est absorbée par l’eau et à quelques mètres de profondeur l’éclairement
devient insuffisant pour assurer une assimilation compensant les pertes dues à la
respiration. Les Algues sont limitées pour cette raison en milieu aquatique à une zone superficielle qui, en général,
ne dépasse pas 40 à 60 mètres de profondeur (ce qui, à l’échelle océanique représente une mince pellicule ; au-delà,
le milieu marin est dépourvu de producteurs). On distingue dans les populations algales deux grands ensembles. Le
premier est constitué d’espèces qui flottent ou nagent en pleine eau ; elles sont en général microscopiques et souvent
unicellulaires. Elles forment la partie végétale et productrice du plancton et phytoplancton (du gr. plankton = errant).
Le second ensemble – appelé phytobenthos (du gr. benthos = fond) – est constitué par des espèces fixées au fond.
Elles constituent en particulier une riche frange de végétation sur le littoral. Parmi ces Algues côtières se rencontrent
des espèces dont les thalles atteignent de grandes dimensions et un degré élevé d’organisation pluricellulaire.
Les Algues ont des couleurs variées dues à la présence de pigments masquant plus ou moins la chlorophylle. Ce
caractère conduit à subdiviser le groupe en trois grandes lignées qui s’opposent par un ensemble de caractères
biochimiques, structuraux et fonctionnels : les Algues Vertes, les Algues Brunes et les Algues Rouges. Chaque lignée
renferme des espèces unicellulaires, considérées souvent comme primitives, et des espèces pluricellulaires de
complexité croissante dans lesquelles la division du travail physiologique est progressivement plus marquée (cf
planche 2, cahier couleur).
L’examen de ces végétaux révèle une grande plasticité et montre de nombreux essais évolutifs concrétisés, dans la
nature actuelle, par une grande diversité de plans d’organisation et de modes de reproduction qui sont à l’origine
de cycles de développement variés . Un des intérêts de l’étude des Algues est qu’elles fournissent des fils conducteurs sur les étapes qui ont marqué la progression des formes.
Les données récentes de la biologie moléculaire indiquent qu’elles sont à l’origine de l’ensemble des groupes végétaux actuels, vraisemblablement par endosymbiose d’une cyanobactérie (Procaryote chlorophyllien) qui a évolué
en plaste dans une cellule eucaryote archaïque, et dont l’ancêtre est commun pour les Algues Rouges et Algues
Vertes ; de ces dernières ont émergé les Embryophytes.
Euglenoidea
Rhodophyta
Chrysophyta
Streptophyta
EUMYCOTA
Kinetoplastida
Dinophyta
Apicomplexa
Ciliophora
EUGLENOZOA
ALVEOLATA
HETEROKONTA
= STRAMENOPILES
CHLOROBIONTA
RHODOBIONTA
Chlorophyta
Ochrophyta
Oomycota
CERCOZOA
Chlorarachyniophyta
Monadofilosa
Groupes comprenant
des algues
Glaucophyta
Cryptophyta
Haptophyta
MYCETOZOA
ANIMALIA
= METAZOA
