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Confectionner une coupe histologique fiche 100
L'histologie est l'examen de la structure fine des organismes et des organes qui les composent. Elle
étudie leur organisation tissulaire, sur la base de l'observation de fines sections appelées coupes histologiques dont l'épaisseur varie entre 5 et l 0 µm, à l'aide d'un instrument optique, le microscope photonique. Certaines caractéristiques observées sur une coupe d'organisme ou d'organe animal sont liées
à la technique employée pour la confectionner. Il est en conséquence utile de connaître le principe de
l'histotechnologie dans la perspective de l'interprétation des structures observées.
Figure 1. Le prélèvement et la fixation : une préservation de la structure dans un état aussi
proche que possible de l'état vivant Première étape de la confection d'une coupe histologique,
la fixation est le plus souvent réalisée par voie chimique. Après prélèvement, l'objet est plongé dans
un liquide fixateur composé d'agents chimiques comme l'éthanol ou l'acide acétique, généralement en
mélange. Schématiquement, ils provoquent des réactions croisées entre macromolécules, stabilisant les
structures, stoppant l'activité biologique et facilitant les étapes suivantes. D'autres agents fixateurs sont
parfois employés, notamment des agents physiques tels le froid.
La fixation conduit à l'introduction d'artéfacts dans les préparations, absents sur le vivant. Ainsi la plupart des agents fixateurs dissolvent les lipides de sorte que sur les coupes histologiques, leur emplacement apparaît généralement blanc et vide.
Figure 2. La déshydratation et l'inclusion : une élimination de l'eau et un enrobage dans un
milieu dur autorisant la confection de coupes fines Une fois fixée, la pièce est plongée dans des
bains d'éthanol successifs de degrés croissants, et pour finir dans un bain de butanol miscible à la paraffine.
Progressivement, l'eau qu'elle contient est ainsi éliminée. La pièce est ensuite incluse dans un bloc solide:
placée dans un bain de paraffine liquide à l'étuve, elle est imprégnée avant d'être déposée dans un moule
où de la paraffine liquide est versée. Après refroidissement, un bloc contenant la pièce est obtenu.
Figure 3. La coupe : une section en tranches fines susceptibles d'être traversées par la
lumière L'appareil utilisé pour confectionner les coupes est un microtome. Il comporte un rasoir très
tranchant et un dispositif permettant de faire passer le bloc à couper sur le rasoir. À chaque passage, le
bloc avance d'une distance donnée, qui détermine l'épaisseur des coupes. Difficiles à manipuler du fait
de leur épaisseur de quelques micromètres, les coupes obtenues sont étalées et collées sur un support,
en l'occurrence une lame de verre de 75 mm de long et 25 mm de large, qui permet d'effectuer les
traitements ultérieurs et de réaliser l'observation.
Figure 4. Le déparaffinage, la réhydratation et la coloration : une élimination du milieu
d'inclusion et un traitement augmentant le contraste Les lames portant les coupes sont plongées
dans un solvant de la paraffine afin d'éliminer le milieu d'inclusion, puis dans des bains d'éthanol successifs
de degrés décroissants, et enfin dans l'eau. Les préparations sont ainsi rendues accessibles aux colorants ,
le plus souvent en solution aqueuse. Les lames sont alors traitées par divers colorants. Schématiquement,
il s'agit de molécules ionisées portant des groupements chromophores et se fixant sur les coupes par
affinité électrostatique. En conséquence les structures sont rarement colorées de manière spécifique, les
couleurs obtenues apportent en revanche un contraste favorisant leur identification.
Figure 5. La déshydratation et le montage: un procédé permettant la conservation des coupes
Les dernières étapes de la confection des coupes histologiques consistent en l'élimination de l'eau
qu 'elles contiennent, par des passages dans des bains d'éthanol successifs de degrés croissants, suivie
d'un bain dans un solvant anhydre miscible à la résine transparente qui est déposée sur la préparation
pour y faire adhérer une lamelle de verre protectrice .
L'organisation cellulaire, ou ultrastucture, est abordée par l'étude de coupes ultrafines dont l'épaisseur est d'environ 70 nm, observées à l'aide d'un microscope électronique à transmission. La confection
des coupes ultrafines est réalisée selon un principe semblable à celui de l'histotechnologie. Les pièces
sont fixées par voie chimique à l'aide d'aldéhydes, fréquemment en deux phases appelées fixation et
post-fixation. Elles sont ensuite déshydratées et incluses dans une résine plastique. Des coupes sont
alors préparées à l'aide d 'un ultramicrotome et récupérées sur une grille de cuivre, support d'observation. Elles sont enfin contrastées par passage dans des bains de sels de métaux lourds (uranyle, plomb).
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