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Unité et diversité de la reproduction
sexuée des animaux fiche 90
Les organismes animaux sont capables de donner naissance à de nouveaux individus leur ressemblant,
processus correspondant à la fonction de reproduction.
La reproduction sexuée implique la formation de cellules reproductrices femelles et mâles, les gamètes.
Elle fait intervenir une division cellulaire non conforme, la méiose, conduisant par réduction chromosomique à des gamètes haploïdes. La fusion des gamètes ou fécondation est à l'origine d'une cellule œuf,
le zygote, première cellule du nouvel organisme . Sa garniture chromosomique résulte de la combinaison
des garnitures des gamètes; la fécondation, complémentaire de la méiose, permet de rétablir la diploïdie.
Les appareils génitaux des animaux adultes comportent des gonades femelles (ovaires) et/ou mâles
(testicules), voire mixtes (ovotestis), au sein desquelles a lieu la formation des gamètes ou gamétogenèse, divisée en stades successifs correspondant aux étapes de la méiose (fiches 77 à 80). Les cellules
sexuelles originelles sont dites ovogonies ou spermatogonies. Au début de leur évolution, elles prennent
le nom d'ovocytes ou spermatocytes 1. La première division de méiose les transforme en ovocytes ou
spermatocytes Il et la seconde division méiotique en ovotides ou spermatides (fiches 81, 82).
Les voies génitales acheminent les gamètes. Les glandes qui leur sont associées produisent des sécrétions nutritives, des réserves et des enveloppes, impliquées dans la survie des gamètes, la fécondation
ou le développement du nouvel individu (fiches 83 à 87).
La fécondation des gamètes femelles par les gamètes mâles peut intervenir à l'extérieur de l'organisme,
elle est dans ce cas externe. Elle peut se dérouler directement dans le milieu, comme chez la Néréis ou
la Grenouille, ou au sein de dispositifs protecteurs comme chez le Lombric. La probabilité de rencontre
des ovules et des spermatozoïdes est souvent augmentée par un rapprochement des parents voire
un accouplement. Chez le Lombric, les spermatozoïdes sont même transférés d'un individu à l'autre
(fiches 87). Ce processus devient général chez les animaux à fécondation interne comme les Insectes,
les Mammifères, les Oiseaux ou !'Escargot. Les gamètes mâles sont le plus souvent transférés dans les
voies génitales femelles à l'aide d'organes copulateurs, éventuellement stockés temporairement dans
une spermathèque, avant de fusionner avec les gamètes femelles (fiches 84, 86, 87).
Lorsque le développement de l'œuf issu de la fécondation est réalisé à l'e xtérieur de l'organisme, il y a
oviparité . Le développement embryonnaire se déroule à l'intérieur des enveloppes de l'œuf, grâce aux
substances accumulées dans l'ovocyte au cours de la gamétogenèse et aux réserves supplémentaires
apportées par les voies génitales femelles à l'ovule ou à l'œuf. La durée du développement embryonnaire est souvent corrélée à la quantité de réserves disponibles. Les parents apportent fréquemment des
soins à leur ponte. Lorsque l'œuf est conservé au sein de l'organisme femelle et que le développement
embryonnaire du nouvel individu implique l'apport de substances diverses par l'organisme maternel, il
y a viviparité (fiche 88).
La fonction de reproduction, lorsqu'elle est réalisée par voie sexuée, implique des organes spécialisés
dans la production des cellules sexuelles et généralement permanents. Elle revêt des formes diverses,
en termes de production des gamètes (gonochorisme ou hermaphrodisme, quantités de réserves
des ovocytes), de fécondation (externe ou interne, sans ou avec accouplement) et de conditions de
développement (oviparité ou viviparité). Dans tous les cas, les fonctions de nutrition (formation des
réserves, échanges mère - fœtus), de relation (recherche du partenaire, coordination de l'émission des
gamètes) et d'intégration (contrôle de la production des gamètes, du métabolisme) contribuent à son
bon déroulement.
Un second mode de reproduction existe chez les organismes animaux : la reproduction asexuée, processus n'impliquant que des divisions cellulaires conformes ou mitoses (fiches 4 , 6). Elle conduit à la formation d'individus génétiquement identiques à leur parent. Elle est exprimée sous des formes diverses
comme le bourgeonnement ou la scissiparité et est à l'origine de colonies lorsque les individus qui en
sont issus demeurent anatomiquement liés .
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