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La viviparité des Mammifères: la fécondation,
l'implantation et le placenta fiche 88
Chez les animaux, la reproduction sexuée implique généralement une fécondation , fusion d'un gamète
femelle et d'un gamète mâle. Elle est à l'origine d'un zygote, première cellule d'un nouvel individu. L'évolution du zygote en individu adulte constitue le développement.
Le développement correspond à la mise en place du plan d'organisation caractéristique de l'espèce et se
présente comme une combinaison de divers processus cellulaires étroitement coordonnés, notamment
des multiplications, morts, différenciations et migrations. Il est généralement divisé en plusieurs étapes.
Ces phénomènes nécessitent matière et énergie, et produisent des déchets. Les conditions dans lesquelles le développement est réalisé varient avec les espèces et déterminent des modalités différentes
pour les apports et éliminations liés au métabolisme de l'individu en développement.
Chez les Mammifères, le développement est en grande partie réalisé au sein des voies génitales de la
femelle . Des échanges de matière et d'énergie sont effectués entre la femelle et l'individu en développement. Ce type de conditions est appelé viviparité. Il implique la formation d'organes temporaires spécialisés dans la mise en œuvre d'échanges entre mère et embryon.
Il est opposé à l'oviparité dans laquelle le développement est réalisé hors de l'organisme femelle, au sein
d'un œuf déposé dans le milieu.
Figure 1. Le stade morula du développement embryonnaire de la Souris: une multiplication
des cellules de l'embryon au sein de la zone pellucide (coupe transversale, microscope photonique)
Chez les Mammifères comme la Souris, la fécondation est réalisée dans l'oviducte de la femelle. Elle
conduit à la formation d'une cellule œuf, le zygote, entouré de la zone pellucide.
Le zygote subit des divisions cellulaires alors qu'il transite dans l'oviducte, et est transformé en embryon
pluricellulaire. Les cellules embryonnaires prennent le nom de blastomères et sont dans un premier
temps agencées en une masse rappelant une petite mûre. L'embryon prend le nom de morula. Toujours
entouré de la zone pellucide, il conserve le même volume que le zygote.
Figure 2. L'embryon implanté de la Souris : une structuration de l'embryon et un ancrage
dans l'utérus (coupe transversale 8 jours après la fécondation, microscope photonique) Chez la Souris,
le développement se poursuit dan s l'utéru s avec le creusement d'une cavité dans l'embryon. Il est alors
appelé blastocyste et comporte une couche de cellules périphérique, le trophoblaste, ainsi qu'une masse
cellulaire globuleuse, le bouton embryonnaire. Il est libéré de la zone pellucide, et dès lors son volume
augmente.
L'édification du nouvel individu est réalisée à partir du bouton embryonnaire, de même que la mise
en place de diverses structures extraembryonnaires. Il est progressivement structuré en un territoire
embryonnaire associé à de s annexes, amnios et chorion. De nouvelles cavités sont creusées, comme la
cavité amniotique, le lécithocœle et la cavité ectoplacentaire.
Le trophoblaste est quant à lui impliqué dans l'implantation de l'embryon dans la paroi de l'utérus et
l'établissement des relations avec la mère. Il érode la muqueuse utérine et édifie un cône au niveau
duquel se développe le placenta.
Figure 3. Le placenta du Chat : un organe mixte, support des échanges entre le fœtus et la
mère (coupe transversale, microscope photonique) Chez le Chat, à l'instar de la plupart des Mammifères,
alors que le développement se poursuit, le trophoblaste lyse l'é pithélium de l'endomètre utérin auquel il
est accolé et atteint le ti ss u conjonctif sous-jacent.
À terme, la paroi des vaisseaux sanguins maternels disparaît et le sang est déversé dans des lacunes .
Seuls le trophoblaste, le tissu conjonctif et la paroi des vaisseaux sanguins du fœtus séparent les sangs
fœtal et maternel. Le placenta est en conséquence qualifié d'hémochorial.
Les cellules de l'utérus réagissent à l'implantation de l'embryon par une prolifération et une transformation qui conduit à la constitution d'une caduque ou décidue, éliminée lors de la parturition.
La proximité des sangs fœtal et maternel autorise les échanges de substances, ainsi le fœtus reçoit de sa
mère des substances nutritives et du dioxygène, en particulier.
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