-0
0
c
:J
0
lil
.-t
0
N
@
.......
..c
O'l
·;::::
> a.
0
u
L'ovogenèse· des ovogonies aux ovules fiche 81
Chez les Métazoaires, les gamètes femelles ou ovules sont formés par le processus d'ovogenèse. Il comporte des évènements nucléaires qui correspondent à la méiose, aboutissant à une garniture chromosomique haploïde, ainsi que des phénomènes cytoplasmiques qui constituent l'accroissement, consistant
en l'accumulation de réserves. L'ovogenèse est un processus lent et discontinu dont le contrôle est complexe. Il conduit le plus souvent à des cellules de grande taille et immobiles, contenant les substances
nécessaires au début du développement embryonnaire.
Figure 1. le déroulement de l'ovogenèse : des ovogonies aux ovotides par la me1ose et
l'accroissement L'ovogenèse correspond à l'évolution des cellules germinales femelles depuis le stade
ovogonie jusqu'au stade ovotide. Elle fait intervenir des divisions mitotiques des ovogonies puis des
divisions méiotiques des ovocytes. Ces dernières sont inégales et donnent naissance à une cellule
volumineuse qui poursuit l'ovogenèse, et une cellule de petite taille, le globule polaire, qui subit une
involution.
Figure 2. L'ovocyte 1 du Triton : une cellule en phase d'accroissement (coupe transversale de
Triton femelle, microscope photonique) L'ovogenèse est généralement compliquée par un phénomène
d'accroissement, augmentation de la taille de la cellule du fait de l'accumulation de réserves métaboliques
(vitellus), de protéines du cytosquelette et d'acides ribonucléiques (ARN). Il concerne souvent les ovocytes 1
bloqués en première division méiotique, qui sont le siège d'intenses synthèses comme en témoigne la
déspiralisation des chromosomes conduisant à des figures de chromosomes en écouvillon.
Les réserves vitellines sont fréquemment élaborées par des organes autres que l'ovaire (tissu adipeux des
Insectes, foie des Vertébrés) et acheminées par l'appareil circulatoire puis captées par l'ovocyte ou les cellules
qui l'accompagnent et transférées à la cellule sexuelle, la vitellogenèse est alors qualifiée d'exogène. Elles
peuvent également être synthétisées par l'ovocyte à partir de précurseurs prélevés dans les liquides environnants, comme dans la vitellogenèse endogène de certains Annélides et Eumollusques. L'accroissement est
assorti de la formation d'enveloppes produites par l'ovocyte (enveloppes primaires) et les cellules folliculaires
(enveloppes secondaires telles le chorion des Insectes, la membrane vitelline des Lissamphibiens, la zone pellucide des Mammifères). Au cours de l'accroissement, des relations étroites existent entre l'ovocyte et les cellules folliculaires ou nourricières. Au terme de cette phase, la division méiotique interrompue peut reprendre.
Figure 3. L'ovocyte Il de la Souris : une cellule expulsée par l'ovaire (coupe transversale,
microscope photonique) La phase d'accroissement terminée, la première division de méiose reprend. Elle
conduit à la formation de deux cellules inégales, l'ovocyte Il à l'origine de l'ovule, et le globule polaire
dégénérant. La seconde division de méiose débute alors. Dans le cas des Vertébrés comme la Souris la
cellule sexuelle expulsée hors de l'ovaire, appelée ovule, est un ovocyte Il bloqué en seconde division de
méiose. La méiose ne reprend qu'après la pénétration du spermatozoïde dans l'ovule (fiche 77).
Le stade de la méiose atteint par cellule sexuelle expulsée hors de l'ovaire varie selon les espèces. Si
l'ovule est un ovocyte Il bloqué en seconde division de méiose chez les Vertébrés, il correspond à un
ovotide chez l'oursin, à un ovocyte 1 bloqué en première division de méiose chez les Insectes et les
Céphalochordés voire un ovocyte 1 non entré en méiose chez !'Ascaris et certains Eumollusques.
Figure 4. la diversité des ovules : des différences concernant la quantité et la répartition
du vitellus Selon l'abondance des réserves vitellines, plusieurs catégories d'ovules sont distinguées.
Les ovules alécithes sont dépourvus de vitellus et rencontrés chez la plupart des Mammifères (fiche 77) .
Les ovules oligolécithes sont pauvres en vitellus et présents chez les Cnidaires, les Échinodermes
et les Céphalochordés. Les ovules hétérolécithes possèdent un vitellus abondant mais réparti de façon
hétérogène et existent chez les Annélides, la plupart des Eumollusques et les Lissamphibiens . Les
ovules télolécithes ont un vitellus très abondant et sont observés chez les Téléostéens et les Oiseaux.
Les ovules centrolécithes sont ovales, à vitellus abondant, à noyau central, et présents chez les Insectes
notamment (fiche 79).
165
0
c
:J
0
lil
.-t
0
N
@
.......
..c
O'l
·;::::
> a.
0
u
L'ovogenèse· des ovogonies aux ovules fiche 81
Chez les Métazoaires, les gamètes femelles ou ovules sont formés par le processus d'ovogenèse. Il comporte des évènements nucléaires qui correspondent à la méiose, aboutissant à une garniture chromosomique haploïde, ainsi que des phénomènes cytoplasmiques qui constituent l'accroissement, consistant
en l'accumulation de réserves. L'ovogenèse est un processus lent et discontinu dont le contrôle est complexe. Il conduit le plus souvent à des cellules de grande taille et immobiles, contenant les substances
nécessaires au début du développement embryonnaire.
Figure 1. le déroulement de l'ovogenèse : des ovogonies aux ovotides par la me1ose et
l'accroissement L'ovogenèse correspond à l'évolution des cellules germinales femelles depuis le stade
ovogonie jusqu'au stade ovotide. Elle fait intervenir des divisions mitotiques des ovogonies puis des
divisions méiotiques des ovocytes. Ces dernières sont inégales et donnent naissance à une cellule
volumineuse qui poursuit l'ovogenèse, et une cellule de petite taille, le globule polaire, qui subit une
involution.
Figure 2. L'ovocyte 1 du Triton : une cellule en phase d'accroissement (coupe transversale de
Triton femelle, microscope photonique) L'ovogenèse est généralement compliquée par un phénomène
d'accroissement, augmentation de la taille de la cellule du fait de l'accumulation de réserves métaboliques
(vitellus), de protéines du cytosquelette et d'acides ribonucléiques (ARN). Il concerne souvent les ovocytes 1
bloqués en première division méiotique, qui sont le siège d'intenses synthèses comme en témoigne la
déspiralisation des chromosomes conduisant à des figures de chromosomes en écouvillon.
Les réserves vitellines sont fréquemment élaborées par des organes autres que l'ovaire (tissu adipeux des
Insectes, foie des Vertébrés) et acheminées par l'appareil circulatoire puis captées par l'ovocyte ou les cellules
qui l'accompagnent et transférées à la cellule sexuelle, la vitellogenèse est alors qualifiée d'exogène. Elles
peuvent également être synthétisées par l'ovocyte à partir de précurseurs prélevés dans les liquides environnants, comme dans la vitellogenèse endogène de certains Annélides et Eumollusques. L'accroissement est
assorti de la formation d'enveloppes produites par l'ovocyte (enveloppes primaires) et les cellules folliculaires
(enveloppes secondaires telles le chorion des Insectes, la membrane vitelline des Lissamphibiens, la zone pellucide des Mammifères). Au cours de l'accroissement, des relations étroites existent entre l'ovocyte et les cellules folliculaires ou nourricières. Au terme de cette phase, la division méiotique interrompue peut reprendre.
Figure 3. L'ovocyte Il de la Souris : une cellule expulsée par l'ovaire (coupe transversale,
microscope photonique) La phase d'accroissement terminée, la première division de méiose reprend. Elle
conduit à la formation de deux cellules inégales, l'ovocyte Il à l'origine de l'ovule, et le globule polaire
dégénérant. La seconde division de méiose débute alors. Dans le cas des Vertébrés comme la Souris la
cellule sexuelle expulsée hors de l'ovaire, appelée ovule, est un ovocyte Il bloqué en seconde division de
méiose. La méiose ne reprend qu'après la pénétration du spermatozoïde dans l'ovule (fiche 77).
Le stade de la méiose atteint par cellule sexuelle expulsée hors de l'ovaire varie selon les espèces. Si
l'ovule est un ovocyte Il bloqué en seconde division de méiose chez les Vertébrés, il correspond à un
ovotide chez l'oursin, à un ovocyte 1 bloqué en première division de méiose chez les Insectes et les
Céphalochordés voire un ovocyte 1 non entré en méiose chez !'Ascaris et certains Eumollusques.
Figure 4. la diversité des ovules : des différences concernant la quantité et la répartition
du vitellus Selon l'abondance des réserves vitellines, plusieurs catégories d'ovules sont distinguées.
Les ovules alécithes sont dépourvus de vitellus et rencontrés chez la plupart des Mammifères (fiche 77) .
Les ovules oligolécithes sont pauvres en vitellus et présents chez les Cnidaires, les Échinodermes
et les Céphalochordés. Les ovules hétérolécithes possèdent un vitellus abondant mais réparti de façon
hétérogène et existent chez les Annélides, la plupart des Eumollusques et les Lissamphibiens . Les
ovules télolécithes ont un vitellus très abondant et sont observés chez les Téléostéens et les Oiseaux.
Les ovules centrolécithes sont ovales, à vitellus abondant, à noyau central, et présents chez les Insectes
notamment (fiche 79).
165
