"'O
0
c
:J
0
lil
.-t
0
N
@
......
..c
CJl
·;::::
> a.
0
u
Unité et diversité de la distribution et des
appareils circulatoires chez les animaux fiche 76
Les appareils circulatoires sont des dispositifs anatomiques spécialisés dans la mise en mouvement et
la répartition des liquides dans l'organisme. Ces fonctions sont réalisées respectivement par les cœurs,
organes propulseurs, et les vaisseaux, canalisations.
Selon leur organisation, deux grands types d'appareils circulatoires sont distingués. Les appareils circulatoires ouverts, rencontrés par exemple chez les Arthropodes et la plupart des Eumollusques, sont
caractérisés par un endiguement incomplet des liquides circulants (fiches 10, 11, 13 à 16) ; après avoir
cheminé dans des vaisseaux artériels , l'hémolymphe se répand dans des lacunes ou des sinus puis
retourne au cœur (fiche 75). À l'inverse, dans les appareils circulatoires clos, observés notamment chez
les Vertébrés et les Annélides, les liquides circulants sont totalement endigués (fiches 7 à 9, 22 à 27) ;
le sang est propulsé dans les artères , transite dans des vaisseaux capillaires puis est ramené au cœur par
l'intermédiaire de veines (fiches 73, 74).
Quelle que soit l'architecture de l'appareil circulatoire, les liquides qu'il prend en charge traversent les
organes et des échanges sont généralement réalisés. Ainsi, lors de leur passage dans l'appareil digestif
et dans l'appareil respiratoire, ils sont enrichis respectivement en nutriments et dioxygène. Ils alimentent
alors les cellules profondes en ces substances, et parallèlement récupèrent les déchets de leur métabolisme. Parmi eux, le dioxyde de carbone est évacué par l'appareil respiratoire et les déchets azotés
lors du transit dans l'appareil excréteur. Les échanges sont réalisés directement entre l'hémolymphe qui
baigne les organes et les cellules qui les constituent dans le cas des appareils circulatoires ouverts, ou
entre le sang et les cellules par l'intermédiaire du liquide interstitiel dans le cas des appareils circulatoires
clos. Parallèlement, les liquides circulants sont responsables de l'acheminement des messagers hormonaux, de la répartition de la chaleur mais aussi de la défense de l'organisme (fiche 54).
Les liquides circulants sont donc le support d'interrelations trophiques et hormonales au sein de l'organisme. Les substances prises en charge par ces liquides sont transportées sous forme dissoute (nombreux nutriments, déchets azotés) ou couplées à des molécules circulantes (pigments respiratoires libres
ou intracellulaires pour les gaz respiratoires, protéines de liaison pour les hormones).
Certains animaux, comme les Porifères, les Cnidaires, les Plathelminthes ou les Nématodes, sont
dépourvus d'appareil circulatoire (fiches 3, 5, 6, 12, 18, 19). Ce sont généralement des organismes de
petite taille, au sein desquels la plupart des cellules sont au contact ou peu éloignées du milieu extérieur.
Dans ce cas, la diffusion des substances dans le liquide interstitiel, parfois brassé grâce à la musculature,
suffit à la réalisation des échanges essentiels à la vie cellulaire. L'augmentation de la taille des animaux
et le développement des appareils spécialisés sont accompagnés de l'apparition de nouveaux compartiments liquidiens et de la mise en mouvement de leur contenu (cœlome, appareil circulatoire). Leur
organisation générale peut être mise en relation avec le plan d'organisation de l'animal mais également
avec les fonctions qu'ils exercent.
L'appareil circulatoire des Vertébrés prend en charge les gaz respiratoires. L'évolution de l'appareil res -
piratoire lors de la sortie des eaux, passage des branchies aux poumons , est allée de pair avec d'importantes modifications de l'appareil circulatoire, passage d'une circulation simple à une circulation double.
Inversement, l'appareil circulatoire des Insectes est totalement indépendant de leur appareil respiratoire.
Lorsque plusieurs compartiments coexistent, comme par exemple chez le Lombric, leurs fonctions sont
généralement complémentaires ; ainsi, l'appareil circulatoire distribue le dioxygène et les nutriments,
draine les déchets alors que le cœlome en réalise l'évacuation grâce aux métanéphridies (fiches 7, 8, 46).
La circulation assure les transferts de matière et d'énergie au sein de l'organisme. De même que la
coordination réalisée par le système nerveux et le système endocrinien, elle contribue à l'intégration des
activités des composants de l'organisme.
155
Précédent

- 163/228

Suivant