"'O
0
c
:J
0
lil
.-t
0
N
@
......
..c
O'l
·;::::
> a.
0
u
La transmission de l'information par voie
hormonale et le système endocrinien fiche 71
Le système endocrinien des animaux est constitué de cellules sécrétrices libérant leurs produits dans
le milieu intérieur, hémolymphe ou sang. Elles sont de ce fait qualifiées d'endocrines. Elles peuvent être
dispersées dans l'organisme comme les cellules endocrines du tube digestif des Vertébrés, constituer
des amas et être associées à des structures glandulaires exocrines , ou former des organes individualisés
(fiches 69, 70).
Dans tous les cas, les cellules endocrines sont étroitement associées à l'appareil circulatoire. Les substances qu'elles synthétisent sont désignées par le terme hormones. Elles sont acheminées vers les cel -
lules cibles, effectrices, par l'intermédiaire des liquides circulants, éventuellement prises en charge par
des protéines de transport, et agissent ainsi à distance. De ce fait, le délai d'action du système endocrinien est plus long que celui du système nerveux. Cependant de manière générale, la durée d'action du
premier est plus longue que celle du second.
De par leurs propriétés physico-chimiques, les hormones peuvent être schématiquement classées en
deux catégories. Certaines d'entre elles sont hydrophiles comme les hormones polypeptidiques et peptidiques (insuline, glucagon, hormones de l'adénohypophyse, parathormone , adrénaline, noradrénaline),
alors que d'autres sont hydrophobes comme les hormones dérivées du cholestérol (ecdysone, hormones
minéralocorticoïdes et glucocorticoïdes) ou d'acides aminés (triiodothyronine et tétraiodothyronine) .
En relation avec ces caractères, les hormones présentent des modes d'action différents : les premières
se lient généralement à des récepteurs membranaires localisés à la surface de leurs cellules cibles et
induisent la formation de substances intracellulaires responsables de la réponse, les secondes pénètrent
à l'intérieur de leurs cellules cibles et se lient à des récepteurs avant d'interagir directement avec l'acide
désoxyribonucléique (ADN) et de moduler sa transcription.
Les hormones constituent donc de véritables messagers chimiques : émis et codés par des cellules
endocrines, ils sont reçus et décodés par des cellules cibles, réceptrices , qui en réponse modifient leurs
activités.
Le système endocrinien intervient dans le contrôle de la st abilité du milieu intérieur (homéostasie) par
le biais de boucles de régulation . Les variations d'un paramètre (par exemple l'élévation de la glycémie)
provoquent la libération d'une substance hormonale (en l'occurrence l'insuline) dont l'activité conduit à
un retour du paramètre à sa valeur initiale (ici l'absorption de glucose par les cellules cibles de l'insuline).
Corrélativement, la substance hormonale n'est plus libérée.
Très fréquemment, ces processus de régulation sont compliqués par l'intervention du système nerveux ,
exerçant un contrôle sur les cellules endocrines, qui ne sont plus directement sensibles au paramètre
qu 'elles contribuent à réguler. Les systèmes endocriniens et nerveux sont loin d'être indépendants l'un
de l'autre, que ce soit chez les Vertébrés ou chez les autres Métazoaires. En particulier, les substances
élaborées par certains neurones, dits neurosécréteurs, sont libérées dans les liquides circulants , ce sont
les neurohormones (hormone prothoracicotrope, facteurs de décharge hypothalamiques, hormone antidiurétique, ocytocine). Elles peuvent être temporairement stockées dans des organes qualifiés de neurohémaux (fiche 70). Des corrélations neuroendocrines sont ainsi établies , contribuant à coordonner de
manière très fine le fonctionnement complexe de l'organisme, le contrôle des mues et métamorphose
des Insectes en constitue un bon exemple.
Chez les organismes simples, si aucune glande endocrine individualisée n'est observée, en revanche
la présence de neurones neurosécréteurs est fréquemment démontrée. C'est le cas par exemple des
Plathelminthe s et des Annélides. Il se mblerait qu'au cours de l'évolution animale, le premier système
intégrateur à apparaître ait été le système nerveu x . Il aurait été très tôt accompagné de cellules neurosécrétrices , mais le développement du système endocrinien aurait été plus tardif.
145
Précédent

- 153/228

Suivant