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Unité et diversité de la mobilité et de
la sensibilité des animaux fiche 63
Les Métazoaires sont généralement mobiles dans leur milieu de v ie. L'orientation de leurs déplacements
est en particulier déterminée par les paramètres physiques et chimiques de leur environnement.
Le déplacement des animaux, lorsqu'il est actif, implique le plus souvent une musculature qui agit
comme moteur des mouvements de par les propriétés contractiles des cellules qui la composent, et une
structure squelettique qui permet la transmission des forces à l'environnement, quelle que soit sa nature
(hydrosquelette ou squelette solide - fiches 58, 59). D'autres modes de locomotion existent toutefois.
Ainsi, les Planaires se déplacent grâce aux mouvements de leurs cils épidermiques (fiche 12). Expansions cellulaires soutenues par des axonèmes, les cils battent grâce aux glissements des microtubules
des axonèmes.
Selon le milieu dans lequel évolue l'organisme (eau, air, sol) et le type de déplacement réalisé (nage, vol,
marche, course, saut, reptation) des adaptations des appareils locomoteurs sont observées. Ainsi, les
pattes postérieures du Criquet ou les membres postérieurs de la Grenouille présentent une forme en Z
adaptée à la progression par sauts ; les animaux volants comme les Insectes et les Oiseaux possèdent
des ailes développant une grande surface et mues par des muscles puissants (fiches 1 5, 24). Le plus
souvent, les adaptations concernent également d'autres structures corporelles comme le tégument: les
plumes des Oiseaux sont par exemple adaptées au vol et la palmure des doigts des Lissamphibiens à la
nage (fiches 24, 52).
Certains animaux sont cependant immobiles ou peu mobiles , au moins durant une partie de leur cycle
de vie. Les animaux parasites comme le Ténia ou vivant fixés comme l'Hydre d'eau douce sont dans cette
situation. S'ils développent des structures anatomiques assurant leur fixation, ils possèdent généralement
une musculature et un squelette leur permettant de réaliser des mouvements (fiches 5, 12).
La perception de l'environnement par les animaux fait intervenir de multiples types de récepteurs
sensoriels, cellules nerveuses spécialisées, classés d'après la nature des stimulations auxquels ils sont
sensibles. Ainsi, les photorécepteurs sont à l'origine de la sensibilité à la lumière, les mécanorécepteurs
permettent la réception des vibrations, des pressions, des contacts ou de l'étirement, les chémorécepteurs
apportent des informations quant à la composition chimique du milieu (fiches 60 à 62). S'y ajoutent des
thermorécepteurs sensibles aux modifications de température et pour quelques animaux, des électrorécepteurs capables de détecter de s courants électriques.
Lorsque ces récepteurs sont localisés à la périphérie de l'organisme, ils apportent des informations sur le
milieu extérieur et sont appelés extérocepteurs. Il existe également des récepteurs sensoriels sensibles aux
activités de l'organisme lui-même (mouvement, déplacement, position), ce sont les propriocepteurs. Enfin,
certains récepteurs informent l'organisme sur le fonctionnement de ses viscères, ce sont les intérocepteurs.
Les structures sensorielles les plus simples sont représentées par des cellules isolées, insérées dans
les tissus épithéliaux de revêtement. Elles sont rencontrées par exemple dans la paroi corporelle des
Cnidaires ou dans l'épiderme des Annélides (fiches 5, 7, 8). Les cellules sensorielles peuvent aussi être
groupées, voire associées à d'autres tissus en des organes sensoriels complexes (fiches 60 à 62). Les
structures sensorielles sont fréquemment concentrées dans certaines régions du corps, en particulier au
niveau de la tête, leur regroupement participant au processus de céphalisation.
Du point de vue fonctionnel , la réception d'une stimulation implique des phénomènes de transduction (du
fait de la stimulation, la cellule est excitée) et d'élaboration d'une information (production d'un message
nerveux). La cellule sensorielle peut être à la fois le siège de la transduction et de l'élaboration du
message nerve ux comme dans le cas des soies des Insectes ou des mécanorécepteurs cutanés (fiche 61 ).
Cependant, pour les neuromastes (fiche 61 ), l'organe de Corti et les bourgeons du goût, la transduction
et l'élaboration du message nerveux sont dissociés : la première est le fait de cellules réceptrices et le
second est dû à de s neurones faisant synapse avec les cellules réceptrices (fiches 61, 62). Dans l'œil
des Vertébrés, les deux processus sont dissociés et des neurones intermédiaires sont intercalés entre
les photorécepteurs et les neurones élaborant le message nerveux, permettant un premier traitement de
l'information (fiche 60).
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