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Les mécanorécepteurs et les chémorécepteurs, la
réception des informations mécaniques et chimiques
fiche 62
Les animaux reçoivent de multiples informations provenant de leur milieu de vie, des autres organismes
ou de l'organisme lui-même. De natures diverses, elles sont détectées grâce à des structures sensorielles.
À la sensibilité aux stimulations physiques comme les vibrations, due aux mécanorécepteurs, s'ajoute
une sensibilité aux stimulations chimiques, impliquant des chémorécepteurs. Chez les Vertébrés, la
réception de ces stimulations se manifeste par les sens de la gustation (goût) et de l'olfaction (odorat).
Les chémorécepteurs renseignent l'organisme sur son environnement lorsqu'ils sont localisés à sa surface et appartiennent alors à la catégorie des extérocepteurs.
Figure 1. La cochlée du Chat: un organe sensoriel complexe sensible aux vibrations sonores
(coupe longitudinale, microscope photonique) L'oreille, organe de l'audition, est un dispositif permettant
la réception de stimulations mécaniques. Chez les Mammifères comme le Chat, elle est composée
d'une oreille externe représentée par le pavillon et le conduit auditif externe, assurant la réception
et la canalisation des ondes sonores vers le tympan, d'une oreille moyenne formée du tympan et des
osselets, responsable de la transmission et l'amplification des vibrations sonores, et d'une oreille interne
renfermant un milieu liquidien et les cellules sensorielles sensibles aux vibrations (fiche 26). Elles sont
localisées dans la cochlée, au niveau de l'organe de Corti. Reposant sur une membrane basilaire et
associées à des cellules de soutien, elles possèdent à leur apex des stéréocils baignant dans un gel
appelé membrane tectoriale. Les vibrations provoquent une inclinaison des stéréocils par rapport à
leur position d'origine, du fait du mouvement de la membrane basilaire et de la membrane tectoriale.
Cette inclinaison induit la production d'un message nerveux. L'oreille interne comporte par ailleurs des
cellules statoréceptrices constituant l'organe vestibulaire, dont le fonctionnement est proche de celui des
neuromastes des Téléostéens (fiche 61).
Figure 2. Le bourgeon du goût du Lapin : des groupes de cellules sensibles aux molécules en
solution (coupe transversale, microscope photonique) La gustation est réalisée grâce à des récepteurs
localisés dans la sphère buccopharyngée. Ils forment des bourgeons ouverts par un pore. Les bourgeons
gustatifs sont composés de cellules sensorielles fusiformes associées à des cellules de soutien présentant
de longues microvillosités apicales, et assurant également le renouvellement des cellules sensorielles.
Les molécules sapides en solution pénètrent dans le bourgeon grâce au pore et les cellules sensorielles
munies de récepteurs protéiques spécifiques de ces molécules se trouvent stimulées.
Figure 3. L'épithélium olfactif de la Grenouille : des ensembles cellulaires sensibles aux
molécules après dissolution (coupe transversale, microscope photonique) L'olfaction implique des
cellules réceptrices de l'épithélium nasal. Pseudostratifié et prismatique, l'épithélium nasal est constitué
de cellules sensorielles ciliées, associées à des cellules de soutien munies de microvillosités. Cils et
microvillosités sont enchevêtrés et baignent dans un gel muqueux produit par les glandes de Bowman.
Les molécules odorantes passent en solution dans le mucus avant d'être reconnues, vraisemblablement
grâce à des protéines spécifiques, par les cellules sensorielles qui sont de ce fait stimulées.
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réception des informations mécaniques et chimiques
fiche 62
Les animaux reçoivent de multiples informations provenant de leur milieu de vie, des autres organismes
ou de l'organisme lui-même. De natures diverses, elles sont détectées grâce à des structures sensorielles.
À la sensibilité aux stimulations physiques comme les vibrations, due aux mécanorécepteurs, s'ajoute
une sensibilité aux stimulations chimiques, impliquant des chémorécepteurs. Chez les Vertébrés, la
réception de ces stimulations se manifeste par les sens de la gustation (goût) et de l'olfaction (odorat).
Les chémorécepteurs renseignent l'organisme sur son environnement lorsqu'ils sont localisés à sa surface et appartiennent alors à la catégorie des extérocepteurs.
Figure 1. La cochlée du Chat: un organe sensoriel complexe sensible aux vibrations sonores
(coupe longitudinale, microscope photonique) L'oreille, organe de l'audition, est un dispositif permettant
la réception de stimulations mécaniques. Chez les Mammifères comme le Chat, elle est composée
d'une oreille externe représentée par le pavillon et le conduit auditif externe, assurant la réception
et la canalisation des ondes sonores vers le tympan, d'une oreille moyenne formée du tympan et des
osselets, responsable de la transmission et l'amplification des vibrations sonores, et d'une oreille interne
renfermant un milieu liquidien et les cellules sensorielles sensibles aux vibrations (fiche 26). Elles sont
localisées dans la cochlée, au niveau de l'organe de Corti. Reposant sur une membrane basilaire et
associées à des cellules de soutien, elles possèdent à leur apex des stéréocils baignant dans un gel
appelé membrane tectoriale. Les vibrations provoquent une inclinaison des stéréocils par rapport à
leur position d'origine, du fait du mouvement de la membrane basilaire et de la membrane tectoriale.
Cette inclinaison induit la production d'un message nerveux. L'oreille interne comporte par ailleurs des
cellules statoréceptrices constituant l'organe vestibulaire, dont le fonctionnement est proche de celui des
neuromastes des Téléostéens (fiche 61).
Figure 2. Le bourgeon du goût du Lapin : des groupes de cellules sensibles aux molécules en
solution (coupe transversale, microscope photonique) La gustation est réalisée grâce à des récepteurs
localisés dans la sphère buccopharyngée. Ils forment des bourgeons ouverts par un pore. Les bourgeons
gustatifs sont composés de cellules sensorielles fusiformes associées à des cellules de soutien présentant
de longues microvillosités apicales, et assurant également le renouvellement des cellules sensorielles.
Les molécules sapides en solution pénètrent dans le bourgeon grâce au pore et les cellules sensorielles
munies de récepteurs protéiques spécifiques de ces molécules se trouvent stimulées.
Figure 3. L'épithélium olfactif de la Grenouille : des ensembles cellulaires sensibles aux
molécules après dissolution (coupe transversale, microscope photonique) L'olfaction implique des
cellules réceptrices de l'épithélium nasal. Pseudostratifié et prismatique, l'épithélium nasal est constitué
de cellules sensorielles ciliées, associées à des cellules de soutien munies de microvillosités. Cils et
microvillosités sont enchevêtrés et baignent dans un gel muqueux produit par les glandes de Bowman.
Les molécules odorantes passent en solution dans le mucus avant d'être reconnues, vraisemblablement
grâce à des protéines spécifiques, par les cellules sensorielles qui sont de ce fait stimulées.
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