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La mobilité et la diversité des associations
entre musculature et squelette fiche 58
Les animaux sont généralement mobiles dans leur milieu. Ils se déplacent passivement, en flottant par
exemple, ou activement en réalisant des mouvements par l'intermédiaire desquels ils exercent une force
sur leur environnement qui restitue une force égale mais opposée, responsable de la propulsion de l'organisme. Le déplacement résulte de l'interaction entre l'animal et son milieu , et met le plus souvent en
œuvre la musculature et le squelette de l'organisme.
Figures 1. et 2. La musculature et le cœlome du Lombric : une action de muscles pariétaux sur
un hydrosquelette (coupes transversale et longitudinale de la paroi du corps, microscope photonique) Le
corps du Lombric est constitué de métamères organisés autour de cavités cœlomiques closes et remplies
de liquide (fiches 7, 8). Sous le tégument sont disposées deux tuniques de fibres musculaires circulaires et
longitudinales. Lorsque l'une ou l'autre de ces tuniques se contracte, elle exerce une pression sur le liquide
cœlomique. Le liquide étant incompressible et le volume des cavités cœlomiques étant constant, si aucune
déformation n'est possible, la contraction musculaire provoque la rigidité du corps, d'où le nom d'hydrosquelette donné à ce dispositif. Toutefois, la contraction des muscles induit le plus souvent la déformation des cavités cœlomiques . La locomotion du Lombric met en œuvre de telles déformations: elle implique
une onde de raccourcissements puis d'allongements des métamères. Les segments antérieurs sont raccourcis du fait de la contraction des fibres musculaires longitudinales alors que leurs soies sont ancrées dans
le sol. Intervient ensuite la contraction des fibres musculaires circulaires qui provoque l'allongement de ces
segments et libère les soies du sol, autorisant le déplacement vers l'avant de l'animal. Les muscles jouent le
rôle de structures motrices, les cavités cœlomiques et les soies transmettant les forces (fiche 51 ).
Figure 3 . La musculature et la cuticule du Criquet: une action de muscles sur un exosquelette
articulé (coupe transversale de la paroi du corps, microscope photonique) La paroi du corps du Criquet
et des autres Arthropodes est formée d'un épiderme surmonté d'une cuticule externe rigide et articulée
(fiches 1 5, 16, 51 ). Elle constitue un squelette externe appelé exosquelette. Des muscles striés sont
insérés sur sa face interne ou sur des excroissances cuticulaires internes, les apodèmes. La contraction
des muscles provoque le déplacement relatif des pièces de cuticule sur lesquelles ils sont fixés, mettant
ainsi en mouvement les organes locomoteurs (pattes, ailes). Les muscles constituent les moteurs du
mouvement et !'exosquelette le dispositif de transmission des forces, semblable à un levier.
Figures 4. et 5. La musculature et les os des Vertébrés : une action de muscles sur un
endosquelette articulé (coupe longitudinale de symphyse pubienne de Grenouille juvénile, coupe
transversale d'humérus de Triton, microscope photonique) Le corps des Vertébrés est soutenu par un
squelette interne rigide et articulé, l'endosquelette. Il est composé de tissu osseux et/ou de tissu cartilagineux. Des muscles striés, qualifiés de squelettiques, y sont insérés soit directement par soudure
de l'épimysium au pério ste de l'os ou au périchondre du cartilage, soit indirectement par l'intermédiaire
d'un tendon en continuité avec l'épimysium et inséré sur le squelette (fiche 59). Un muscle étant relié à
deux pièces squelettiques jointes par une articulation, sa contraction provoque pivotement des pièces
squelettiques autour de l'articulation. Le muscle constitue le moteur du mouvement et les pièces squelettiques assurent la transmission des forces.
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