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Unité et diversité de l'excrétion et des appareils
excréteurs des animaux
Les fonctions de nutrition apparaissent comme un ensemble d'échanges de matière et d'énergie entre
l'animal et son milieu. Les aliments prélevés fournissent les précurseurs nécessaires aux biosynthèses et
l'énergie indispensable au fonctionnement de l'organisme. LObtention de ces derniers implique diverses
réactions consommant du dioxygène et produisant du dioxyde de carbone ainsi que des déchets, évacués hors de l'organisme.
Lélimination des déchets du métabolisme et des substances présentes en excès dans l'organisme constitue l'excrétion.
Chez les Métazoaires, l'excrétion est réalisée par des appareils spécialisés présentant une grande diversité structurale. Les Plathelminthes possèdent des protonéphridies (fiche 46) de même que les Céphalochordés, les Annélides sont munis de métanéphridies (fiche 46) dont semblent dériver les glandes vertes
des Arthropodes aquatiques, les Vertébrés présentent des reins (fiches 47, 48) et les Insectes des tubes
de Malpighi (fiche 49). Cette diversité peut être mise en relation avec la position systématique et la com -
plexité des animaux concernés .
À l'inverse, une relative unité fonctionnelle peut être dégagée à propos des organes excréteurs : dans
tous les cas, une urine primitive est produite à partir des liquides internes, puis sa composition est
modulée par le jeu de réabsorptions et sécrétions sélectives. La production initiale d'urine est réalisée
par une ultrafiltration, due à une dépression ou une pression de filtration, ou par une filtration résultant
d'un transport actif d'ions , à travers des surfaces peu épaisses. Les réabsorptions et sécrétions sont
quant à elles le fait de tissus épithéliaux simples, cubiques, dont les cellules sont fréquemment munies
d'une bordure en brosse.
D'autres structures peuvent contribuer à l'élimination des déchets produits par le métabolisme. Il s'agit
d'organes comme le tégument ou les branchies mais aussi de structures spécialisées telles les reins d'accumulation (fiches 46, 49). Certains animaux comme les Cnidaires ne possèdent pas d'appareil excréteur
différencié, leurs cellules éliminant directement les déchets dans le milieu extérieur.
Lurine éliminée contenant de l'eau et des ions, les appareils excréteurs sont des acteurs essentiels
du maintien de l'équilibre hydrominéral des Métazoaires. Ils interviennent conjointement avec d'autres
organes spécialisés comme la glande rectale chez les Sélaciens, et diverses surfaces d'échange telles le
tégument et les branchies.
Les déchets azotés sont principalement représentés par de l'ammoniaque, de l'urée et de l'acide
urique. L'ammoniaque est une substance très toxique pour les animaux, dont la solubilité dans l'eau est
importante ; en conséquence, elle doit être éliminée rapidement par l'organisme en présence d'une
grande quantité d'eau. Par comparaison, l'urée est moins toxique et moins soluble dans l'eau, elle peut
être présente dans l'organisme à une concentration plus importante et son évacuation requiert une
moindre quantité d'eau. Enfin, l'acide urique est très peu soluble dans l'eau et peut être éliminé quasiment en son absence.
La nature des déchets azotés éliminés par les animaux dépend de l'équipement enzymatique dont ils
disposent mais elle est également liée au milieu dans lequel ils vivent et particulièrement à sa richesse en
eau. Ainsi, il apparaît que la plupart des animaux aquatiques rejettent de l'ammoniaque (ammoniotélie
des Arthropodes, Eumollusques, Téléostéens). Avec l'affranchissement par rapport au milieu aquatique,
l'essentiel des substances azotées éliminées correspond à de l'urée (uréotélie des Lissamphibiens terrestres et des Mammifères) ou de l'acide urique (uricotélie des Insectes, Oiseaux).
La fonction excrétrice, de par le fonctionnement des appareils excréteurs et la nature des déchets éliminés, est ainsi impliquée dans l'équilibre hydrominéral.
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Unité et diversité de l'excrétion et des appareils
excréteurs des animaux
Les fonctions de nutrition apparaissent comme un ensemble d'échanges de matière et d'énergie entre
l'animal et son milieu. Les aliments prélevés fournissent les précurseurs nécessaires aux biosynthèses et
l'énergie indispensable au fonctionnement de l'organisme. LObtention de ces derniers implique diverses
réactions consommant du dioxygène et produisant du dioxyde de carbone ainsi que des déchets, évacués hors de l'organisme.
Lélimination des déchets du métabolisme et des substances présentes en excès dans l'organisme constitue l'excrétion.
Chez les Métazoaires, l'excrétion est réalisée par des appareils spécialisés présentant une grande diversité structurale. Les Plathelminthes possèdent des protonéphridies (fiche 46) de même que les Céphalochordés, les Annélides sont munis de métanéphridies (fiche 46) dont semblent dériver les glandes vertes
des Arthropodes aquatiques, les Vertébrés présentent des reins (fiches 47, 48) et les Insectes des tubes
de Malpighi (fiche 49). Cette diversité peut être mise en relation avec la position systématique et la com -
plexité des animaux concernés .
À l'inverse, une relative unité fonctionnelle peut être dégagée à propos des organes excréteurs : dans
tous les cas, une urine primitive est produite à partir des liquides internes, puis sa composition est
modulée par le jeu de réabsorptions et sécrétions sélectives. La production initiale d'urine est réalisée
par une ultrafiltration, due à une dépression ou une pression de filtration, ou par une filtration résultant
d'un transport actif d'ions , à travers des surfaces peu épaisses. Les réabsorptions et sécrétions sont
quant à elles le fait de tissus épithéliaux simples, cubiques, dont les cellules sont fréquemment munies
d'une bordure en brosse.
D'autres structures peuvent contribuer à l'élimination des déchets produits par le métabolisme. Il s'agit
d'organes comme le tégument ou les branchies mais aussi de structures spécialisées telles les reins d'accumulation (fiches 46, 49). Certains animaux comme les Cnidaires ne possèdent pas d'appareil excréteur
différencié, leurs cellules éliminant directement les déchets dans le milieu extérieur.
Lurine éliminée contenant de l'eau et des ions, les appareils excréteurs sont des acteurs essentiels
du maintien de l'équilibre hydrominéral des Métazoaires. Ils interviennent conjointement avec d'autres
organes spécialisés comme la glande rectale chez les Sélaciens, et diverses surfaces d'échange telles le
tégument et les branchies.
Les déchets azotés sont principalement représentés par de l'ammoniaque, de l'urée et de l'acide
urique. L'ammoniaque est une substance très toxique pour les animaux, dont la solubilité dans l'eau est
importante ; en conséquence, elle doit être éliminée rapidement par l'organisme en présence d'une
grande quantité d'eau. Par comparaison, l'urée est moins toxique et moins soluble dans l'eau, elle peut
être présente dans l'organisme à une concentration plus importante et son évacuation requiert une
moindre quantité d'eau. Enfin, l'acide urique est très peu soluble dans l'eau et peut être éliminé quasiment en son absence.
La nature des déchets azotés éliminés par les animaux dépend de l'équipement enzymatique dont ils
disposent mais elle est également liée au milieu dans lequel ils vivent et particulièrement à sa richesse en
eau. Ainsi, il apparaît que la plupart des animaux aquatiques rejettent de l'ammoniaque (ammoniotélie
des Arthropodes, Eumollusques, Téléostéens). Avec l'affranchissement par rapport au milieu aquatique,
l'essentiel des substances azotées éliminées correspond à de l'urée (uréotélie des Lissamphibiens terrestres et des Mammifères) ou de l'acide urique (uricotélie des Insectes, Oiseaux).
La fonction excrétrice, de par le fonctionnement des appareils excréteurs et la nature des déchets éliminés, est ainsi impliquée dans l'équilibre hydrominéral.
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