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4 • Variabilité génotypique et variabilité phénotypique
que la vie se diversifie comme elle l’est actuellement. Qui dit diversification ne signifie pas progrès, sur un plan strictement évolutionniste
les bactéries par exemple qui ont 3 milliards d’années d’âge sont toujours parfaitement adaptées à leur environnement. Le mécanisme général de l’évolution darwinienne est adaptatif, il est basé sur la pression
sélective : des mutations surviennent naturellement à chaque mitose,
elles engendrent des changements d’expression phénotypique qui confèrent à celui qui la porte soit un avantage lui permettant à la fois de
mieux survivre dans l’environnement qui est le sien et de mieux se
reproduire, soit au contraire un désavantage 1 . Le terme consacré pour
qualifier l’avantage sélectif positif est celui de « fitness », terme anglais
intraduisible dans ce contexte, car il ne signifie pas seulement « forme
physique », mais aussi « capacité à se reproduire ».
Il est possible de mesurer la pression sélective exercée dans une espèce
donnée par rapport à une autre en mesurant le rapport dN/dS, (ou
rapport oméga), c’est-à-dire le rapport entre les substitutions observées
sur les codons non synonymes, N, et les substitutions synonymes, S
(voir légende du tableau 2). Les premières vont en effet changer
l’expression des acides aminés, mais pas les secondes, et il est nécessaire
qu’un acide aminé soit changé pour que la protéine soit modifiée et
donc pour que la pression sélective puisse s’exercer par l’intermédiaire
de la fonction physiologique déterminée par la protéine.
c) Évolution neutre
L’évolution neutre porte sur les gènes et les protéines, elle est due au
hasard. Les changements dus au hasard dans la fréquence d’allèles qui
ne causent pas de modifications dans la fitness, s’appellent dérive géné1. Il y a un moyen très simple de reproduire l’Evolution en laboratoire, c’est
d’incorporer un gène de résistance à un antibiotique dans une bactérie. On met
cette bactérie dans une culture où se trouvent d’autres bactéries, puis on ajoute
l’antibiotique. Toutes les bactéries seront alors détruites sauf celles qui contiennent ce gène, lesquelles survivront et pourront se développer même s’il n’y en
avait que quelques unes au départ.
4 • Variabilité génotypique et variabilité phénotypique
que la vie se diversifie comme elle l’est actuellement. Qui dit diversification ne signifie pas progrès, sur un plan strictement évolutionniste
les bactéries par exemple qui ont 3 milliards d’années d’âge sont toujours parfaitement adaptées à leur environnement. Le mécanisme général de l’évolution darwinienne est adaptatif, il est basé sur la pression
sélective : des mutations surviennent naturellement à chaque mitose,
elles engendrent des changements d’expression phénotypique qui confèrent à celui qui la porte soit un avantage lui permettant à la fois de
mieux survivre dans l’environnement qui est le sien et de mieux se
reproduire, soit au contraire un désavantage 1 . Le terme consacré pour
qualifier l’avantage sélectif positif est celui de « fitness », terme anglais
intraduisible dans ce contexte, car il ne signifie pas seulement « forme
physique », mais aussi « capacité à se reproduire ».
Il est possible de mesurer la pression sélective exercée dans une espèce
donnée par rapport à une autre en mesurant le rapport dN/dS, (ou
rapport oméga), c’est-à-dire le rapport entre les substitutions observées
sur les codons non synonymes, N, et les substitutions synonymes, S
(voir légende du tableau 2). Les premières vont en effet changer
l’expression des acides aminés, mais pas les secondes, et il est nécessaire
qu’un acide aminé soit changé pour que la protéine soit modifiée et
donc pour que la pression sélective puisse s’exercer par l’intermédiaire
de la fonction physiologique déterminée par la protéine.
c) Évolution neutre
L’évolution neutre porte sur les gènes et les protéines, elle est due au
hasard. Les changements dus au hasard dans la fréquence d’allèles qui
ne causent pas de modifications dans la fitness, s’appellent dérive géné1. Il y a un moyen très simple de reproduire l’Evolution en laboratoire, c’est
d’incorporer un gène de résistance à un antibiotique dans une bactérie. On met
cette bactérie dans une culture où se trouvent d’autres bactéries, puis on ajoute
l’antibiotique. Toutes les bactéries seront alors détruites sauf celles qui contiennent ce gène, lesquelles survivront et pourront se développer même s’il n’y en
avait que quelques unes au départ.
