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3 • Données de base et sémantique élémentaire
déjà vu, un des moyens utilisés par la cellule pour former des isoformes
à partir d’un gène unique.
Les transcrits vont en même temps subir deux autres processus de
maturation : (1) en 5’, une séquence GTP méthylée va se fixer en 5’, c’est
le « capping » (ou coiffage) qui pourrait, entre autre protéger l’ARN contre
l’attaque par des nucléases; (2) en 3’, la transcription va s’arrêter lorsque la
polymérase va rencontrer un site de terminaison, l’un des codons-stop;
mais une fois synthétisés les ARN seront clivés une vingtaine de bases en
aval d’une séquence de reconnaissance, la séquence AAUAAA, après cette
coupure une polyA polymérase va catalyser la greffe en 3’ d’une séquence
polyadénylée AAAAAA de longueur variable. Cette séquence semble jouer
un rôle dans la stabilité de l’ARNm, peut-être en se fixant à une protéine
« protectrice ». La RNA polymérase sait donc quand elle doit s’arrêter.
La figure 14 fournit quelques exemples de ces types de régulation.
Les hormones hydrosolubles, comme les catécholamines, ne peuvent
traverser la couche lipidique membranaire et disposent d’un système en
deux temps : dans un premier temps elles se fixent sur un récepteur
situé sur la membrane externe qui par l’intermédiaire d’un système de
transduction, contrôlé par des G protéines, va transmettre le signal et
activer la libération d’un second messager, l’adénosine mono-phosphate
cyclique, ou AMPc, qui va à son tour phosphoryler un facteur de transcription spécifique. Ce facteur agit en trans sur une séquence nucléotidique, qui va à son tour agir en cis sur la transcription. Les hormones
liposolubles traversent la membrane externe et inter-réagissent directement avec un récepteur nucléaire (qui, on l’a vu plus haut, appartient à
une superfamille de gènes) qui est aussi un facteur de transcription, certains sont d’ailleurs des oncoprotéines. Le récepteur activé agira directement en trans. Certains cas particuliers existent, comme l’insuline qui
active un facteur de transcription par l’intermédiaire d’une kinase.
Certains gènes peuvent être à l’origine de plusieurs protéines par
épissage (« splicing ») alternatif, ce processus est multiforme. Il est utilisé chez les eucaryotes et intervient au moment de la maturation de
l’ARNm soit par sélection du promoteur (fig. 15), soit par sélection de
la queue, soit par sélection alternative d’une cassette.
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