6.3 Empreintes génétiques en Biométrie
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
trouvées sur les lieux d’un crime et transitoirement les empreintes de suspects en vue de comparaison. C’est ainsi qu’en Grande Bretagne 3,5 millions
de profils génétiques sont conservés et que 8 à 10 000 rapprochements
sont effectués chaque année.
Dans notre pays, sur décision d’un magistrat, les empreintes génétiques sont également utilisées pour des tests de paternité. Par ailleurs, outre
les empreintes génétiques « standard » reposant donc sur l’examen d’une
dizaine de microsatellites, deux autres types d’analyse d’ADN sont pratiqués. Le premier concerne l’ADN mitochondrial lorsque les échantillons biologiques sont très dégradés; il s’agit d’un séquençage de deux
régions (HV 1 et 2) de la « D-Loop » à la recherche de variations nucléotidiques simples; bien entendu les résultats sont beaucoup moins discriminants que le polyallélisme des microsatellites, ils présentent en
outre l’inconvénient de reposer sur une transmission génétique exclusivement maternelle. Le second est la reconstitution d’haplotypes du
chromosome Y par l’analyse de 11 microsatellites, cette étude étant
pratiquée essentiellement en cas de viols multiples. Il est aussi possible
d’identifier le sexe sur un prélèvement ADN (voir Ch. 3.3).
Le marché de la Biométrie est actuellement en plein développement
et représente une source d’emplois qualifiés importante. Outre l’aspect
génotypique sus-décrit, il comprend tout un volet phénotypique, moins
coûteux et plus facile d’accès comme la détermination des empreintes
digitales ou l’analyse de l’iris. La corrélation entre ces deux types de
données est un sujet important, de grande portée pratique qui pose de
nombreux problèmes éthiques.
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