5.3 Transferts géniques
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
de mettre le doigt sur les éléments métaboliques déterminants soit
pour la compréhension d’une maladie, soit pour son traitement. Il a
été proposé que ces réseaux puissent constituer de véritables modules
fonctionnels. Ces modules seraient de véritables unités physiologiques
qui sont transmises d’un seul bloc au cours de toute l’évolution. La
pression sélective s’exercerait non pas sur tel ou tel gène particulier
mais sur le module lui-même, et les éléments qui en déterminent
l’unité.
5.3 TRANSFERTS GÉNIQUES
5.3.1 L’infection virale
a) Généralités
La manière la plus naturelle dont se fait un transfert de gènes est
l’infection virale. Les virus sont de simples capsules membranaires (on
dit des capsides) dont le génome est fait selon les cas d’ADN ou
d’ARN mono- ou double brin et qui ont la particularité de ne pouvoir
se multiplier qu’à l’intérieur de cellules hôtes spécifiques, dites permissives. Les rétrovirus sont des virus qui ne peuvent se multiplier qu’après
avoir intégré le génome d’une cellule hôte (figure. 52). Pour s’intégrer
dans le génome ADN-hôte, ils doivent d’abord être rétro-transcrits, il
s’agit d’une auto-rétrotranscription, car la transcriptase reverse nécessaire est fabriquée par le virus lui-même qui contient le gène POL correspondant. La réaction est par ailleurs plus complexe car la transcriptase
réverse possède d’autres propriétés et permet, entre autre la synthèse
d’une séquence nucléotidique, la séquence LTR, pour « Long Terminal
Repeat » qui joue le rôle d’un promoteur fort non spécifique capable
d’activer n’importe quel gène. À cette séquence peuvent s’ajouter
d’autres gènes : un oncogène qui jouera un rôle transformant comme
le virus du sarcome de poulet Rous, ou des gènes régulateurs comme
dans le cas du virus HIV, le virus du SIDA.
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