5.2 Analyses globalisées du génome et de son expression
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sée et permet d’identifier un nombre raisonnable de protéines. Elle
peut être plus précise en la couplant avec un séquençage des protéines
par spectrométrie de masse. Plus récemment, on a développé des techniques de micro-alignements des protéines basées sur le clonage de
fragments aléatoires de protéines.
c) Métabolomique
Elle consiste à établir le profil de la structure et de la répartition des
métabolites, notamment des composés organiques. Pour séparer et
identifier ces métabolites, on fait appel à tout un ensemble de techniques qui vont de la spectrométrie de masse après pyrolyse à la chromatographie liquide ou gazeuse (Kell 2004). La métabolomique, couplée
à d’autres techniques de génomique, devrait, à terme, permettre la
caractérisation complète des voies métaboliques. Elle est, à ce titre, la
dernière étape de la génomique fonctionnelle.
5.2.3 Biologie modulaire
Le catalogue des gènes existe, il reste à l’organiser, à en hiérarchiser les
éléments et à établir les connections existant entre tous ces gènes. La
biologie des réseaux (« network » ou « modular biology ») est à la fois
une nouvelle branche de la biologie, et un nouveau mode de raisonnement en physiopathologie (Barabasi 2004) et en biologie de l’évolution. L’analyse finale de ces bioréseaux est calquée sur la technologie du
Web (« web » signifie toile) et repose sur une loi simple, plus un nœud
a de connexions, plus il a de chances d’être connecté (ce qui est l’évidence sur le réseau Web, comme chacun peut l’expérimenter tous les
jours) (fig. 51). Elle permet d’identifier des voies métaboliques-clés, lesquelles deviennent ainsi, sans hypothèse préalable, des cibles physiopathologiques ou pharmacologiques privilégiées. Les premiers essais sont
déjà là, et les premières applications ouvrent déjà des perspectives pour
la compréhension de maladies comme l’athérosclérose, le cancer de la
prostate et le diabète.
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