2. O RGANISATION CELLULAIRE
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
R ÉSUMÉ
Bien que les premières observations datent de la
fin du XVI
e
, la notion moderne de cellule, qui unifie le monde vivant, est récente. Les Protistes et les
cellules végétales ont été les premiers objets biologiques décrits à l’échelle du microscope. Les progrès de ce dernier, au début du XIX
e
, conduisent
en un siècle à la description de presque toutes les
structures des cellules eucaryotiques. Les microscopes photonique et électronique permettent
l’observation en transmission d’objets «transparents». Le pouvoir séparateur du premier microscope est de 0,25 µ m;il est amélioré d’un
facteur 1000 chez le second. Grâce à celui-ci, les
ultrastructures cellulaires et même certaines molécules biologiques deviennent visibles.
L’observation de cellules vivantes est possible si
on utilise des colorants vitaux ou des dispositifs
physiques appropriés ajoutés au microscope photonique. De façon générale, le matériel biologique
doit être traité pour pouvoir être débité en coupes
fines et transparentes, qui sont ensuite colorées.
Des protocoles spécifiques existent pour l’histologie classique ou électronique. L’observation des
formes et des surfaces à l’échelle des ultrastructures ou des molécules est possible grâce à la réalisation de répliques (cryofracture) ou à la
microscopie à balayage.
Le monde vivant est découpé en deux groupes
caractérisés par des plans d’organisation cellulaire
très différents : les Procaryotes et les Eucaryotes.
Les premiers présentent des cellules de petite taille
(1-10 µ m), à organisation interne simple, dépourvues d’organites et protégées par une paroi plus
ou moins épaisse. Ce sont des micro-organismes
présentant des métabolismes d’une extrême diversité, ce qui leur permet d’occuper des niches écologiques très variées ; leur rôle dans les grands
cycles des éléments sont fondamentaux. On y distingue deux grands groupes : les Eubactéries et les
Archébactéries, qui diffèrent par de nombreux
caractères biochimiques, moléculaires et physiologiques, et sont aussi différents l’un de l’autre qu’ils
le sont eux-mêmes des Eucaryotes.
Les Eucaryotes ont des cellules de taille relativement grande (10-100 µ m), dont l’organisation est
rendue complexe par la présence de nombreuses
structures membranaires internes, appelées organites. La richesse de leur matériel génétique
conduit à produire des êtres pluricellulaires de
grande taille, dont le degré de différenciation des
types cellulaires associés peut être considérable.
En fonction de divers critères d’organisation cellulaire, de physiologie et de biochimie, on distingue
les Animaux, les Végétaux et les Champignons ;
les Protistes sont des Eucaryotes unicellulaires
représentant un groupe morphologiquement et
évolutivement très hétérogène, dont les cellules
constituent parfois à elles seules des organismes
très complexes.
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© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
R ÉSUMÉ
Bien que les premières observations datent de la
fin du XVI
e
, la notion moderne de cellule, qui unifie le monde vivant, est récente. Les Protistes et les
cellules végétales ont été les premiers objets biologiques décrits à l’échelle du microscope. Les progrès de ce dernier, au début du XIX
e
, conduisent
en un siècle à la description de presque toutes les
structures des cellules eucaryotiques. Les microscopes photonique et électronique permettent
l’observation en transmission d’objets «transparents». Le pouvoir séparateur du premier microscope est de 0,25 µ m;il est amélioré d’un
facteur 1000 chez le second. Grâce à celui-ci, les
ultrastructures cellulaires et même certaines molécules biologiques deviennent visibles.
L’observation de cellules vivantes est possible si
on utilise des colorants vitaux ou des dispositifs
physiques appropriés ajoutés au microscope photonique. De façon générale, le matériel biologique
doit être traité pour pouvoir être débité en coupes
fines et transparentes, qui sont ensuite colorées.
Des protocoles spécifiques existent pour l’histologie classique ou électronique. L’observation des
formes et des surfaces à l’échelle des ultrastructures ou des molécules est possible grâce à la réalisation de répliques (cryofracture) ou à la
microscopie à balayage.
Le monde vivant est découpé en deux groupes
caractérisés par des plans d’organisation cellulaire
très différents : les Procaryotes et les Eucaryotes.
Les premiers présentent des cellules de petite taille
(1-10 µ m), à organisation interne simple, dépourvues d’organites et protégées par une paroi plus
ou moins épaisse. Ce sont des micro-organismes
présentant des métabolismes d’une extrême diversité, ce qui leur permet d’occuper des niches écologiques très variées ; leur rôle dans les grands
cycles des éléments sont fondamentaux. On y distingue deux grands groupes : les Eubactéries et les
Archébactéries, qui diffèrent par de nombreux
caractères biochimiques, moléculaires et physiologiques, et sont aussi différents l’un de l’autre qu’ils
le sont eux-mêmes des Eucaryotes.
Les Eucaryotes ont des cellules de taille relativement grande (10-100 µ m), dont l’organisation est
rendue complexe par la présence de nombreuses
structures membranaires internes, appelées organites. La richesse de leur matériel génétique
conduit à produire des êtres pluricellulaires de
grande taille, dont le degré de différenciation des
types cellulaires associés peut être considérable.
En fonction de divers critères d’organisation cellulaire, de physiologie et de biochimie, on distingue
les Animaux, les Végétaux et les Champignons ;
les Protistes sont des Eucaryotes unicellulaires
représentant un groupe morphologiquement et
évolutivement très hétérogène, dont les cellules
constituent parfois à elles seules des organismes
très complexes.
