474 B IOLOGIE CELLULAIRE
La diversité des cellules actuelles, que nous
avons analysée dans les chapitres précédents, et
celle des organismes, que nous enseignent la microbiologie, la botanique et la zoologie, est le résultat
d’une évolution de plus de trois milliards d’années.
Dès les premières lignes de cet ouvrage, nous nous
sommes interrogés sur les notions de vie et d’être
vivant et avons énoncé les caractéristiques principales permettant de définir ces termes. Nous
allons, dans ce chapitre de conclusion, apporter
quelques précisions relatives à la question des origines qui avait alors été simplement posée.
Pour répondre aux multiples questions que soulève l’apparition de la vie et des cellules, deux
démarches sont adoptées par les chercheurs. La
première, qui part des origines, est expérimentale
et cherche à reconstituer les étapes initiales de
l’apparition des systèmes vivants, en simulant les
conditions rencontrées sur la Terre primitive ; cette
démarche est dite constructiviste. La seconde, qui
part du présent, est celle des «paléontologues
moléculaires»;elle analyse les structures génétiques communes à tous les êtres vivants actuels et
reconstitue leur histoire évolutive, à partir de « fossiles moléculaires» conservés dans les génomes. Il
s’agit ici, avec les outils des évolutionnistes, de
remonter le temps aussi loin que possible, pour
comprendre le fonctionnement des ancêtres des
cellules modernes. Ces deux approches peuventelles se rejoindre, et mieux encore se recouvrir ?
Il faut reconnaître qu’à l’heure actuelle subsiste
encore une vaste terra incognita entre les domaines
qu’elles étudient. Si l’on dispose en effet de nombreuses données fiables sur l’apparition de la
matière organique sur la Terre primitive, d’une
part, et sur l’évolution récente des cellules (en particulier l’origine des cellules eucaryotiques) et des
êtres vivants en général, d’autre part, la transition
entre le non-vivant et le vivant reste essentiellement l’objet de spéculations plus ou moins fondées.
1. HISTOIRE DE LA VIE
SUR LA TERRE
1.1. Données de la géologie
Notre planète s’est formée par accrétion de
poussières interstellaires, en même temps que le
reste du système solaire, il y a 4,6 milliards
d’années. Pendant une période qui a duré sans
doute 500 millions d’années, la Terre a commencé
par se refroidir, à dégazer son noyau en fusion
(constituant ainsi son atmosphère primitive), et à
mettre en place ses premiers continents et océans.
Durant tout ce temps, elle a connu un volcanisme
important et un bombardement très intense par une
multitude d’astéroïdes de grande taille qui sillonnaient encore l’espace. Les roches sédimentaires les
plus anciennes (trouvées au Groenland) sont âgées
de 3,8m illiards d’années. Diverses données fournies par les géologues permettent de dater, avec
une bonne précision, l’origine de la vie sur la Terre.
La plus ancienne matière organique connue, qui
contient des hydrocarbures, des porphyrines, des
purines, etc., s’est déposée dans des roches sédiChapitre 16
L’ ORIGINE DE LA VIE.
L’ APPARITION
DES DIFFÉRENTS TYPES
CELLULAIRES
La diversité des cellules actuelles, que nous
avons analysée dans les chapitres précédents, et
celle des organismes, que nous enseignent la microbiologie, la botanique et la zoologie, est le résultat
d’une évolution de plus de trois milliards d’années.
Dès les premières lignes de cet ouvrage, nous nous
sommes interrogés sur les notions de vie et d’être
vivant et avons énoncé les caractéristiques principales permettant de définir ces termes. Nous
allons, dans ce chapitre de conclusion, apporter
quelques précisions relatives à la question des origines qui avait alors été simplement posée.
Pour répondre aux multiples questions que soulève l’apparition de la vie et des cellules, deux
démarches sont adoptées par les chercheurs. La
première, qui part des origines, est expérimentale
et cherche à reconstituer les étapes initiales de
l’apparition des systèmes vivants, en simulant les
conditions rencontrées sur la Terre primitive ; cette
démarche est dite constructiviste. La seconde, qui
part du présent, est celle des «paléontologues
moléculaires»;elle analyse les structures génétiques communes à tous les êtres vivants actuels et
reconstitue leur histoire évolutive, à partir de « fossiles moléculaires» conservés dans les génomes. Il
s’agit ici, avec les outils des évolutionnistes, de
remonter le temps aussi loin que possible, pour
comprendre le fonctionnement des ancêtres des
cellules modernes. Ces deux approches peuventelles se rejoindre, et mieux encore se recouvrir ?
Il faut reconnaître qu’à l’heure actuelle subsiste
encore une vaste terra incognita entre les domaines
qu’elles étudient. Si l’on dispose en effet de nombreuses données fiables sur l’apparition de la
matière organique sur la Terre primitive, d’une
part, et sur l’évolution récente des cellules (en particulier l’origine des cellules eucaryotiques) et des
êtres vivants en général, d’autre part, la transition
entre le non-vivant et le vivant reste essentiellement l’objet de spéculations plus ou moins fondées.
1. HISTOIRE DE LA VIE
SUR LA TERRE
1.1. Données de la géologie
Notre planète s’est formée par accrétion de
poussières interstellaires, en même temps que le
reste du système solaire, il y a 4,6 milliards
d’années. Pendant une période qui a duré sans
doute 500 millions d’années, la Terre a commencé
par se refroidir, à dégazer son noyau en fusion
(constituant ainsi son atmosphère primitive), et à
mettre en place ses premiers continents et océans.
Durant tout ce temps, elle a connu un volcanisme
important et un bombardement très intense par une
multitude d’astéroïdes de grande taille qui sillonnaient encore l’espace. Les roches sédimentaires les
plus anciennes (trouvées au Groenland) sont âgées
de 3,8m illiards d’années. Diverses données fournies par les géologues permettent de dater, avec
une bonne précision, l’origine de la vie sur la Terre.
La plus ancienne matière organique connue, qui
contient des hydrocarbures, des porphyrines, des
purines, etc., s’est déposée dans des roches sédiChapitre 16
L’ ORIGINE DE LA VIE.
L’ APPARITION
DES DIFFÉRENTS TYPES
CELLULAIRES
