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© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
CONCLUSION
La bioinformatique couvre aujourd’hui de nombreux domaines de la biologie, de la
chimie, de l’informatique et des mathématiques et est en phase de mutation. Par
exemple, elle permet de constituer des familles de protéines homologues, de rationaliser les processus d’identification de nouvelles cibles, d’améliorer la conception
rationnelle de ligands. En tant que discipline essentiellement prédictive et analytique, elle est complémentaire des expérimentations et ne les remplace pas.
Avec les nouvelles techniques de séquençage de l’ADN, la détermination de la
séquence génomique complète d’un organisme ou même de plusieurs individus d’une
même espèce est devenue rapide et peu coûteuse. Les conséquences de cette possibilité
sont très profondes sur l’ensemble de la biologie, mais sont particulièrement fortes
sur la bioinformatique. En effet, c’est l’analyse bioinformatique de l’information
contenue dans les séquences, et non plus la détermination des séquences, qui est maintenant le facteur limitant du progrès des connaissances. Par ailleurs, des secteurs de
plus en plus vastes de la biologie sont amenés à manipuler des données de séquence
et donc à utiliser les outils et les concepts bioinformatiques.
Le coût réduit du séquençage est tel que la connaissance des génomes complets
des patients est envisageable et permet d’ouvrir de manière rationnelle la médecine
prédictive, personnalisée, préventive, participative qui débouchera sur une ère
nouvelle de la médecine (médecine 4P).
llement à la biologie
Cela est lié essentie
globale et aux capacités de modélisation intégrative de systèmes vivants entiers et
complexes.
Aujourd’hui, la séquence est la première information connue concernant une
protéine et ce, avant même de l’avoir purifiée et d’en connaître le rôle. En conclusion,
l’analyse de la séquence permet de s’informer sur les caractéristiques fonctionnelles,
structurales et évolutives d’une protéine fournissant ainsi une information précieuse
pour guider le biochimiste dans la purification, la détermination structurale de la
protéine et son analyse fonctionnelle. La bioinformatique est une analyse préalable à
toute investigation expérimentale mais ne la remplace jamais. Une autre dimension
de la bioinformatique est en train de voir le jour qui permettra d’aborder des questions
complexes de la biologie dans leur globalité et non plus au niveau de quelques
séquences. L’ambition de ces approches de biologie des systèmes est de comprendre
l’émergence de propriétés globales liées à l’ensemble des éléments en interaction et
imprévisibles par une approche réductionniste de chacun des constituants.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
CONCLUSION
La bioinformatique couvre aujourd’hui de nombreux domaines de la biologie, de la
chimie, de l’informatique et des mathématiques et est en phase de mutation. Par
exemple, elle permet de constituer des familles de protéines homologues, de rationaliser les processus d’identification de nouvelles cibles, d’améliorer la conception
rationnelle de ligands. En tant que discipline essentiellement prédictive et analytique, elle est complémentaire des expérimentations et ne les remplace pas.
Avec les nouvelles techniques de séquençage de l’ADN, la détermination de la
séquence génomique complète d’un organisme ou même de plusieurs individus d’une
même espèce est devenue rapide et peu coûteuse. Les conséquences de cette possibilité
sont très profondes sur l’ensemble de la biologie, mais sont particulièrement fortes
sur la bioinformatique. En effet, c’est l’analyse bioinformatique de l’information
contenue dans les séquences, et non plus la détermination des séquences, qui est maintenant le facteur limitant du progrès des connaissances. Par ailleurs, des secteurs de
plus en plus vastes de la biologie sont amenés à manipuler des données de séquence
et donc à utiliser les outils et les concepts bioinformatiques.
Le coût réduit du séquençage est tel que la connaissance des génomes complets
des patients est envisageable et permet d’ouvrir de manière rationnelle la médecine
prédictive, personnalisée, préventive, participative qui débouchera sur une ère
nouvelle de la médecine (médecine 4P).
llement à la biologie
Cela est lié essentie
globale et aux capacités de modélisation intégrative de systèmes vivants entiers et
complexes.
Aujourd’hui, la séquence est la première information connue concernant une
protéine et ce, avant même de l’avoir purifiée et d’en connaître le rôle. En conclusion,
l’analyse de la séquence permet de s’informer sur les caractéristiques fonctionnelles,
structurales et évolutives d’une protéine fournissant ainsi une information précieuse
pour guider le biochimiste dans la purification, la détermination structurale de la
protéine et son analyse fonctionnelle. La bioinformatique est une analyse préalable à
toute investigation expérimentale mais ne la remplace jamais. Une autre dimension
de la bioinformatique est en train de voir le jour qui permettra d’aborder des questions
complexes de la biologie dans leur globalité et non plus au niveau de quelques
séquences. L’ambition de ces approches de biologie des systèmes est de comprendre
l’émergence de propriétés globales liées à l’ensemble des éléments en interaction et
imprévisibles par une approche réductionniste de chacun des constituants.
