Étudeti de carteti et coupeti géologiqueti
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© Dunod - La photocopie non autorisée est un délit.
WNW
ESE
Causse du Larzac
Le Cernon
583 m
Craissac
Le Tarn
La Borie sèche
j
j
j
l
l
l
l
t m
r
ζ
2a
1b
1a
6-9
5
3-4
1-2
1
5
di
Gneiss
paléozoïques
Autunien
Trias moyen
Hettangien
Sinémurien
Carixien
Domérien à
Aalénien
Bajocien inf.
Bajocien sup.
Bathonien inf.
o
+
800
400
D2
D1
D2
D2
D1
D1
500 m
Planche 9.1 – Structure tabulaire : Feuille Millau   
(935)
Cet extrait du coin NW de la feuille de Millau est situé sur le bord sud
du Massif Central. Le paysage y est déterminé par le creusement des vallées du Tarn et de ses affluents ; à l’Est de Saint­Georges­de­Luzençon
débute le plateau du Causse du Larzac. Ce secteur montre au NW le
socle métamorphique paléozoïque (ξ et
δ) du Massif Central, érodé et
recouvert en discordance angulaire majeure par un ensemble détritique
(r1) d’âge Stéphanien (Carbonifère supérieur) à Autunien (Permien
inférieur). Puis, avec une seconde discordance, le Trias est transgressif et
une série marine continue s’accumule jusqu’au Bathonien (j2) au moins
sur cet extrait de carte.
Caractères de la structure tabulaire
Les limites des formations de la série secondaire longent les courbes de
niveau, montrant que les couches sont d’altitude constante, subhorizontales. À l’échelle de la coupe, les couches descendent doucement
vers l’Est.
Dans le versant du causse à l’Est de Saint­Georges­de­Luzençon,
il est possible d’estimer l’épaisseur d’une formation en comptant le
nombre de courbes de niveau qu’elle contient, et en le multipliant par
20 m (équidistance des courbes de niveau) : l8­9a fait ainsi de l’ordre de
80 m, l9b 20 m, j1a 100 à 120 m.
Au Nord­Ouest de la coupe, deux failles orthogonales ont des pendages forts, car elles traversent tout droit, sans faire de “V”, la vallée
d’un ruisseau affluent du Tarn. Leur rejet (décalage) vertical peut être
connu en regardant la différence d’altitude de la limite de couches
l1­2/tm ; mais leur éventuel rejet horizontal ne peut être déterminé.
Discordances et histoire tectonique
Au Nord­Ouest, et au Nord du trait de coupe, on voit très bien l’Autunien (r1) reposer sur différents ensembles métamorphiques du socle
paléozoïque complexe, aux limites à pendage fort. La base de l’Autunien, surface régulière basculée vers le Sud­Est, est une partie de la
vaste surface d’érosion post­hercynienne que l’on connaît à l’échelle de
la France. La discordance est majeure, car c’est en kilomètres qu’il faut
compter la remontée de roches métamorphiques par érosion qui les a
ramenées en surface.
Après son dépôt, l’Autunien est basculé et partiellement érodé. Ceci
se voit au Sud du trait de coupe, où le Trias subhorizontal repose en discordance modérée sur l’Autunien, et même directement en discordance
majeure sur le socle hercynien là où l’Autunien a été érodé.
Après le dépôt de la série secondaire, seules quelques failles
témoignent d’une tectonique modérée. Signalons l’existence, au NordOuest de la coupe, d’une faille ancienne dirigée NE­SW qui affecte le
socle, et qui est cachetée par l’Autunien d’un côté et le Trias de l’autre.
Morphologie et géologie
L’extrait de carte montre un paysage de collines et de vallons creusés
dans les calcaires et les argiles du Lias. C’est dans l’Est de la carte que
l’on trouve un élément caractéristique du paysage en structure tabulaire,
le début du plateau du Causse du Larzac. Ce plateau est armé par un
ensemble résistant à l’érosion de calcaires et dolomies du Jurassique
moyen. Ces terrains sont perméables, l’eau s’y infiltre et n’y ruisselle pas,
empêchant l’érosion. Ils ne sont sensibles qu’à la dissolution karstique,
dont témoignent de nombreuses dolines (dépressions, entonnoirs) et
gouffres.
Remarque : La partie profonde de la coupe est interprétée de façon
simple, donc incertaine, en faisant les hypothèses suivantes : le Trias
a été prolongé en conservant son épaisseur, en discordance légère sur
l’Autunien, lui aussi prolongé simplement sans failles.
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