La coupe géologique
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7.5 La coupe en Structure
monocLinaLe
La structure monoclinale est caractérisée par des couches
inclinées dans la même direction. La valeur du pendage
peut rester constante ou varier localement, formant une
flexure ou un repli monoclinal (fig. 7.4).
a) Détermination du pendage
Si elle n’est pas donnée sur la carte, la valeur du pendage
peut être estimée de deux façons :
– sans connaître l’épaisseur des couches : dans un
relief assez marqué, on peut utiliser la méthode des intersections des limites de couches et des courbes de niveau
(méthode des horizontales, voir chap. 3) ;
– en connaissant par la notice l’épaisseur d’une
couche au moins : on place sur le profil topographique
(fig. 7.3) les points correspondant aux limites inférieure (A)
et supérieure (B) de la couche. À l’aide d’un compas, on
trace légèrement un cercle centré sur B et de rayon égal à
l’épaisseur e de la couche. La droite tangente au cercle et
passant par A est la base de la couche. Avec l’habitude, on
pourra utiliser une règle graduée placée perpendiculairement au segment allant au point A. Enfin, ce dessin pourra
être fait directement à main levée avec l’expérience.
b) Réalisation de la coupe
Placer sur le profil topographique les points d’affleurement
des limites de couches et des failles éventuelles (fig. 7.4).
Déterminer le pendage des couches par une des méthodes
vues plus haut, et esquisser le tracé d’une limite de couche.
Esquisser les couches voisines en respectant leurs épaisseurs.
L’épaisseur est toujours mesurée perpendiculairement à la base et
au sommet de la couche. Au passage d’une faille, décaler les
couches de la valeur du rejet vertical de la faille. Voir sur la
carte s’il y a des variations locales de pendage pour en tenir
compte avant d’achever le dessin des couches. Enfin, les
figurés lithologiques placés dans les couches sont basculés comme
celles-ci.
7.6 La coupe en Structure pLiSSée
a) Repérage des structures de la coupe
Il est indispensable d’analyser la carte avant d’y choisir
l’emplacement d’un trait de coupe, ou avant de réaliser
une coupe déjà tracée. Cela permet de repérer la position
des plis, leur style, la forme ronde ou anguleuse des charnières, les discordances, les failles, leur nature et leur pendage, l’ampleur des chevauchements, etc. On examinera
plus spécialement les environs du trait de coupe, car on
ne trouve pas juste sur ce trait toutes les données utiles à
la coupe.
Ces observations sont nécessaires aussi pour l’interprétation de la coupe en profondeur. En effet, on n’y dispose
plus des données précises de surface fournies par la carte, qui
permettent de bien contraindre le dessin de la partie supérieure de la coupe. L’incertitude augmente en profondeur,
et donc la nécessité d’interpréter. Cette extrapolation sera
d’autant plus fiable qu’elle tiendra compte des observations
régionales obtenues par l’examen d’ensemble de la carte.
b) Réalisation de la coupe
La partie superficielle de la coupe
Les contours des terrains tracés sur la carte géologique
représentent l’intersection des limites de ces terrains avec
le relief modelé par l’érosion (ex. fig. 7.2). La géométrie de
ces intersections permet de construire précisément la partie
superficielle de la coupe géologique, qui sera ensuite complétée en profondeur.
➢
➢ Le repérage des limites de terrains sur le profil
topographique
On repère d’abord les positions des limites de terrains
et des failles sur le trait de coupe, et on les coche par de
petits traits sur le bord du papier millimétré. Celui­ci doit
rester bien calé sur les points d’extrémité de la coupe. Puis
on descend ces repères le long des lignes verticales du
papier millimétré, et on les pointe légèrement sur le profil
topographique.
Figure 7.3  Dessin du pendage d’une formation.  
a) Lorsqu’il est donné par un signe de pendage.  
b) En connaissant l’épaisseur et les limites d’affleurement 
de la formation.
25
W
25
E
W
E
B
A
100 m
e = 1 0 0 m
a
b
e
a =
a = 25
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