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La coupe géologique
7.2 réaLiSation du profiL
topographique
a) Matériel
Sur une carte au 1/50 000, 1 mm représente 50 mètres.
Dessiner avec cette précision demande un bon matériel : un
crayon de dureté moyenne (H ou HB selon les marques),
qui sera fréquemment taillé ; à défaut, un porte­mine de diamètre 0,5 mm au maximum. Pour gommer avec précision,
on coupera dans une gomme un morceau pointu à l’aide
d’un cutter.
La finition de la coupe pourra se faire à l’aide de stylos
à dessin à encre de Chine, de différents diamètres : fin pour
les figurés, moyen pour les limites de terrains, plus épais
pour les contacts tectoniques.
À l’avenir la finition des coupes se fera sans doute sur
ordinateur : dès à présent, la maquette d’une coupe peut être
numérisée à l’aide d’un scanner, et sa finition réalisée avec
un logiciel d’illustration graphique. Ce procédé a été utilisé
pour les coupes du chapitre 9.
b) Réalisation
On examinera d’abord la topographie sur la carte le long du
profil, en repérant les endroits où le sens de la pente s’inverse : on cochera en haut du papier millimétré la position
des fonds de vallées par un signe « v » et des lignes de crêtes
par « ^ ». On notera aussi les altitudes des points cotés, et
des points les plus hauts et les plus bas du profil.
Sur la gauche du papier millimétré, on tracera une échelle
des hauteurs correspondant au dénivelé du profil : pour une
carte au 1/50 000 dont l’équidistance des courbes de niveau
est de 10 mètres, chaque ligne horizontale du papier correspond à une courbe de niveau maîtresse, soit 50 m de dénivelé (fig. 7.1). Si l’équidistance est de 20 mètres, les courbes
maîtresses sont tous les 100 mètres, soit 2 mm.
Aligner le haut de la bande de papier millimétré le long
du trait de coupe, et cocher précisément les points d’extrémités de la coupe.
Sur une carte au 1/50 000, au point de rencontre d’une
courbe de niveau maîtresse et du trait de coupe (bord du
papier), descendre le long de la ligne verticale du papier
millimétré et placer un point sur la ligne horizontale correspondant à l’altitude de la courbe de niveau.
Attention aux parois rocheuses verticales ou à pente
forte marquées par des figurés de rochers ! les courbes de
niveau n’y sont pas tracées. Le dénivelé de la paroi est alors
la différence d’altitude entre la courbe de niveau au­dessus
de la paroi et celle qui passe à son pied (fig. 7.1 et 1.6).
Une fois placés les points du profil correspondant aux
courbes de niveau maîtresses, aux fonds de vallées et aux
lignes de crêtes, on dessine le profil topographique en joignant ces points par une ligne continue naturelle (sans segments de droites). Entre deux courbes de niveau maîtresses,
les courbes de niveau ordinaires peuvent aider à préciser le
tracé du profil. À la fin de la coupe, les points de construction du profil ne doivent plus se voir.
Une fois le profil tracé, indiquer au dessus son titre,
son orientation, la toponymie (noms de lieux, rivières,
sommets), les points cotés. Si ce profil doit servir à réaliser
une coupe géologique, on peut attendre qu’elle soit achevée
pour le faire.
Le profil topographique doit être dessiné avec un
maximum de précision, au risque d’induire des erreurs ou
des difficultés dans la réalisation de la coupe géologique.
7.3 La coupe géoLogique
a) Préliminaire
De vastes régions de France et du monde sont constituées
de formations sédimentaires. Elles peuvent être restées
tabulaires (subhorizontales), comme dans le Bassin Parisien
(planche 9.1) si elles n’ont pas été sensiblement déformées
depuis leur dépôt. Mais elles peuvent être plissées et faillées
là où, du fait de la tectonique des plaques, elles ont subi des
contraintes tectoniques, donnant naissance à des chaînes de
montagnes (Alpes et Jura, Pyrénées) ou des fossés d’effondrement (Alsace, Limagne).
Les formations sédimentaires sont les plus favorables à la
réalisation de coupes géologiques, car :
– sur le terrain, ces séries d’épaisseur souvent assez
régulières à l’échelle d’une carte peuvent être subdivisées
en sous­ensembles superposés en fonction de leur nature
ou lithologie (grès, calcaires), de l’aspect de la roche ou
faciès (grès fins ou grossiers), de leur contenu fossilifère
(paléontologie) qui permet souvent de bien les dater et les
attribuer à des étages géologiques. La base et le sommet de
ces sous­ensembles, repérables sur le terrain, sont les limites
de formations, ou limites géologiques, qui sont tracées sur la
carte géologique. Leur sommet (toit) et leur base (mur) sont
sensiblement parallèles, et fournissent de bons repères pour
la construction de la coupe ;
– sur le territoire français, la majorité des dépôts sédimentaires sont marins. Ce sont souvent les couches les
plus continues et régulières, car leurs conditions de dépôt
ont été constantes sur de plus vastes surfaces que les séries
continentales lacustres ou fluvio­lacustres déposées dans des
paysages moins étendus. Les épaisseurs des terrains, nécessaires pour construire les coupes géologiques, sont indiquées
dans la notice de la carte ;
– si des formations présentent des variations latérales
d’épaisseur, elles sont signalées dans la notice et se voient
parfois sur la carte même ;
– dans les structures plissées, le pendage ou basculement des couches par rapport à l’horizontale se mesure sur
le terrain (fig. 3.1 à 3.3). Sur la carte, il est noté par un
signe de pendage (fig. 2.1). Très utiles pour la précision des
coupes, surtout lorsque la valeur de l’angle de pendage est
précisée, ces signes sont trop rares sur de nombreuses cartes.
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