Leti principaleti titructureti géologiqueti
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© Dunod - La photocopie non autorisée est un délit.
Des filons de composition granitique se détachent du
pluton et sont intrusifs dans les terrains encaissants. En
dégageant les quelques kilomètres superficiels de la croûte
continentale l’érosion met à l’affleurement ces roches formées en profondeur.
b) Expression cartographique des structures
volcaniques et plutoniques
– Dans la région Ouest de la carte (fig. 4.11), trois cônes
volcaniques reposent sur un socle de roches anciennes
métamorphisées (X). Le cône V3 repose en partie sur le
flanc du volcan V2 et lui est donc postérieur. Des coulées
de basalte β2 et β3 s’échappent de ces cônes ; elles se sont
écoulées dans le fond de vallées qu’elles ont partiellement
comblées. Du cône V1, situé plus au Nord, s’est échappée
la coulée β1 ; elle est située actuellement en position de
plateau et elle est en partie érodée, au pied du volcan, par
le creusement d’une vallée EW ; cette coulée est donc plus
ancienne que les coulées β1 et β2.
– Dans la partie Est de la carte (fig. 4.11), affleure un pluton
granitique (γ), entouré d’une auréole de métamorphisme de
contact (mc) et de deux filons granitiques N­S et NNE­SSW.
Ce pluton est intrusif dans une formation Z, fortement plissée.
c) Relation morphologie et structure
Un phénomène morphologique appelé inversion de relief
est à l’origine de la position topographique « haute » de la
coulée V1. À l’origine cette coulée s’est épanchée, comme
les coulées β1 et β2, dans le fond d’une vallée. L’érosion
ayant ensuite décapé les terrains avoisinants plus tendres,
la coulée s’est trouvée « perchée », dominant maintenant
le nouveau paysage.
4.5 concordanceS
et diScordanceS
a) Définition
Lorsque dans un bassin sédimentaire les dépôts se font régulièrement, les couches qui en résultent sont, elles aussi, disposées
régulièrement et en continuité (dite stratigraphique) les unes
au­dessus des autres : les couches sont disposées en concordance. Mais de nombreux phénomènes géologiques sont
susceptibles de perturber cet arrangement : les couches sont
alors dites discordantes. Parmi ces mécanismes, les déformations liées à des phases tectoniques compressives (plis), ou les
basculements associés au mouvement de failles normales sont
les plus connus. Ces mouvements sont suivis de fortes érosions
nivelant les reliefs qui viennent d’être créés. Lorsque de nouveaux dépôts recouvrent les anciennes structures il se forme
des discordances angulaires, parfois spectaculaires (angle de
plusieurs dizaines de degrés entre les dépôts discordants et les
terrains sous­jacents). Une reprise de la sédimentation, après
A
A
B
n
n+1
n-1
n-2
B
100m
n+1
n
n-1
n-2
COUPE
CARTE
A
B
n
n+1
n
Discordance(D)
J1
J2
J3
J4
COUPE
CARTE
A
B
100m
D
J1
J2
J3
J4
n
a
b
n+1
Figure 4.12 Concordance (a) et discordance (b) : cartes 
et coupes schématiques.
une période d’arrêt plus ou moins longue, comme par exemple
lors d’une transgression marine sur une plate­forme continentale, est généralement marquée par une disposition en
discordance des couches transgressives ; mais la discordance
est alors faible (angle de quelques degrés entre la base de la
série discordante et la série sous­jacente) : la discordance est
dite cartographique car elle apparaît plus nettement sur la
carte géologique que sur le terrain.
b) Expression cartographique des discordances
– Dans une série sédimentaire où les couches sont
concordantes, une couche quelconque (n), repose toujours
sur la couche (n­1) et elle est toujours surmontée par la
couche (n+1). Cartographiquement cette relation est facile
à établir puisque les affleurements de la couche (n) jouxteront toujours les affleurements de la couche sous-jacente
(n-1) et sus-jacente (n+1), quelle que soit la géométrie
de ces affleurements (fig. 4.12­a).
– Lorsqu’une série sédimentaire n repose en discordance
sur une série sédimentaire (Jx), la base de la couche la
plus ancienne – appelée surface de discordance ou plus
simplement la discordance – repose sur des terrains d’âges
différents de la série sous­jacente (J1,J2,...,J6) (fig. 4.12b). Cartographiquement on retrouvera cette propriété :
les affleurements de la couche n, discordante, seront en
contact stratigraphique (contact de dépôt) avec divers
affleurements de la série sous-jacente.
Des signes de pendages proches, situés de part et d’autre
de la discordance montrant des valeurs de pendage et/
ou des directions de couches différentes, peuvent préciser
l’importance de cette discordance.
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