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La carte géologique
La collecte de fossiles, déterminés par des paléontologistes, permet de dater plus ou moins précisément ces terrains
dans le temps et de les placer dans une échelle stratigraphique subdivisée en grandes ères et périodes, puis systèmes,
sous systèmes et étages (voir le tableau), qui sont représentés
par les cartouches et leurs indices dans la légende de la carte.
Dans les dernières décennies, le développement des méthodes
de datation radiométrique (ou radiochronologie, ou encore
géochronologie) telles la méthode K/Ar (Potassium/Argon)
ainsi que du paléomagnétisme ont permis une connaissance
de plus en plus fine de l’âge dit « absolu », en millions
d’années (Ma) de ces étages stratigraphiques pour les terrains
sédimentaires, et de déterminer l’âge des roches intrusives,
volcaniques ou métamorphiques dépourvues de fossiles.
Pour les terrains sédimentaires plus anciens que l’ère
quaternaire, la lettre de l’indice du cartouche correspond
à un système ou un sous-système chronostratigraphique,
relativement long, subdivisé lui-même en étages (voir
tableau). Par exemple :
– k pour le système Cambrien ;
– t pour le système Trias ;
– j pour les sous-systèmes Jurassique moyen et Jurassique
supérieur ;
– n pour le sous-système Crétacé inférieur, et c pour le
Crétacé supérieur.
Une série attribuée sans plus de précision au cambroordovicien sera notée k-o.
Le chiffre de l’indice précise l’attribution du terrain à
un étage du système ou sous-système. L’étage le plus ancien
a le chiffre 1. n1, le Berriasien, est l’étage le plus ancien du
Crétacé inférieur, et n6, l’Albien, le plus récent.
Une subdivision dans un étage utilise à nouveau des
lettres ; a est le terme le plus ancien. Ainsi, n3a et n3b sont
respectivement l’Hauterivien inférieur et supérieur.
Inversement, n2-3a indique que le Valanginien et
l’Hauterivien inférieur sont regroupés, ou indifférenciés,
c’est-à-dire qu’ils ne peuvent être distingués sur le terrain.
Par des lettres majuscules en italique, les indices
peuvent aussi refléter la lithologie (nature de la roche) d’une
formation : j8D représente des dolomies du Kimméridgien
(Jurassique supérieur).
L’échelle stratigraphique ne cesse d’être améliorée,
et des changements ont eu lieu depuis le lever des premières cartes au 1/50 000. Le tableau donne les notations
stratigraphiques recommandées aujourd’hui par le BRGM
pour l’établissement des nouvelles cartes au 1/50 000 de la
France. Elle présente quelques nouveaux noms d’étages. À
l’inverse, certains noms d’étages marins ou continentaux de
cartes déjà publiées n’y figurent plus ; nous les avons donc
rappelés dans la colonne de droite.
➢
➢ Les indices des formations superficielles récentes
Les formations superficielles récentes qui masquent parfois
les terrains anciens sont surtout d’âge quaternaire. Dans
cette brève période de temps (1,6 Ma seulement), elles sont
souvent difficiles à dater précisément. Leurs indices utilisent
des lettres majuscules, qui correspondent au type de formation et à son mode de dépôt :
– F indique des alluvions déposées par les cours d’eau.
Si l’on peut en distinguer chronologiquement plusieurs
unités, comme dans le cas de terrasses alluviales étagées,
la plus jeune (la plus basse) a comme indice la dernière lettre
de l’alphabet. Des plus récentes aux plus anciennes, les alluvions sont donc notées Fz, Fy, Fx, Fw, même si leur âge
stratigraphique réel est mal connu ;
– G représente des formations glaciaires (moraines,
alluvions glaciaires…) qui ne se sont formées en France
qu’au Quaternaire. Elles sont indexées comme les alluvions selon leur âge relatif : Gz,…, Gv, du récent vers
l’ancien ;
– J indique des cônes de déjection, alluvions grossières
étalées en forme d’éventail au débouché des torrents,
indexés comme les alluvions et dépôts glaciaires ;
– E marque des éboulis, dont la nature variée est parfois distinguée : nappes ou tabliers de versants de cailloutis
anguleux et blocs sur les pentes au pied de parois et versants raides de roches dures, écroulements catastrophiques
au pied de parois, glissements de terrain superficiels ou en
masse de formations argileuses, etc. Ils peuvent aussi être
indexés.
Le plus souvent, ces formations peu épaisses ne peuvent
être figurées sur les coupes géologiques. Elles peuvent
compliquer la lecture des cartes où elles sont largement
étendues, masquant les terrains anciens, leurs limites stratigraphiques ou tectoniques, et gêner la compréhension des
structures qu’elles cachent.
Le choix de cartographier ou non des formations superficielles peu épaisses est délicat. La surface qu’elles couvrent
sur une carte dépend bien sûr de leur abondance dans la
région. Mais en comparant deux cartes voisines, on note
aussi des différences attribuables aux choix des géologues
qui ont levé les cartes.
➢
➢ Les indices des roches volcaniques
Les indices des roches volcaniques (ou effusives) sont des
lettres grecques correspondant à leur nature pétrographique,
par exemple :
a (bêta) = basalte ; q (rhô) = rhyolite ; α (alpha) = andésite ;
s (tau) = trachyte… L’ajout de petites lettres et la légende
des cartouches permettent de distinguer des basaltes intrusifs
(a i ) pour des necks (cheminées) ou des dykes (filons), ou des
nappes de tufs (` t ) en surface. L’âge des roches est indiqué
dans la légende ; si des âges radiochronologiques sont connus,
ils sont donnés dans la notice de la carte.
➢
➢ Les indices des roches plutoniques
Les roches plutoniques, intrusives, ou de fond océanique
(ophiolites), sont indexées aussi par des lettres grecques :
f (gamma), g (êta) et p (thêta) pour les granites, les diorites
La carte géologique
La collecte de fossiles, déterminés par des paléontologistes, permet de dater plus ou moins précisément ces terrains
dans le temps et de les placer dans une échelle stratigraphique subdivisée en grandes ères et périodes, puis systèmes,
sous systèmes et étages (voir le tableau), qui sont représentés
par les cartouches et leurs indices dans la légende de la carte.
Dans les dernières décennies, le développement des méthodes
de datation radiométrique (ou radiochronologie, ou encore
géochronologie) telles la méthode K/Ar (Potassium/Argon)
ainsi que du paléomagnétisme ont permis une connaissance
de plus en plus fine de l’âge dit « absolu », en millions
d’années (Ma) de ces étages stratigraphiques pour les terrains
sédimentaires, et de déterminer l’âge des roches intrusives,
volcaniques ou métamorphiques dépourvues de fossiles.
Pour les terrains sédimentaires plus anciens que l’ère
quaternaire, la lettre de l’indice du cartouche correspond
à un système ou un sous-système chronostratigraphique,
relativement long, subdivisé lui-même en étages (voir
tableau). Par exemple :
– k pour le système Cambrien ;
– t pour le système Trias ;
– j pour les sous-systèmes Jurassique moyen et Jurassique
supérieur ;
– n pour le sous-système Crétacé inférieur, et c pour le
Crétacé supérieur.
Une série attribuée sans plus de précision au cambroordovicien sera notée k-o.
Le chiffre de l’indice précise l’attribution du terrain à
un étage du système ou sous-système. L’étage le plus ancien
a le chiffre 1. n1, le Berriasien, est l’étage le plus ancien du
Crétacé inférieur, et n6, l’Albien, le plus récent.
Une subdivision dans un étage utilise à nouveau des
lettres ; a est le terme le plus ancien. Ainsi, n3a et n3b sont
respectivement l’Hauterivien inférieur et supérieur.
Inversement, n2-3a indique que le Valanginien et
l’Hauterivien inférieur sont regroupés, ou indifférenciés,
c’est-à-dire qu’ils ne peuvent être distingués sur le terrain.
Par des lettres majuscules en italique, les indices
peuvent aussi refléter la lithologie (nature de la roche) d’une
formation : j8D représente des dolomies du Kimméridgien
(Jurassique supérieur).
L’échelle stratigraphique ne cesse d’être améliorée,
et des changements ont eu lieu depuis le lever des premières cartes au 1/50 000. Le tableau donne les notations
stratigraphiques recommandées aujourd’hui par le BRGM
pour l’établissement des nouvelles cartes au 1/50 000 de la
France. Elle présente quelques nouveaux noms d’étages. À
l’inverse, certains noms d’étages marins ou continentaux de
cartes déjà publiées n’y figurent plus ; nous les avons donc
rappelés dans la colonne de droite.
➢
➢ Les indices des formations superficielles récentes
Les formations superficielles récentes qui masquent parfois
les terrains anciens sont surtout d’âge quaternaire. Dans
cette brève période de temps (1,6 Ma seulement), elles sont
souvent difficiles à dater précisément. Leurs indices utilisent
des lettres majuscules, qui correspondent au type de formation et à son mode de dépôt :
– F indique des alluvions déposées par les cours d’eau.
Si l’on peut en distinguer chronologiquement plusieurs
unités, comme dans le cas de terrasses alluviales étagées,
la plus jeune (la plus basse) a comme indice la dernière lettre
de l’alphabet. Des plus récentes aux plus anciennes, les alluvions sont donc notées Fz, Fy, Fx, Fw, même si leur âge
stratigraphique réel est mal connu ;
– G représente des formations glaciaires (moraines,
alluvions glaciaires…) qui ne se sont formées en France
qu’au Quaternaire. Elles sont indexées comme les alluvions selon leur âge relatif : Gz,…, Gv, du récent vers
l’ancien ;
– J indique des cônes de déjection, alluvions grossières
étalées en forme d’éventail au débouché des torrents,
indexés comme les alluvions et dépôts glaciaires ;
– E marque des éboulis, dont la nature variée est parfois distinguée : nappes ou tabliers de versants de cailloutis
anguleux et blocs sur les pentes au pied de parois et versants raides de roches dures, écroulements catastrophiques
au pied de parois, glissements de terrain superficiels ou en
masse de formations argileuses, etc. Ils peuvent aussi être
indexés.
Le plus souvent, ces formations peu épaisses ne peuvent
être figurées sur les coupes géologiques. Elles peuvent
compliquer la lecture des cartes où elles sont largement
étendues, masquant les terrains anciens, leurs limites stratigraphiques ou tectoniques, et gêner la compréhension des
structures qu’elles cachent.
Le choix de cartographier ou non des formations superficielles peu épaisses est délicat. La surface qu’elles couvrent
sur une carte dépend bien sûr de leur abondance dans la
région. Mais en comparant deux cartes voisines, on note
aussi des différences attribuables aux choix des géologues
qui ont levé les cartes.
➢
➢ Les indices des roches volcaniques
Les indices des roches volcaniques (ou effusives) sont des
lettres grecques correspondant à leur nature pétrographique,
par exemple :
a (bêta) = basalte ; q (rhô) = rhyolite ; α (alpha) = andésite ;
s (tau) = trachyte… L’ajout de petites lettres et la légende
des cartouches permettent de distinguer des basaltes intrusifs
(a i ) pour des necks (cheminées) ou des dykes (filons), ou des
nappes de tufs (` t ) en surface. L’âge des roches est indiqué
dans la légende ; si des âges radiochronologiques sont connus,
ils sont donnés dans la notice de la carte.
➢
➢ Les indices des roches plutoniques
Les roches plutoniques, intrusives, ou de fond océanique
(ophiolites), sont indexées aussi par des lettres grecques :
f (gamma), g (êta) et p (thêta) pour les granites, les diorites
