Étudeti de carteti et coupeti géologiqueti
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SE
0
0
-
434
j9d
j9a
g2-3
500
-500
500
-500
D
Ganges
Le Taurac
fossé de Montoulieu
L'Alzon
Bois de Sauzet
304
500 m
-1000
g2-3
n3a
n1b-2M
n1
j9
a b
c
d
j8
j7
j6b
j6a
j5
j3
j2
j1
Portlandien
a: faciès interne
b: faciès de barrière
c: facièes de pente ext.
d: faciès de plateforme ext.
Kimméridgien sup.
Kimméridgien inf.
Oxfordien sup.
"
Oxfordien moy.
Callovien
Bathonien
Bajocien
Oligocène mo.-sup.
Hauterivien inf.
Berriasien moy. sup.
Valanginien
Berriasien inf.
NW
j9b
j9c
n2a
j8
j9
F4
F1
F2
F3
Planche 9.13 – Failles décrochantes : feuilles  
Saint-Martin-de-Londres et Le Vigan (937 & 963)
Une zone de failles de direction NE­SW affecte les terrains mésozoïques
et cénozoïques de la région ; une déformation importante s’y localise
sur quelques centaines de mètres à quelques kilomètres de large : c’est
la zone de faille des Cévennes. Longue de plus de 200 km de la vallée
du Rhône à la Montagne Noire, elle sépare le Massif Central au NW du
Languedoc au SE.
Une association de plusieurs failles
La zone de faille des Cévennes comprend une faille majeure (faille F1 :
direction NE­SW, verticale) et des failles secondaires (faille F2 et F3 :
direction N60° à N80°, pendage SE ou NW. Ces dernières délimitent
la structure du Taurac dont la géométrie est celle d’un horst compressif
de direction oblique sur la direction générale de la zone de faille des
Cévennes.
Une origine ancienne et une histoire en plusieurs étapes
Formées à la fin du Paléozoïque (tectonique tardihercynienne), ces
failles ont poursuivi leur activité au cours du Permien et du Jurassique
(jeux en failles normales). Puis elles ont été fortement réactivées lors
de la tectonique pyrénéenne compressive N­S au début du Tertiaire
(Éocène ­ Oligocène inférieur), où elles ont fonctionné en failles décrochantes sénestres (faille F1) ou en failles sénestres­inverses (failles F2
et F3). Le décalage horizontal des différents faciès d’un ancien système
récifal du Portlandien (j9ac par exemple), orienté sensiblement N­S,
par ces failles, permet d’estimer à 15 kilomètres le déplacement horizontal sénestre sur la zone de faille des Cévennes, lors de la compression
pyrénéenne.
Au cours de l’Oligocène moyen et supérieur, la région fut soumise
à une extension approximativement NW­SE, qui a réactivé certaines
failles en failles normales (F4). Des demi­grabens remplis de dépôts
détritiques continentaux franchement discordants sur les formations
plus anciennes se sont alors formés au toit de ces accidents.
Nota : Certaines couleurs et limites géologiques ne sont pas identiques entre les deux cartes d’où l’extrait de carte a été réalisé. Les cartes
géologiques d’éditions anciennes n’ont pas toujours été homogénéisées
(tant au niveau des couleurs que des limites) comme elles le sont
aujourd’hui. Ceci entraîne quelques difficultés pour la lecture du document que le lecteur voudra bien excuser.
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