Étudeti de carteti et coupeti géologiqueti
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NE
SW
1500
0
500 m
nappe de Digne
demi-fenêtre de Barles
m5-p
m3-5
m2
m1-2
m1
g1-2G
g1-2R
e7-gBr
c1-3,
n3
n2
n1
j7-9
j5-6
j3-4
j1
I7-8
I6a-b-c
I5
I4, I2-3
I1
t9
t7-5G
t3-6
Miocène sup. -
Pliocène
Langhien -
Tortonien
Burdigalien
Aquitanien -
Burdigalien
Aquitanien
Stampien
molasse grise
molasse rouge
Eocène sup. -
Oligocène basal
CénomanienTuronien
TuronienConiacien
Hauterivien
Valanginien
Berriasien
Tithonique -
Kimméridgien
Oxfordien moy. -
sup.
Bathonien -
Callovien
Bajocien
Toarcien
Domérien
Carixien
Lotharingien -
Sinémurien -
Hettangien pp
Rhétien
Carnien -
Norien (Gypse)
Anisien - Ladinien
c3-c4
Oxford. inf.
Hettangien pp
D
D
D
Plé gros
Le Siro
La Chau
Roche Rousse
Le Bès
(lambeau de la Robine)
500
Planche 9.12 – Nappe : feuille La Javie (918)
Le lambeau de la Robine, partie avancée au front de la nappe de Digne,
est un exemple typique de structure chevauchante au cœur de la chaîne
subalpine centrale.
La nappe (partie allochtone)
Le lambeau de la Robine, formé de terrains secondaires (Trias et Lias),
de forme synclinale simple, repose anormalement sur des terrains tertiaires. Un contact tectonique sépare le lambeau (allochtone) du substratum (autochtone). Des écailles et des replis compliquent le front SW
de cette unité charriée.
Le substratum (partie autochtone)
Le substratum est lui­même complexe, car il est composé d’une série
mésozoïque (au NE de la coupe), affectée de plis d’axe EW, sur lesquels
reposent en discordance angulaire souvent très forte (90°) des formations détritiques continentales ou marines (Éocène supérieur­Oligocène­Miocène). Ces formations se terminent par de puissants dépôts
fluviatiles d’âge Miocène supérieur à Pliocène (formation de Valensole).
C’est sur cette formation que repose la nappe de Digne au niveau du
lambeau de la Robine. Entre la nappe et l’autochtone s’intercalent parfois des formations chaotiques d’âge Pliocène terminal. Leurs éléments
proviennent du démantèlement du front de la nappe en mouvement
lorsqu’il était très proche, puis ces formations ont été chevauchées par
la nappe.
L’orientation des déformations dans les terrains autochtones proches
du contact chevauchant et à la base de la nappe (axes de plis NW­SE
déversés au SW) indique un déplacement de cette dernière du NE vers
le SW.
Modalité de mise en place de la nappe
Les études de terrain montrent que la nappe s’est avancée sur une surface irrégulière et à l’air libre (tectonique épiglyptique). Son chevauchement a été facilité par un épais coussin de gypses du Trias (t7­5G) qui
jalonne son contact de base.
L’érosion postérieure à la mise en place de la nappe a préservé
le lambeau de la Robine, probablement en raison de sa structure en
cuvette synclinale, tandis que plus au Nord elle a évidé la demi­fenêtre
de Barles dans un bombement de la nappe.
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