L’ère de la biodiversité, officiellement ouverte par le sommet
planétaire qui s’est tenu à Rio en juin 1992 et la ratification d’une
convention sur la diversité biologique, est le premier événement révélateur
d’une réelle prise de conscience mondiale de l’alerte lancée par Jean Dorst
en 1965 – même si le sommet de Stockholm, dès 1972, en fut l’étape
préparatoire nécessaire. Ce dernier obligea en effet à reconnaître que la
montée en puissance des problèmes d’environnement représentait, pour un
sain développement de nos sociétés, un handicap sérieux. Reconnaissance
qui s’est traduite partout dans le monde par la création de ministères ou
secrétariats d’État en charge de l’environnement – où, il est vrai, la nature
restait le parent pauvre.
De fait, pour redécouvrir l’omniprésence essentielle de la nature, pour
mesurer combien on en a besoin, il aura fallu accepter de la rebaptiser
« biodiversité » – ce qui privilégie sa dimension vivante au risque de faire
oublier sa base minérale, géologique, mais c’est une autre histoire.
Gageons que Rio 2012
1
– vingt ans après la naissance de la convention
sur la diversité biologique – nous rouvrira toutes grandes les portes de la
nature ; une nature revisitée dans laquelle nous et nos cultures aurions notre
vraie place : le message ou, plutôt, le rêve de Jean Dorst pleinement
réalisé !
Où en est-on vraiment, près de cinquante ans après la parution d’Avant
que nature meure ?
D’abord, force est de constater que le tissu vivant de la Terre continue
de se déchirer et que beaucoup d’espèces d’animaux et de plantes sont en
déclin et, sauf changement radical, vouées à une extinction prochaine.
Ensuite, que des avancées significatives se sont produites, qu’il
s’agisse du développement des connaissances, de l’approfondissement des
planétaire qui s’est tenu à Rio en juin 1992 et la ratification d’une
convention sur la diversité biologique, est le premier événement révélateur
d’une réelle prise de conscience mondiale de l’alerte lancée par Jean Dorst
en 1965 – même si le sommet de Stockholm, dès 1972, en fut l’étape
préparatoire nécessaire. Ce dernier obligea en effet à reconnaître que la
montée en puissance des problèmes d’environnement représentait, pour un
sain développement de nos sociétés, un handicap sérieux. Reconnaissance
qui s’est traduite partout dans le monde par la création de ministères ou
secrétariats d’État en charge de l’environnement – où, il est vrai, la nature
restait le parent pauvre.
De fait, pour redécouvrir l’omniprésence essentielle de la nature, pour
mesurer combien on en a besoin, il aura fallu accepter de la rebaptiser
« biodiversité » – ce qui privilégie sa dimension vivante au risque de faire
oublier sa base minérale, géologique, mais c’est une autre histoire.
Gageons que Rio 2012
1
– vingt ans après la naissance de la convention
sur la diversité biologique – nous rouvrira toutes grandes les portes de la
nature ; une nature revisitée dans laquelle nous et nos cultures aurions notre
vraie place : le message ou, plutôt, le rêve de Jean Dorst pleinement
réalisé !
Où en est-on vraiment, près de cinquante ans après la parution d’Avant
que nature meure ?
D’abord, force est de constater que le tissu vivant de la Terre continue
de se déchirer et que beaucoup d’espèces d’animaux et de plantes sont en
déclin et, sauf changement radical, vouées à une extinction prochaine.
Ensuite, que des avancées significatives se sont produites, qu’il
s’agisse du développement des connaissances, de l’approfondissement des
