Les Tortues de mer font l’objet d’une exploitation très ancienne, en
particulier pour leurs œufs. Ces Chéloniens viennent en effet à terre pour
enfouir leurs pontes dans le sable ; les hommes les trouvent d’autant plus
facilement que ces lieux d’étendue réduite sont visités d’année en année
depuis des temps immémoriaux. Certaines espèces sont exploitées pour
l’écaille de leur carapace ; d’autres, dont le plastron a une texture
particulière
213
, servent à la confection de la soupe à la tortue, consommé
considéré comme un mets de choix dans le monde « civilisé », notamment
dans les pays anglo-saxons.
Ces diverses utilisations ont entraîné une surexploitation manifeste des
diverses espèces de Tortues marines qui ont diminué dans des proportions
considérables à travers les mers chaudes qu’elles fréquentent (Hendrickson,
1961 ; Parsons, 1962). La Tortue luth Dermochelys coriacea – le géant du
groupe pesant jusqu’à 1 500 livres, véritable fossile vivant dépourvu de
carapace remplacée par des plaques incluses dans la peau – n’est plus
représentée que par des populations relictuelles au Costa Rica, en Guyane,
en Afrique du Sud et en Malaisie (Trengganu), où moins de 1 600 femelles
pondent annuellement dans ce qui est considéré comme le plus important
lieu de reproduction. La collecte exagérée des œufs est responsable de la
diminution rapide de cette espèce même considérée un moment comme
éteinte.
La Tortue verte ou Tortue franche Chelonia mydas – qualifiée par
Archie Carr, le spécialiste mondial des Tortues de mer, de « reptile le plus
utile du monde » – est, elle aussi, exploitée pour ses œufs, notamment dans
le Sud-Est asiatique ; la surexploitation a entraîné une diminution massive
de la production, tombée pour les colonies du Sarawak, de 2 184 095 pour
la période 1929-1936 à 1 038 129 pour la période 1955-1961 (Harrisson,
1962). De plus cette espèce jouit du triste privilège d’être parmi celles qui
fournissent la matière première de la soupe à la tortue ; de ce fait, elle est
pourchassée à travers le monde entier. Elle se trouve ainsi en grave danger,
comme plusieurs autres espèces, principalement la Tortue à écaille
Eretmochelys imbricata, de l’Atlantique, qui fournit une écaille renommée
et un succédané pour la confection du fameux consommé.
Il convient donc de prendre des mesures pour assurer la survie des
Tortues de mer et garantir l’exploitation rentable d’une richesse naturelle
compromise par des collectes abusives. Les portions de plages où les
particulier pour leurs œufs. Ces Chéloniens viennent en effet à terre pour
enfouir leurs pontes dans le sable ; les hommes les trouvent d’autant plus
facilement que ces lieux d’étendue réduite sont visités d’année en année
depuis des temps immémoriaux. Certaines espèces sont exploitées pour
l’écaille de leur carapace ; d’autres, dont le plastron a une texture
particulière
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, servent à la confection de la soupe à la tortue, consommé
considéré comme un mets de choix dans le monde « civilisé », notamment
dans les pays anglo-saxons.
Ces diverses utilisations ont entraîné une surexploitation manifeste des
diverses espèces de Tortues marines qui ont diminué dans des proportions
considérables à travers les mers chaudes qu’elles fréquentent (Hendrickson,
1961 ; Parsons, 1962). La Tortue luth Dermochelys coriacea – le géant du
groupe pesant jusqu’à 1 500 livres, véritable fossile vivant dépourvu de
carapace remplacée par des plaques incluses dans la peau – n’est plus
représentée que par des populations relictuelles au Costa Rica, en Guyane,
en Afrique du Sud et en Malaisie (Trengganu), où moins de 1 600 femelles
pondent annuellement dans ce qui est considéré comme le plus important
lieu de reproduction. La collecte exagérée des œufs est responsable de la
diminution rapide de cette espèce même considérée un moment comme
éteinte.
La Tortue verte ou Tortue franche Chelonia mydas – qualifiée par
Archie Carr, le spécialiste mondial des Tortues de mer, de « reptile le plus
utile du monde » – est, elle aussi, exploitée pour ses œufs, notamment dans
le Sud-Est asiatique ; la surexploitation a entraîné une diminution massive
de la production, tombée pour les colonies du Sarawak, de 2 184 095 pour
la période 1929-1936 à 1 038 129 pour la période 1955-1961 (Harrisson,
1962). De plus cette espèce jouit du triste privilège d’être parmi celles qui
fournissent la matière première de la soupe à la tortue ; de ce fait, elle est
pourchassée à travers le monde entier. Elle se trouve ainsi en grave danger,
comme plusieurs autres espèces, principalement la Tortue à écaille
Eretmochelys imbricata, de l’Atlantique, qui fournit une écaille renommée
et un succédané pour la confection du fameux consommé.
Il convient donc de prendre des mesures pour assurer la survie des
Tortues de mer et garantir l’exploitation rentable d’une richesse naturelle
compromise par des collectes abusives. Les portions de plages où les
