Mais le continent noir manifeste maintenant un réveil démographique, sa
population ayant déjà doublé depuis 1850. Le taux global de natalité atteint
49 ‰ , soit beaucoup plus que partout ailleurs et la politique est dans
l’ensemble pronataliste.
La Zambie et la Rhodésie présentent en particulier une natalité record,
la population y ayant doublé en une génération. En Tanzanie, la population
estimée à 4 145 000 en 1913 a passé de 7 410 269 en 1948 à 8 665 336 en
1957 (soit 17 % d’augmentation en une dizaine d’années) et à 12 231 342
en 1967. En Ouganda, la population a passé de 4 917 555 habitants en 1948
à 6 536 616 en 1959, soit une augmentation de 31 %. Au Kenya,
l’accroissement annuel moyen est de 25 ‰ , la population doublant de ce
fait en 31 ans
5
. Pour le Rwanda et le Burundi, certains démographes ont
avancé un index d’accroissement de 33 ‰, chiffre quelque peu forcé sans
doute ; il n’en est pas moins vrai que ces deux pays sont les plus densément
peuplés de toute l’Afrique tropicale, avec une densité de 126 habitants au
km 2 au Rwanda et de 120 en Burundi (contre 7 pour le Congo, 13 pour la
Tanzanie et 34 pour l’Ouganda).
Les exemples de ce genre pourraient être multipliés. Ils précisent les
grandes lignes de l’expansion numérique de notre espèce à travers la
planète. Sans doute doit-on souligner que le phénomène d’accroissement
n’a pas été synchrone dans toutes les parties du monde et qu’il montre de ce
fait une grande diversité.
Fig. 31. Accroissement de la population mondiale depuis l’apparition de
l’homme il y a 600 000 ans. En ordonnées : effectifs en millions.
population ayant déjà doublé depuis 1850. Le taux global de natalité atteint
49 ‰ , soit beaucoup plus que partout ailleurs et la politique est dans
l’ensemble pronataliste.
La Zambie et la Rhodésie présentent en particulier une natalité record,
la population y ayant doublé en une génération. En Tanzanie, la population
estimée à 4 145 000 en 1913 a passé de 7 410 269 en 1948 à 8 665 336 en
1957 (soit 17 % d’augmentation en une dizaine d’années) et à 12 231 342
en 1967. En Ouganda, la population a passé de 4 917 555 habitants en 1948
à 6 536 616 en 1959, soit une augmentation de 31 %. Au Kenya,
l’accroissement annuel moyen est de 25 ‰ , la population doublant de ce
fait en 31 ans
5
. Pour le Rwanda et le Burundi, certains démographes ont
avancé un index d’accroissement de 33 ‰, chiffre quelque peu forcé sans
doute ; il n’en est pas moins vrai que ces deux pays sont les plus densément
peuplés de toute l’Afrique tropicale, avec une densité de 126 habitants au
km 2 au Rwanda et de 120 en Burundi (contre 7 pour le Congo, 13 pour la
Tanzanie et 34 pour l’Ouganda).
Les exemples de ce genre pourraient être multipliés. Ils précisent les
grandes lignes de l’expansion numérique de notre espèce à travers la
planète. Sans doute doit-on souligner que le phénomène d’accroissement
n’a pas été synchrone dans toutes les parties du monde et qu’il montre de ce
fait une grande diversité.
Fig. 31. Accroissement de la population mondiale depuis l’apparition de
l’homme il y a 600 000 ans. En ordonnées : effectifs en millions.
