© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.
83
6.2 • Réactions solide-solide entre minéraux anhydres
est souvent perthitique, avec des lamelles d’albite dans l’orthose, tandis que le feldspath
alcalin des laves acides (refroidies rapidement) reste de l’anorthose, feldspath alcalin
intermédiaire entre feldspath potassique et albite. Dans ce dernier cas, la vitesse
(cinétique) de réaction était plus faible que la vitesse de refroidissement et les lamelles
d’exsolution n’ont pas eu le temps de se former.
Un diagramme tel que celui de la figure 6.3 peut être utilisé à des fins géothermométriques en analysant les deux minéraux en présence : m1ss et m2ss.
6.2.3 Réactions interminérales solide-solide
entre minéraux anhydres
L’instabilité entre deux (et plus) minéraux conduits à des réactions minéralogiques entre
ces phases. Le champ de stabilité d’un minéral (ou d’une association de minéraux)
est réduit lorsque celui-ci est en présence d’un autre minéral avec lequel il peut réagir.
Sur la figure 6.4, le champ de stabilité de l’albite, pôle pur sodique du plagioclase,
Figure 6.4 – Réactions de déstabilisation
et champs de stabilité des pôles purs des plagioclases.
Ces réactions limitent les champs de stabilité des minéraux ou assemblages de
minéraux. Le champ de stabilité d’un assemblage minéralogique est réduit chaque
fois que s’ajoute un nouveau minéral avec lequel celui-ci peut réagir. Le champ de
stabilité de l’assemblage grossulaire + quartz + disthène est plus restreint que
celui de l’association grossulaire + quartz et que celui du seul minéral grossulaire
(non représenté sur la figure). Même raisonnement pour les assemblages faisant
intervenir l’albite.
Ces réactions font intervenir des phases minérales pures dont la composition
chimique est fixe. Il s’agit de l’albite et l’anorthite, respectivement pôles purs sodique
et calcique du plagioclase ; la jadéite : pôle pur sodique du clinopyroxène ; le
grossulaire : pôle pur calcique du grenat. Ce diagramme montre l’intérêt de raisonner
sur des assemblages minéralogiques complexes (dont les champs de stabilité sont
restreints) plutôt que sur des phases seules (aux champs de stabilité larges) pour
caler les conditions PT de formation d’une roche métamorphique.
T
P
a
n
o
r
t
h
i
t
e
+
w
o
l
l
a
s
t
o
n
i
t
e
a n o r t h i t e
a
l
b
i
t
e
+
n
é
p
h
é
l
i
n
e
a
l
b
i
t
e
j
a
d
é
i
t
e
j
a
d
é
i
t
e
+
q
u
a
r
t
z
g
r
o
s
s
u
l
a
i
r
e
+
q
u
a
r
t
z
g r o s s u l a i r e + q u a r t z + d i s t h è n e
9782100522682-Nicollet.fm Page 83 Mardi, 29. décembre 2009 4:34 16
Précédent

- 95/300

Suivant